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On a regardé les César avec Mocky !

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Quelle aubaine !​ Monsieur ​Jean-Pierre Mocky​ ​a bien voulu nous recevoir pour qu'on puisse mater cette interminable et lénifiante séance d’autocélébration - la 40ème cérémonie des César - avec lui. ​

PAR DAVID & SÉBASTIEN BARDOS

Générique de début. Notre hôte nous sert une bière, une imitation d’Heineken de chez Lidl, en prenant soin d’en préciser le prix (« 66 centimes ! »). Titi, son chien, s’excite sur notre photographe. Laisse ça Titi, laisse-la tranquille, la demoiselle. C’est qu’en ce moment, il n’a pas de chienne (la photographe : « Ah ça me fait plaisir ! »). En fait, c’est un des chiens de Brigitte Bardot, parce que Brigitte est paralysée, et c’est moi qui m’occupe de lui. Il vient de la S.P.A.. TITI !! TU VAS TE COUCHER OU JE TE METS AU LIT !!! Avant, elle se déplaçait dans les S.P.A., maintenant elle peut plus alors c’est moi qui y vais. Couché Titi ! Espèce de salaud va ! Il apparaît dans le film que je viens de tourner avec Depardieu et Pierre Richard. Il l’aime bien Depardieu. Il le nourrit. Aujourd’hui, il lui a envoyé du canard de son restaurant, les restes des clients.

Le maître de cérémonie Edouard Baer présente Dany Boon, président de cette édition 2015. Je l’aime bien moi, il est gentil Dany. Mais c’est là qu’on s’aperçoit d’une chose horrible : c’est que d’année en année, les présidents sont plus minables les uns que les autres. Parce qu’au départ, y avait Gabin, après y a eu Sean Connery, et bien après y a eu Jamel maintenant y a Dany Boon… C’est vrai qu’ils sont jeunes et qu’il faut changer de gens, les autres sont morts, mais ils ont l’air un peu con quand même.

Karin Viard apparaît à l’écran. Ah, Karin Viard. C’est bien elle ? Je la reconnais jamais, elle change de couleur, elle change de tête.

Edouard Baer fait une allusion aux deux biopics sur Yves Saint Laurent en compétition. Quelle idée de faire deux films sur ce malheureux Yves Saint Laurent, non mais vraiment… Sur un sujet aussi futile qu’un couturier. C’est comme pour La Guerre des boutons, ils ont fait deux films. Ils avaient qu’à ressortir l’ancien, il était super. Moi je l’ai connu Yves Saint Laurent. Il me faisait des costards. Il était très gentil. Mais faut bien le dire, il n’a pas un grand intérêt. Mais bon, y a quand même mon copain Ulliel que j’aime bien…. Vous savez à qui il me faisait penser Saint Laurent ? À Françoise Sagan, Françoise Sagan en homme. Des enfants de bourgeois qui se sont encanaillés.

Edouard Baer fait sa blague sur le président de l’Académie des César Alain Terzian : « Moi Terzian, toi Jane. » Alors lui alors… Terzian, c’est celui qui avait dit qu’il ne voulait pas faire Les Visiteurs. On l’a forcé à le faire. Un producteur qui a du flair.

Cécile de France et Cédric Klapisch viennent remettre le César du meilleur espoir féminin. Qui c’est ça ? Klapisch ? C’est un peu le jeune Lautner. Des gens qui ont du talent mais qui se consacrent à des films commerciaux sur des jeunes. Des réalisateurs qui s’autocensurent, qui se disent : « Ça, il ne faut pas faire ». C’est un peu comme le truc qui a fait 12 millions d’entrées là, Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ? C’est extraordinaire : les juifs et les arabes ne s’aiment pas à cause du hallal et du casher. C’est une idée géniale parce qu’on leur dit qu’ils ne s’aiment pas à cause de petits trucs. On dit : « Ben voilà, j’aimerais bien cet arabe mais j’aime pas le hallal ». C’est bien finalement, un peu comme Rabbi Jacob, c’est​ ​une sorte de thérapie pour essayer de réunir les gens. C’est comme l’histoire des Intouchables. C’est la même chose. Quand vous passez devant un infirme, vous ne le regardez pas, ou à peine, vous l’aidez à traverser le trottoir, et puis vous vous tirez vite fait en vous disant : « Ouh là là ! » Donc quand on fait un film où l’on montre un infirme qui rigole, aidé par un zonard, noir de surcroît, là vous avez le truc. Le type se dit : « Il faut que je file dix balles pour voir ça quand même, et puis je vais rire, parce que c’est rigolo, il va être content l’infirme. »

Le César est attribué à Louane Emera pour La Famille Bélier. Meilleur espoir féminin, ça ne sert à rien ça. Moi j’ai eu trois filles qui l’ont obtenu, ça leur a servi à rien. Là, on retombe encore dans le truc des infirmes, en fait c’est une copie des Intouchables. On dit que les paralytiques, ça marche, ben on va faire les muets. Après, on peut faire les sourds, après on peut faire les éjaculateurs précoces. C’est un sujet extraordinaire aussi. Il paraît que 40 % des Français le sont.

Alex Lutz et Stéphane de Groodt remettent les César du meilleur son et de la meilleure photo à Timbuktu. Qu’est-ce que c’est que ces deux-là ? C’est Laspalès et machin ?

Fleur Pellerin apparaît à l’écran. Tiens elle est là Pellerin ! (En hurlant.) Ah madame Pellerin ! Un jour, j’étais allé voir Filippetti pour mes films, celle qui avait eu des boutons et qui voulait les enlever. Alors j’arrive là-bas, au ministère, elle mangeait des fruits secs. Je lui dis : « J’ai pas de femme en ce moment », elle me dit : « Et bien écoutez, vous devriez voir ma mère. » Je lui dis : « Elle est un peu vieille quand même. » Elle voulait me coller sa mère ! Quand je l’ai vue, elle n'avait plus de boutons, parce qu’elle avait vu Cahuzac avant (il fait référence à la clinique de Jérôme Cahuzac et de son épouse Patricia, dermatologue reconnue, ndlr.) Après, elle était tellement méchante, qu’elle a l’air gentille Pellerin, à côté. Pellerin, elle a toute mon admiration, parce que c’est un enfant trouvé dans un​ pan​ier, vous saviez ça ? Le cheminement m’a plu, je trouve que c'est​ ​émouvant, que c’est une belle histoire. Ceci dit, elle devrait pas être à​ ​la Culture, mais enfin ça, c’est autre chose.

Il se met à parler de Frédéric Mitterrand. Oh ! Ils étaient tous dans le tourisme sexuel, les ministres de la​ ​Culture… Y a eu 27 ministres de la Culture et sur les 27, y en a eu la​ ​moitié qui était homo pratiquement. Homo ou… incompétent. Y en a eu​ ​certains qui étaient homos et compétents. Comme Jack Lang. C’était un type bien. Je dis : « C’était », parce qu’on dirait qu’il est mort depuis​ ​qu’il s’est fait refaire le visage.

Un lauréat remercie longuement pour son César. Moi, j’ai remercié personne quand j’ai eu mon prix. Pourquoi je devrais​ ​remercier des gens ? J’ai remarqué un truc bizarre : quand vous avez​ ​un prix, ceux qui en sont le plus jaloux, ce sont les gens qui vous​ ​entourent. Au contraire, ils ont l’impression que ça veut dire que je me prends pour plus qu’eux.

Luc Besson apparaît à l’image. C’est un peu comme quelqu’un qui a trahi son pays, Besson. Il était​ ​auteur indépendant, comme moi, et il est devenu une espèce de​ ​tycoon hollywoodien. Mais le différence entre lui et Irving Thalberg​ ​par exemple, c’est que Thalberg, il choisissait des types formidables​ ​pour faire des films. Et il avait compris qu’il fallait laisser faire les​ ​artistes, alors que l’autre, il met son nez partout. Je l'ai vu faire un​ ​truc avec un metteur en scène que je ne citerai pas, qui avait posé un travelling. Il arrive et il dit : « Non, pas là, le travelling, on va le mettre​ ​ailleurs ». Moi, si on m’avait fait ça, j’aurais quitté le plateau…

M reprend «L’amour en fuite», la chanson de Souchon composée​ ​pour le film de Truffaut. Grand corps malade c’est lui ? Qui ? Mathieu Chedid ? Ah, il​ ​chante… Enfin, « il chante », c’est une façon de parler. Il ânonne.

Laura Smet remet le César du meilleur film d’animation. Ah ben, elle est pas dans un asile. Parce que, de temps en temps, elle​ ​perd les pédales. Moi, j’ai voulu l’engager dans un film, mais on m’a dit​ ​de ne pas la prendre…

Un ange passe. C’est d’un ennui… On dirait qu’il y a la grève avec ce fond bleu. Et Baer,​ ​il est plus sautillant d’habitude. Mais qu’est-ce qu’il a l’air triste ! On​ ​dirait qu’il a un deuil, qu’il vient d’apprendre une mauvaise nouvelle​ ​​qui l’a complètement assommé.

Une séquence fait défiler tous les professionnels du cinéma disparus​ ​depuis un an. Ah bon c’est les morts, là ? (Il s’approche de l'écran pour mieux voir les​ ​noms qui défilent.) Lui, je lui ai téléphoné l’autre jour, je risquais pas de​ ​l’avoir… Mais ils sont tous morts, c’est pas possible. Il vaut mieux ne pas​ ​y être dans cette liste-là.

Annonce des nommés pour le César du meilleur acteur. Duris ? Dans quoi ? Une Nouvelle amie ? Mais qu’est-ce que c’est que​ ​ça ? Personne ne sait… C’est pas impossible qu’ils la filent à Canet.​ ​Pourtant, à mon avis, c’est pas un

Canet, c’est un très bon cavalier. Il monte très bien à cheval. Il devrait faire des westerns.

Niney est déclaré vainqueur. Le problème de ces deux films sur Saint Laurent, c’est que Minet (sic)​ ​ressemble davantage à Yves Saint Laurent – je sais, j’ai bouffé avec​ ​lui moi –, que Gaspard, qui est pourtant un de nos meilleurs acteurs.​ ​Parce que Gaspard a un côté viril, et qu’il a composé un pédé alors​ ​que Minet, je sais pas s’il est pédé ou pas, mais il lui ressemble plus.​ ​Minet, il doit être content d’avoir triomphé de l’autre... Heureusement​ ​que c’est pas Canet. Si on lui avait donné le prix d’interprétation, franchement,​ ​y aurait de quoi se flinguer. Canet, c’est un très bon cavalier. Il monte très bien à cheval. Il devrait faire des westerns.

Le César de la meilleure adaptation est décerné à Diplomatie (réalisateur Volker Schlöndorff). Alors lui, Schlöndorff, je le supporte pas. Parce que dans le film Le​ ​Faussaire, une histoire avec un reporter de guerre qui se passe au​ ​Liban, il a utilisé des photos de véritables gens qui avaient été brûlés.​ ​Ça m’avait profondément choqué.

Les extraits des nommés au meilleur film défilent. Eastern Boys ? Qu’est ce que c’est que ça ? Je connais pas tous ces​ ​films. La ​F​amille Bélier : oh là là là là !! (Il gémit presque en voyant les​ ​extraits.) Ça a l’air dangereux ça… Pensez que dans dix ans, on ne se​ ​souviendra d’aucun de ses films malheureusement.

Et le César du meilleur film est attribué à Timbuktu. Voilà : les autres, ils l’ont dans le baba. Remarquez, dans cette injustice​ ​générale, il y a quand même une justice. Parce que la fille a l’air bien là,​ ​celle qui a eu le prix (Adèle Haenel pour Les Combattants, ndlr.) C’est​ ​mieux que de le donner à des vieilles actrices déjà connues. Et puis les frères Dardenne l’ont dans le cul, et Marion Cotillard et Canet, le​ ​couple richissime là, aussi…

La cérémonie prend fin. Il est une heure du matin. La vérité de tout ça c’est qu’il ne faut pas de prix. Bientôt y aura le​ ​Salon de l’agriculture et la vache Caroline va aussi avoir le prix de la​ ​plus belle vache. Ils veulent mettre des prix partout... Si ça leur fait​ ​plaisir… Mais c’est foncièrement malhonnête parce que nous sommes​ ​tous égaux, et y en a qu’on essaye de mettre en avant. Les prix, c’est​ ​une connerie, même quand c’est moi qui les reçoit.

Jean-Pierre Mocky nous raccompagne à la porte en nous signalant​ ​sa prochaine actu. J’ai un livre qui sort. Je commence la promo bientôt. J’ai «Vivement​ ​dimanche» le 18 mars. Michel Drucker, je l’ai connu quand il vendait​ ​des saucisses dans un supermarché, avec Pierre Arditi et Évelyne​ ​Bouix. Une fois, je l’ai dit dans une émission, il était furieux. Mais y a pas de honte à ça.

ENTRETIEN DAVID & SÉBASTIEN​ BARDOS [Entretien paru dans Technikart n°189, mars 2015]​

Du Poppers avec vos Malboro, monsieur ?

 poppersClassé dans la catégorie des stupéfiants et interdit à la vente jusqu’en juin 2013, le poppers fait son grand retour dans les bar-tabacs. Mais comment se « faisse » ? 

« Jusqu’à présent, notre circuit de distribution était restreint : le poppers tournait dans les clubs gay, échangistes et les sex-shop de la capital, nous explique Daniel, gérant de la marque Urban Fever. Nous sommes les premiers à utiliser ce nouveau circuit, il nous permet de cibler les femmes et les hétéros et faire renaître un produit affaibli par les interdictions successives. Pour y être présent, il a fallu se conformer au cahier de charges : mettre un triangle tactile pour les aveugles et déposer la composition à un centre antipoison. Tous les nitrites sont à nouveaux autorisés : PINTYLE, PROPYLE, AMYLE, DUTYLE. »  La fameuse fiole aurait-elle enfin échappé à la chasse aux sorcières des ministères successifs et à l’estampille toxicohomo ? Son odeur forte, couplée à sa fonction première (dilater les orifices en vue d’une pénétration) ne semble plus effrayer ni déranger les nouveaux consommateurs, avides de décontraction et d’euphorie express. Sniffé, le poppers procure une sensation de flottement et de chaleur qui s’évanouie au bout de trente secondes.  Au début des années 90, un décret prohibe toute utilisation et commercialisation des poppers contenant du pentyle ou butyle. En 2011, la législation se durcie et étend l’interdiction aux nitritres de propyle ou d’amyle.  Les acteurs du marché pâtiront de ces interdictions arbitraires, se trouvant dans l’impossibilité d’instaurer un marché sur le long terme. 

     « Ce nouveau point de vente est pertinent » assure Rémi Calon, président du Syndicat national des établissements gays. « Il rassemble les objets de désir, de décontraction, et le produit est forcément délivré à des majeurs. Le choix du bureau de tabac est dans la même optique. Un buraliste est tout à fait en droit de demander une carte d’identité en cas de doute. La vente d’un produit qui n’est pas sans risque s’accompagne de précautions. Et on a besoin du poppers, il génère du chiffre, la marge est intéressante : c'est un produit qui à lui seul compense des baisses et manques de consommations. » Grâce au lobbying de son syndicat, le Conseil d’Etat a rétabli la légalisation et commercialisation de tous les nitrites. Un grand merci à ces sages et... sniff sniff. 

Pierre Gautrand

« American Apparel ? On a été flingués par le débuzz. »

american apparel ad LA melissaDans son nouveau livre Croyez-moi, je vous mens, l'ex-pubard d'American Apparel Ryan Holiday dévoile ses ficelles pour « massager la vérité » afin de capter l'attention des médias. Interview d'un as de la manipulation (en minishorts). 

 

Hello Ryan. Vous racontez comment les marques entourloupent les médias pour faire parler d'elles. Une façon d'avouer que le siège d'American Apparel n'est pas remplie de ces nymphettes en shorts moulants aperçues sur vos pubs ? 

Ryan Holiday : Ah ah ! Chez American Apparel, on travaillait sans agence de pub, on faisait appel à des employées ou à des proches plutôt qu'à des mannequins pro. On publiait des pubs sans nous servir de photoshop pour retoucher les photos. Nous avons été novateur.

Sans photoshop ? C'est l'ultime transgression pour une marque de mode, non ? 
Dans la mode, on a été si habitués à voir des images falsifiées que les nôtres ont immédiatement capté l'attention. Chez AA, on s'est dit : « que font tous les autres ? Eh bien faisons l'exact contraire. Passons-nous de photoshop ! »

Et ces pubs – non retravaillées et fichtrement sexy, on est d'accord – faisaient le tour du monde.
Les tabloïds anglais et américains trouvaient une création sur notre site, s’en offusquaient, et nous offraient l’équivalent d’une campagne de pub à plusieurs millions de dollars. Pour le prix d’un shooting amateur. 

Ces mêmes tabloïds ont fait pareil quand le fondateur d'AA Dov Charney s'est vu débarquer de son poste l'an dernier pour ses comportements graveleux. 
C’est ironique non ? Ils ont relayé cette info - une collaboratrice lui intente un procès - sans chercher à en savoir plus. La marque a grandi grâce au buzz, et elle s'est retrouvée flinguée par ce « débuzz ». 

Le politiquement incorrect demeure toujours le moyen le plus sûr pour se faire remarquer, selon vous ? 
Les consommateurs sont face à une somme infinie d’informations, et un temps limité pour les absorber. Nous sommes dorénavant contraints de renchérir les uns sur les autres. Du coup, plutôt que de nous concentrer sur la qualité du produit, nous sommes obsédés par l'idée de capter l'attention du futur consommateur. 

Quand on joue avec la controverse, comment faire pour limiter les dérapages ?
Ce genre de com, c'est un monstre qu’on se doit de nourrir sans arrêt. Et au moindre faux pas, il vous bouffe tout cru… Alors toute idée de contrôle est vraiment illusoire. American Apparel est devenue une marque importante avec ces controverses. Mais au bout d’un moment, les médias qui nous adoraient nous ont dit : « Okay, on est allés aussi loin que possible avec vous, là on va changer notre récit en ce qui vous concerne. » À ce moment-là, tu ne peux pas faire grand-chose.

Une leçon à tirer de votre dernière année chez American Apparel ? 
La convergence de notre image sulfureuse et des accusations visant Dov a rendu les choses très difficiles. Les blogs et les médias peuvent écrire n'importe quel mensonge à ton sujet, ça a des répercussions « en vrai » : sur les relations avec les investisseurs, etc. Je suis parti en octobre. 

Aucun regret en ce qui concerne vos pubs les plus salaces ?
Notre job était de faire le maximum avec un minimum d’argent. On avait un budget pub minuscule, incomparable à celui d'un conglomérat de la mode. Comment se faire remarquer face à eux ? C’est ce que Dov faisait bien : repousser les limites et enfreindre les règles existantes.

Quel regard portez-vous sur les pubs d'AA - moins chaudasses - depuis votre départ ? 
J’espère simplement qu’ils vont réussir à faire évoluer la marque sans perdre l’essence de ce qui l'a rendu culte. Et surtout, j’aimerais qu'ils continuent de travailler « in-house » plutôt que de faire appel à une agence de pub new-yorkaise comme toutes les autres marques. 

 

Croyez-moi, je vous mens : Confessions d’un manipulateur des médias (éditions Globe, 392 pages, 21,50€) 

Entretien Laurence Rémila

Technikart 189 en kiosque !

Technikart 189

La mode n'épargne personne : toute l'année 2015, d'Arné (Laurence) à Ziggy (StarduSt)

Opener
Alice Lewis - Tim Burton sans Johnny depp - Du poppers chez le buraliste - Nightlife - game of thrones au p.s. - Paul Thomas Anderson et les Samouraï d'Hollywood

L’interview Technikart
Gérard Guégan par Laurence Rémila

J'ai regardé les César avec Jean-Pierre Mocky » par David et Sébastien Bardos 
Soko, L.A. Woman par Louis-Henri de la Rochefoucauld
La touchette : l'avenir du sexe ? par Jérôme Reijasse et la rédaction 
La France Obertone par Julien Dufurier
Audrée Wilhelmy par Baptiste Liger
Life is strange et le studio Dontnod par Benjamin Rozovas 
Philippe Barassat, le réal' maudit par François Grelet

Technikart n° 188 : Nouvelle formule !

TA188Technikart revient avec...
Une nouvelle formule !
Un nouveau format !
Et un nouveau prix !

Tout change

Le magazine revient ce vendredi 6 février avec :

  • une nouvelle maquette, plus aérée
  • un prix revu à la baisse (3,90€ !)
  • des pages revues à la hausse (1 cm de plus)
  • quelques recrues de choc
  • une direction artistique assurée par les très chic JY&GB
  • la rédaction en chef reprise par Laurence Rémila
  • le retour du culte « Grand seigneur » en cahier lifestyle.

Rien ne change

  • Le magazine sera toujours aussi :
  • tête-à-claques
  • ses reporters, casses-cou
  • et ses critiques, sanglants...


Dans ce premier numéro de la nouvelle formule, vous trouverez :

cover
CULTURE TWEENS : COMMENT LES 9-12 ANS CHANGENT LE MONDE !
Ils sont nés après l'an 2000, n'ont connu ni la cabine téléphonique ni le baladeur-cassettes et dépensent tout leur argent de poche dans des marques réservées jusque-là à l'intelligentsia du skate californien. Mais qui sont ces tweens, et peuvent-ils vraiment changer le monde ? Pour répondre à cette question, Technikart leur a filé les clés de la rédaction.

L'interview Technikart
Denis Robert par Sylvain Monier et Laurence Rémila

Magazine
Expérience extrême : « J'ai écouté l'album de Fauve » par Jeremy Leclerc
L'exil berlinois d'Emma Becker par Vincent Glad
« Action, houmous et VHS » : la saga du groupe Cannon Group par Benjamin Rozovas
« Comment devenir gigolo (sans trop se fatiguer) » par Julien Domèce
Frank Sidebottom, l'homme au masque de papier mâché par Jon Ronson
Tourisme irresponsable : « Vacances à Narcoland » par Sébastien Bardos

Et aussi :
Le retour de Grand Seigneur, le cahier lifestyle de Technikart
Toutes nos critiques
Notre Cahier Jeux, conçu par Sacha Béhar, Augustin Shackelpopoulos & Erwann Terrier...

Technikart n° 187

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Technikart n° 187 : disponible en kiosque à partir du vendredi 12 décembre

COVER
Jim Carrey est de retour ! : 20 ans après Dumb & Dumber, que reste-t-il de Jim Carrey ? Par Léo Haddad & Benjamin Rozovas

L'INTERVIEW TECHNIKART
Neil Gaiman par Benjamin Rozovas

MAGAZINE
Maud Geffray et son quart d'heure armoricain par Guillaume Fédou
Bac + 5 (Option dealer) par Nathan Lohéac
Les Bains Douches de Hubert Boukobza par Julien Brossard
San Miguel Bonnefoy par Baptiste Liger
40 ans, toujours coloc' par Marie Cras
Série mode «Let's dance» par Franklin Bélingard
Peut-on vivre sans pornographie ? par Thierry Théolier
Non-fiction : Otage à Caracas par Felix Macherez

LE SELECTOR
Le meilleur de 2014 !

LE CV
Francis van Listenborgh

 

Technikart n°187 est arrivé :

En route pour les kiosques !

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