De l’anonymat aux projecteurs, bienvenue dans la machine à icônes des grands écrans. Le Cours Florent continue de former la relève du cinéma français et les plus grands acteurs d’aujourd’hui depuis 1967 : de Benjamin Voisin à Pierre Niney, et pas moins de 41 César au compteur, la machine ne s’arrête plus.
Oubliez Parcoursup. Pour devenir une véritable légende, une vraie, celle qui figure en cover de Technikart ou en haut de l’affiche d’un film d’auteur, le péage se situe 37/39 Av. Jean Jaurès.
1967, c’est ici que tout commence. François Florent : un bambin de Mulhouse monté à Paris avec une seule et unique passion : le cinéma. Ses études au Conservatoire national lui ont ouvert les yeux et il saisit très rapidement que l’enseignement “classique” est bien trop rigide pour l’énergie de l’époque. Et c’est là qu’ il fonde sa propre institution : le Cours Florent. Son objectif était de créer un espace de liberté totale où l’on ne doit pas attendre d’être validé pour monter sur les planches. François Florent n’a pas simplement créé une école, il a inventé un système de détection de talents, faisant de son nom une réelle promesse : celle que le talent, s’il est travaillé avec acharnement, finit toujours par briser toutes les barrières.
Nous voilà 59 ans plus tard, et pour l’école de Monsieur Florent, l’objectif est resté le même : former les acteurs de demain. Mieux encore, le Cours Florent propose désormais un délai record pour valider un stage d’impro ou de cinéma : 36 heures. 36 heures pour prouver à la directrice, Simone Strickner, que vous n’êtes pas juste une personne comme une autre en quête de célébrité, mais la future Camille Razat.
Depuis Paris, Bruxelles, Bordeaux ou encore Montpellier, la machine Florent tourne continuellement pour transformer des novices en pro du théâtre, du ciné ou de la comédie musicale. On y vient pour l’excellence qui nous a révélé Pierre Niney ou Théo Christine. Un cursus qui ressemble parfois à une sorte d’expérience sociale où l’on apprend à pleurer en français ou en anglais, selon ce que l’on vise : “Mémoire de Fille” ou Marvel.
Parce qu’on ne va pas se mentir : au-delà du fantasme des caméras, il y a la jungle du marché du cinéma. Pour un directeur, lire « Cours Florent » sur un CV, c’est être sûr que la recrue ne va pas bégayer dès la première réplique ; c’est le label de garantie d’un moteur sous les projecteurs, aussi exceptionnels que ceux des F1. Ce n’est pas sans raison que les agents les plus influents circulent dans les couloirs pendant les auditions de fin d’année, à la manière des recruteurs du PSG en quête de la pépite qui pourra changer l’audimat. Entrer ici, c’est intégrer une famille de futurs prodiges où l’on apprend autant de ses échecs que de ses camarades de jeu. C’est un accélérateur de destin, un laboratoire de haute précision qui vous propulse au-delà de vos limites. En un plan-séquence, l’école vous offre les armes pour quitter votre rôle de figurant et décrocher celui d’icône d’une génération.
Le Cours Florent transforme 25 stages d’une à 50 heures en une véritable carrière, pour tous les âges à partir de 6 ans. C’est peut-être parfois un peu lunaire, mais c’est encore le seul endroit où l’on peut arriver à la cheville de nos plus grands comédiens d’aujourd’hui, et je ne parle pas des footballeurs.
https://www.coursflorent.fr/formation/ecole-acteur
Par Lena Bonnet Lottin




