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"Step Brothers" et "Anvil" pour l'épisode 2 du ciné-club Technikart

Vendredi 3 mai, les 3 Luxembourg et Technikart vous convient à une soirée affreux jojos.

Pour sa seconde nuit aux Trois Luxembourg, «Technikart» aura l'honneur de présenter deux films frangins malgré eux, deux films sur des duos de grands gosses dysfonctionnels en pleine régression. Version fiction, c'est le couple Will Ferrell-John C. Reilly dans l'inénarrable «Step Brothers» («Frangins malgré eux»), phénomène de bêtise incarnée et sommet de la méthode d'impro satirique qui a fait leur gloire.

Version docu, c'est «Story of Anvil», sur le duo tragicomédique formé par les deux leaders du groupe de métal le plus malchanceux du monde. Deux films emblématiques pour nous, aussi tordants que bouleversants, enfin réunis sur l'écran comme ils le sont dans notre affection.

Vendredi 3 mai à 19h30. Les Trois Luxembourg: 67 rue Monsieur-le-Prince, 75006 Paris.
14 € la soirée avec une boisson.
10 x 2 places à gagner en envoyant un mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. en précisant dans l'objet du mail: «Ciné-club Technikart».

Chateau Marmont: Daft Punk et nous

Le groupe français sort aussi un album west coast, «The Maze», mais n'en attend pas moins avec impatience le «Random Access Memories» du duo casqué.

«Un ami qui a bossé sur Random Access Memories nous l'a “vendu” comme leur Dark Side of the Moon, sous-entendu l'œuvre définitive de leur carrière. Pour le moment, leur boucle disco-funk ne parait pas s'inscrire dans une idée de création mystique, mais plus de fun. C'est finalement ce qu'on attend d'eux: un gros truc fédérateur mais intelligent qui vienne nous sauver des gros trucs fédérateurs pas intelligents. Ils sont à l'image de l'époque: comme les messies, ils ont remplacé les dieux chez les nouvelles générations qui ont besoin de se rattacher à une espèce d'entité impalpable les dépassant.
A un moment, ils ont été choisis et, depuis, tout le monde s'aligne de manière automatique et anthropologique. Le coup des casques élude complètement la question de l'âge. C'est Asimov qui aurait jubilé. Ils ont accédé à ce statut supérieur de quasi immortalité, multi-générations, au même titre que les Beatles, Elvis ou Michael Jackson. Leur musique est relativement moderne, point médian entre nouvelles et anciennes générations, sans être trop consensuelle, mais avec cette patine universelle. L'équilibre parfait.»

Entretien Benoît Sabatier
A lire notre dossier complet sur Daft Punk dans le Technikart de mai.

Michel Gondry: c'est pas bientôt fini, oui?

En adaptant «l'Ecume des jours», Michel Gondry poursuit son autopromotion en poète doux-dingue et éternel gamin. Non mais faut arrêter, là.

En sortant de la projection du dernier Gondry, on a senti qu'un cap avait été franchi: désormais, ce n'est plus seulement ses films, c'est le cinéaste lui-même qui nous sort par les yeux. Pas seulement son cinéma (on aime Block Party, un peu The We And The I, on verse même une larme devant le Jim Carrey amoureux d'Eternal Sunshine). Non, ce qui nous irrite, c'est la perpétuelle présence backstage du réalisateur, l'image faussement naïve de lui-même qu'il véhicule à travers ses astuces de mises en scènes, son esthétique de marché aux puces, son onirisme pseudo-cool, son refus du présent, toute cette poésie de brocante bienséante. Bien propre sur elle. Bien (dé)rangée.
D'où cette question légitime: a-t-on le droit, caché derrière son clavier, de critiquer ad hominem le cinéaste planqué derrière son œuvre ? Est-ce que ça ne ressemble pas à un délit de sale gueule ? Peut-être bien, oui, mais c'est Gondry lui-même qui a commencé. Et puis, comme dit Buffon: «Le style, c'est l'homme.» Le brandissement perpétuel de l'enfance, les chemisettes rayées toujours trop petites, la vision du monde grande comme un village Playmobil, l'idée du prophète régressif, du rebelle Youtube face à la machine Hollywood: tout participe à créer un autoportrait de l'artiste en Monsieur Bricolo arborant une morale de gentil. Une pilule qu'on a d'autant plus de mal à avaler que, lorsqu'on l'a croisé en tournée promo pendant le junket du Frelon vert, il expliquait que les comics étaient une littérature immature, un sous-genre qu'il détestait, montrant par là un mépris hallucinant envers le public naturel de son film.

Lescop: Daft Punk et moi

L'auteur de «la Forêt» nous parle de son rapport aux compositeurs de «Around the World», dont le nouvel album est annoncé le 20 mai.

 

La première fois que tu as écouté Daft Punk, c'était quand, où, quel morceau, qu'en as-tu pensé?

 C'était devant la télé de mes parents quand j'étais adolescent, il y avait le clip de «Da Funk» avec le personnage à tête de chien, la version du clip doublée en français ! Le chien avait la même voix que «le Magicien» (la série avec un tout petit magicien), ça me mettait mal à l'aise... comme j'aime. On voyait tout de suite que c'était un groupe à «concept», que ça ne s'arrêtait pas a la musique, il y avait toute une esthétique qui allait avec, comme tous les grands groupes...

 

Qu'espères-tu du nouvel album ?

J'attends qu'il me fasse danser comme une fille, et qu'en fermant les yeux, j'aie l'impression d'être à côté d'une piscine à Miami.

 

Comment expliquer leur longévité, leur réussite mondiale ?

Par le fait qu'ils soient des robots: un robot réussit toujours ce qu'il entreprend. Un robot chasse les forces du mal – en général –, un robot ne vieillit pas... Leur réussite mondiale est normale parce que ce sont de gentils robots.

Entretien Benoît Sabatier

A suivre d'autres témoignages avant notre grand dossier dans Technikart du mois de mai.

 

Notre rencontre avec «le Caméléon»

Technikart a retrouvé Frédéric Bourdin, l'homme aux 500 identités qui se fit passer pour un fils disparu auprès d'une famille américaine dans les années 90.

Enfant non désiré d'un papa algérien qu'il ne connaîtra jamais et d'une maman qui le violente, Frédéric Bourdin quitte au début des années 80 la cellule familiale à 16 ans et s'inventera plus de 500 identités. Condamné aux Etats-Unis à six ans de taule en 1998 pour avoir fait croire qu'il était Nicholas Barclay, un enfant alors disparu, auprès de sa propre famille, il est renvoyé vers la France en 2004. L'année suivante, se faisant passer pour un élève de 4e dans les environs de Pau, il est reconnu par un surveillant qui l'a aperçu dans un reportage télé et refait en passage éclair en prison avant de renoncer à sa vie d'imposteur en 2005 et de se marier en 2007.
Aujourd'hui rangé des voitures du côté du Mans et héros du docu The Imposter, il a accepté de parler à Technikart. Au fait, ça ne lui manque pas trop sa vie d'avant ? «Evidemment que ça me manque parfois, elle était aussi triste que géniale cette vie-là. En plus, je voyageais énormément. J'ai fait le tour du monde sans jamais un dollar en poche. J'en suis fier. Et puis j'étais guidé par l'idée de trouver l'amour, celui d'une famille ou des gens autour de moi.»
«The Imposter» : sur Canal+ en septembre.
Retrouvez le portrait complet de Frédéric Bourdin dans Technikart n°171 (avril 2013) en kiosques.

Pourquoi tout le monde copie "le Parisien"?


le parisienDans son numéro en kiosques, Technikart se demande pourquoi les journaux télévisés de la journée ressemblent étrangement aux infos du Parisien du jour. Hervé Brusini, directeur de la rédaction web de France Télévisions et auteur de Copie conforme (Seuil, 2011) y apporte, entre autres, son point de vue. Plutôt délectable à l'heure où la rumeur sur le patrimoine de Laurent Fabius relayée par Libération fait trembler le soi-disant quatrième pouvoir.

«"Est-ce que c'est dans le Parisien ?" est devenue la question cliché qui résume les choses quand les journaliste montent un JT, une sorte de blague qu'on se dit d'ailleurs entre nous, mais je pense qu'au-delà de ça se pose la question du pourquoi de cette uniformisation, explique ainsi Brusini. La lecture de l'événement a changé au fil des années : aujourd'hui le regard du journaliste est plus sociologique que strictement événementiel. Pour n'importe quel fait d'actu, on remet immédiatement en perspective dans un contexte plus globale, on problématise, on multiplie les angles parfois au détriment de l'enquête et des questions de base. S'il y a une catastrophe avec un barrage qui cède, par exemple, très vite on va poser la question générale de la sécurité des barrages en France sans avoir pris le temps de s'intéresser à fond au pourquoi et au comment de ce cas singulier.»

Le dossier complet «Pourquoi tout le monde copie "le Parisien"» dans Technikart #171 en kiosques.

Interviewer Julian Assange, le guide pratique

Le 21 février dernier, Technikart rencontrait avec le fondateur de Wikileaks à l'ambassade londonienne de la république d'Equateur, son refuge depuis une huitaine de mois. Les conditions de notre audience ayant été dûment négociées au préalable avec sa garde rapprochée, voici 9 conseils pratiques que nous sommes en mesure de dispenser à tout futur intervieweur.

 

2 • VOUS ALLEZ AVOIR À SIGNER DES CONTRATS

« L'ennemi public numéro un des États-Unis » est un fana de contrats de tout genre. Il y a ceux qu'il fait signer aux jeunes recrues de Wikileaks (ici, l'article de Wired sur le sujet), mais aussi ceux présentés aux journalistes et aux photographes qui viennent le voir. Un mail listant ses conditions nous est parvenu la veille du rendez-vous, et le photographe a eu à signer un contrat des plus draconiens à quelques minutes du rendez-vous.

 

2 • CAR SACHEZ-LE, BANDE DE MÉDIACRATES: ASSANGE N'AIME PAS LES PHOTOS

Le contrat « photos » précise que notre hôte se refuse à poser pour tout portrait, notre photographe devant se contenter de photos « prises au vol » durant l'entretien... Mais – petit b –, si jamais une de ces photos, a priori inexploitables, était rachetée par un média quelconque, 60% des gains serait reversables à monsieur Assange... Charmante attention : alors que nous signions le contrat, un des assistants nous informe de l'existence de portraits pris par un de leurs amis : « Si vous le voulez, nous pouvons vous mettre en relation avec lui »... (Moralité : tout s'arrange !)

Contact

Technikart magazine
Passage du Cheval-blanc
2, rue de la Roquette • 75011 Paris 

Tél: 00 (33)  1 43 14 33 44

Fax: 00 (33) 1 43 14 33 40

 

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