Grand Seigneur 

Le magazine qui ne se refuse rien
By Technikart

 Technikart Conseil 

Technikart Conseil agence
conseil et événement

 Mademoiselle 

Technikart Mademoiselle
"The Now is Forever issue"

 Magazine Trax 

Le magazine des musiques
électroniques

Bienvenue dans le débilestream

Des chorégraphies chevalines de Psy au succès de Nabilla ou aux Atl Twins, l'époque a basculé la tête la première dans le débilestream. Auteur de «Pharmacologie du Front national» ou «De la misère symbolique», le philosophe Bernard Stiegler en décrypte les enjeux.

Bernard Stiegler, on a l'impression qu'il y a une survalorisation de la bêtise aujourd'hui. Comment en est-on arrivé là ?
Très utile pour marquer les esprits, la culture a été instrumentalisée à partir des années 1920-30 au service du marketing, du développement économique et du contrôle des comportements. Les artistes ont marché à fond là-dedans, tout ça par pur intérêt. Le consumérisme culturel a fini par devenir le consumérisme tout court.

Les 4 oublis de l’expo Guy Debord

Dans la très belle exposition que la Bibliothèque nationale de France lui consacre, manquent cinq éléments chers au plus célèbre des situationnistes.

1 • La table où il a écrit «la Société du spectacle»
Coup de théâtre: le dépôt légal de l'édition originale de la «Société du spectacle», qui a largement influencé Mai 68, indique... 1969 ! Pas de panique, il s'agissait d'une faute de frappe de l'éditeur Buchet-Chastel. C'est donc bien en 1967 (le livre sortira en novembre de cette année-là) que Debord écrit sa critique de la marchandise et de la domination de celle-ci sur la vie. Il l'écrit sur une table que la BnF possède mais qu'elle n'a pas exposée. De peur qu'un post-situ détruise la marchandise ?

Technikart mai en kiosques

Technikart 172

 

Technikart 172 en kiosques jeudi 2 mai

Dieu, la Barjot, les "anti" Et si ce n'était que le début ?

Contre-enquête sur la cheftaine de la nouvelle droite

Toujours vivants !
Burt Lancaster
Jean-Luc Mélenchon
Dany Boyle

Fabrice Arfi, premier flic de France ?

"Step Brothers" et "Anvil" pour l'épisode 2 du ciné-club Technikart

Vendredi 3 mai, les 3 Luxembourg et Technikart vous convient à une soirée affreux jojos.

Pour sa seconde nuit aux Trois Luxembourg, «Technikart» aura l'honneur de présenter deux films frangins malgré eux, deux films sur des duos de grands gosses dysfonctionnels en pleine régression. Version fiction, c'est le couple Will Ferrell-John C. Reilly dans l'inénarrable «Step Brothers» («Frangins malgré eux»), phénomène de bêtise incarnée et sommet de la méthode d'impro satirique qui a fait leur gloire.

Version docu, c'est «Story of Anvil», sur le duo tragicomédique formé par les deux leaders du groupe de métal le plus malchanceux du monde. Deux films emblématiques pour nous, aussi tordants que bouleversants, enfin réunis sur l'écran comme ils le sont dans notre affection.

Vendredi 3 mai à 19h30. Les Trois Luxembourg: 67 rue Monsieur-le-Prince, 75006 Paris.
14 € la soirée avec une boisson.
10 x 2 places à gagner en envoyant un mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. en précisant dans l'objet du mail: «Ciné-club Technikart».

Chateau Marmont: Daft Punk et nous

Le groupe français sort aussi un album west coast, «The Maze», mais n'en attend pas moins avec impatience le «Random Access Memories» du duo casqué.

«Un ami qui a bossé sur Random Access Memories nous l'a “vendu” comme leur Dark Side of the Moon, sous-entendu l'œuvre définitive de leur carrière. Pour le moment, leur boucle disco-funk ne parait pas s'inscrire dans une idée de création mystique, mais plus de fun. C'est finalement ce qu'on attend d'eux: un gros truc fédérateur mais intelligent qui vienne nous sauver des gros trucs fédérateurs pas intelligents. Ils sont à l'image de l'époque: comme les messies, ils ont remplacé les dieux chez les nouvelles générations qui ont besoin de se rattacher à une espèce d'entité impalpable les dépassant.
A un moment, ils ont été choisis et, depuis, tout le monde s'aligne de manière automatique et anthropologique. Le coup des casques élude complètement la question de l'âge. C'est Asimov qui aurait jubilé. Ils ont accédé à ce statut supérieur de quasi immortalité, multi-générations, au même titre que les Beatles, Elvis ou Michael Jackson. Leur musique est relativement moderne, point médian entre nouvelles et anciennes générations, sans être trop consensuelle, mais avec cette patine universelle. L'équilibre parfait.»

Entretien Benoît Sabatier
A lire notre dossier complet sur Daft Punk dans le Technikart de mai.

Michel Gondry: c'est pas bientôt fini, oui?

En adaptant «l'Ecume des jours», Michel Gondry poursuit son autopromotion en poète doux-dingue et éternel gamin. Non mais faut arrêter, là.

En sortant de la projection du dernier Gondry, on a senti qu'un cap avait été franchi: désormais, ce n'est plus seulement ses films, c'est le cinéaste lui-même qui nous sort par les yeux. Pas seulement son cinéma (on aime Block Party, un peu The We And The I, on verse même une larme devant le Jim Carrey amoureux d'Eternal Sunshine). Non, ce qui nous irrite, c'est la perpétuelle présence backstage du réalisateur, l'image faussement naïve de lui-même qu'il véhicule à travers ses astuces de mises en scènes, son esthétique de marché aux puces, son onirisme pseudo-cool, son refus du présent, toute cette poésie de brocante bienséante. Bien propre sur elle. Bien (dé)rangée.
D'où cette question légitime: a-t-on le droit, caché derrière son clavier, de critiquer ad hominem le cinéaste planqué derrière son œuvre ? Est-ce que ça ne ressemble pas à un délit de sale gueule ? Peut-être bien, oui, mais c'est Gondry lui-même qui a commencé. Et puis, comme dit Buffon: «Le style, c'est l'homme.» Le brandissement perpétuel de l'enfance, les chemisettes rayées toujours trop petites, la vision du monde grande comme un village Playmobil, l'idée du prophète régressif, du rebelle Youtube face à la machine Hollywood: tout participe à créer un autoportrait de l'artiste en Monsieur Bricolo arborant une morale de gentil. Une pilule qu'on a d'autant plus de mal à avaler que, lorsqu'on l'a croisé en tournée promo pendant le junket du Frelon vert, il expliquait que les comics étaient une littérature immature, un sous-genre qu'il détestait, montrant par là un mépris hallucinant envers le public naturel de son film.

Lescop: Daft Punk et moi

L'auteur de «la Forêt» nous parle de son rapport aux compositeurs de «Around the World», dont le nouvel album est annoncé le 20 mai.

 

La première fois que tu as écouté Daft Punk, c'était quand, où, quel morceau, qu'en as-tu pensé?

 C'était devant la télé de mes parents quand j'étais adolescent, il y avait le clip de «Da Funk» avec le personnage à tête de chien, la version du clip doublée en français ! Le chien avait la même voix que «le Magicien» (la série avec un tout petit magicien), ça me mettait mal à l'aise... comme j'aime. On voyait tout de suite que c'était un groupe à «concept», que ça ne s'arrêtait pas a la musique, il y avait toute une esthétique qui allait avec, comme tous les grands groupes...

 

Qu'espères-tu du nouvel album ?

J'attends qu'il me fasse danser comme une fille, et qu'en fermant les yeux, j'aie l'impression d'être à côté d'une piscine à Miami.

 

Comment expliquer leur longévité, leur réussite mondiale ?

Par le fait qu'ils soient des robots: un robot réussit toujours ce qu'il entreprend. Un robot chasse les forces du mal – en général –, un robot ne vieillit pas... Leur réussite mondiale est normale parce que ce sont de gentils robots.

Entretien Benoît Sabatier

A suivre d'autres témoignages avant notre grand dossier dans Technikart du mois de mai.

 

Contact

Technikart magazine
Passage du Cheval-blanc
2, rue de la Roquette • 75011 Paris 

Tél: 00 (33)  1 43 14 33 44

Fax: 00 (33) 1 43 14 33 40

 

Abonnement : www.objetculte.com

 

La rédaction Technikart

Publicité

Newsletter