RISING STAR : EDEN CHALON

Eden Chalon

Technikart People depuis l’enfance, Eden faisait une première apparition dans nos pages mannequinat dès 2015, pour notre numéro 188. Pré-ado au regard charmeur, il entamait sans le savoir une décennie passée devant les objectifs. Dix ans plus tard, retour sur ce premier shoot et sur ses projets à venir.

Il y a 11 ans, tu posais déjà dans Technikart
Eden Chalon : À ce moment-là, je traînais beaucoup dans les locaux du magazine. C’est la première fois que j’allais dans Paris pour faire des trucs branchés. C’était la période du collège, on était plein d’insouciance. C’était génial d’avoir la possibilité de toucher à un truc professionnel à cet âge-là. J’avais déjà envie de poser…

Comment as-tu réagi en voyant le résultat de cette première parution ?
Quand j’ai vu l’article, La culture Tweens (notre numéro dédié aux changements sociétaux orchestrés par les 9-12ans, ndlr), je n’avais pas compris ce choix de titre. On n’entendait pas ce mot-là dans la cour, « tweens »… Mais c’est vrai que ça nous allait bien !

Depuis ce shoot, tu as travaillé pour Louboutin, Dsquared ou encore Austin Post . Depuis combien de temps as-tu professionnalisé le mannequinat ?
J’ai fait quatre années dans une première agence quand j’étais plus jeune. Aujourd’hui, cela fait deux ans que je suis mannequin pour l’agence IMG Models.

Dans tes jobs on te voit courir, danser et parfois skater, comment décrirais-tu ton énergie sur un shoot ?
J’ai l’énergie d’un enfant qui grandit trop vite. Je suis une pile électrique qui n’arrête pas de bouger et qui a toujours besoin d’être en mouvement. Je suis aussi très rêveur parfois, assez fragile et innocent je crois. Je n’ai jamais voulu être un adulte, ça ne m’intéresse pas d’avoir des responsabilités et de tout prendre au sérieux.

Comment te différencies-tu des autres mannequins ?
J’essaye de ne pas être dans une bulle d’égo à l’affût du moindre casting. Les marques font appel à moi surtout pour le skate. C’est toute ma vie, avec la culture qui va avec : les vêtements, la musique, l’acharnement à se relever après une chute…

Comment as-tu appris à poser ?
Sur les shootings, je tisse des liens avec les photographes ou les DA. J’essaye de comprendre ce qu’on attend de moi sans me satisfaire de peu. J’apprends aussi comment la lumière tombe sur le corps pour chercher des angles…

Quels sont tes projets en dehors du mannequinat ?
Je fais du dessin sur cahier depuis tout petit, et récemment, je me suis mis à les transférer sur la toile. Ça agit comme une thérapie sur moi. Le cinéma m’intéresse beaucoup aussi, la caméra m’est familière et j’aimerais mettre mon énergie au profit d’un réalisateur. J’ai fait un stage de théâtre l’année dernière, mais il y avait un tel décalage entre les futurs comédiens de planche et moi qui n’avait jamais fait ça, que je n’ai pas poussé le curseur plus loin. Mais j’adore incarner des rôles et mettre un peu de moi dans un personnage pour lui donner vie.

La suite pour toi ?
Plus de projets, plus de vidéos, et plus de skate !

 

Par Klervia Lelong
Photo Anaïs Le Hugeur