Plus cools, plus écolos, plus gourmands, les brassés séduisent la Gen Z. Explications avec Marion Sathicq, responsable marketing d’alpro.
Alpro a été créée en 1980, à Gand, en Belgique. Quelles sont les origines de la marque pour les non-initiés ?
Marion Sathicq : Alpro, c’est la contraction de « Alternative Proteins ». L’obsession de son fondateur (Philippe Vandemoortele, ndlr) était d’offrir des bénéfices nutritionnels équivalents à des produits à base de lait de vache. Dès le début de l’aventure, on a donc proposé des alternatives au lait et au yaourt, enrichies en calcium, vitamines et minéraux. En 2016, Danone a racheté l’entreprise. Une petite Business Unit de « climate optimists » à part, avec les moyens d’un groupe comme celui-ci peut d’autant plus faire du bruit pour démocratiser le végétal !
À quoi ressemble le quotidien d’un climate optimist ?
La difficulté avec le végétal, comme pour tous les sujets écolos, c’est que dans la tête de certaines personnes, ce n’est pas fun ! Et c’est vrai que pendant longtemps, le marketing autour du végétal était très sage, orienté digestion et intolérance alimentaire. Notre job avec alpro, c’est justement de changer cette perception et de donner envie d’essayer !
Des exemples récents ?
Oui, le buzz de notre campagne d’affichage « alpro / al-pas-pro ». Elle taquine les « latte arts » ratés ! Je ne sais pas pour toi, mais je n’ai jamais réussi à dessiner un cœur dans mon café… Bref, on est nombreux à être « al-pas-pro » ! Ou encore, notre pyjama party lors de la sortie du film évènement LOL 2.0 avec Sophie Marceau, où nous avions mis alpro au cœur de la table du petit déj’ dans le film, clin d’œil au fait que les temps ont changé depuis le premier volet, sorti en 2008. On est tous venus en pyjama à l’avant-première, l’équipe et les influenceurs qui soutiennent alpro !
Comment cette identité se retrouve dans vos produits ?
Chez alpro, on a certes envie de proposer une multitude de goûts pour que chacun y trouve son compte, mais ça ne doit pas se faire au détriment de nos engagements ! On a donc un sourcing qui se veut le plus vertueux possible : notre avoine est issue uniquement de pays européens et nos amandes sont cultivées tout près, dans le bassin Méditerranéen, où elles poussent naturellement sous le soleil et sont majoritairement irriguées à l’eau de pluie. Pour le soja de nos boissons, il est sans OGM et on va même plus loin : toutes les graines utilisées sur le site de notre usine alsacienne sont cultivées dans un rayon de 50 km et nous venons de lancer un programme ambitieux en collaboration avec plusieurs partenaires pour accompagner 200 agriculteurs vers une transition vers l’agriculture régénératrice. D’ici 2030, l’objectif est d’étendre cette démarche à d’autres régions françaises, pour des exploitations plus résilientes face aux défis climatiques.
Tu parles d’une usine en Alsace.
C’est ce dont je suis le plus fière : plus de ¾ de nos boissons sont produites en France.
Comment cela se traduit ?
Il y a un vrai savoir-faire autour du végétal dans nos usines : par exemple, notre site d’Issenheim existe depuis 40 ans ! Ou l’usine de Villecomtal, dans le Gers, qui était une ancienne usine de yaourts laitiers et qui a été transformée en site ultra moderne autour de l’avoine suite à un investissement de 43 millions d’euros et des années de transformation.
Quelle différence entre un brassé végétal et un yaourt au lait de vache ?
La différence va principalement venir de l’ingrédient principal qui compose la recette : pour un yaourt laitier, c’est du lait de vache, ou d’un autre animal, et pour un brassé végétal, c’est à partir de soja ou d’une autre base, amande ou coco pour les plus connues. Dans les 2 cas, il y a des millions de ferments vivants qui font tout son intérêt ! La réglementation nous interdit d’appeler ces produits des yaourts, car l’appellation est réservée aux produits laitiers. Chez alpro, on parle donc de brassés végétaux. Nutritionnellement, c’est tout aussi intéressant qu’un yaourt, avec l’avantage d’être facile à digérer.
Quelles sont les spécificités qui rendent la gamme alpro particulièrement adaptée pour l’été 2026 ?
Vous me pardonnerez, mais ce qui fait d’alpro le produit de l’été, c’est la canicule qu’on est en train de vivre… Autour de moi, je sens une vraie prise de conscience, une envie de faire plus, sans savoir par où commencer. L’un des principaux leviers à l’échelle individuelle : décarboner son assiette en consommant des alternatives végétales au lait et au yaourt comme alpro. Une boisson végétale au soja, c’est quatre à cinq fois moins d’empreinte carbone que le lait, deux à quatre fois moins d’occupation des sols et une consommation d’eau diminuée de moitié.
Vos nouveaux brassés coco rencontrent un véritable buzz depuis qu’ils ont été mis en avant par Lena Mahfouf. En quoi est-elle la parfaite ambassadrice pour vous ?
On adore bosser avec Lena tant elle est solaire, créative et humaine. La première fois qu’on l’a contactée pour lui proposer une activation, on était intimidées. Mais après quelques activations à succès avec elle, comme l’Hôtel Mahfouf chaque année en août, ou le Cover coffee, à Paris, pour le lancement de son livre Encore mieux, on s’est dit que c’était une évidence de continuer ensemble. Au-delà du fait qu’on l’adore personnellement, c’est surtout une chance d’avoir l’une des personnalités les plus influentes auprès de la Gen Z parler de nos produits. La Gen Z joue un rôle clé dans l’évolution des habitudes de consommation.
Autre nouveauté, le matcha alpro. Quels sont ses atouts différenciants sur le marché ?
On a lancé le premier matcha à base de coco du marché : une association originale qui combine la gourmandise de notre bon lait de coco avec du matcha. En plus de son goût unique, il est enrichi en calcium et en vitamines, naturellement sans lactose et sans gluten. Le meilleur matcha en somme ! Enfin, il est ultra pratique : plus besoin de fouet à matcha, il est prêt à boire et peut se déguster chaud ou froid, moussé ou simplement tel quel. Pour tout te dire, on a été dépassés par son succès et on subit pas mal de ruptures !
Des conseils de recettes pour cet été ?
Je ne suis pas la cuisinière la plus technique, mais mon basique est un smoothie avec du brassé alpro coco, de la banane et des fruits rouges. J’aime mettre un brassé nature ou vanille dans un tiramisu, également.
Comment faire pour intégrer le végétal au quotidien ?
L’idée n’est pas de tout changer du jour au lendemain, mais d’adopter progressivement de nouvelles habitudes. Remplacer ponctuellement un produit laitier par du végétal permet simplement de varier les plaisirs tout en limitant l’impact carbone de ses repas, sans compromis sur la santé grâce au pouvoir des plantes et à l’enrichissement en vitamines et minéraux.
Quel est le brassé alpro que vous proposez le plus souvent à votre entourage, et pourquoi ?
Aux sportifs de ma famille, j’ai tendance à conseiller le skyr nature. C’est bluffant ce qu’on arrive à faire avec le végétal aujourd’hui : une texture épaisse de skyr, riche en protéines et facile à digérer ! Et bien sûr pour les plus gourmands, la gamme Coco est mon péché mignon… Surtout le caramel salé que l’on ne trouve que chez alpro…
La suite ?
On va lancer dès septembre une boisson Barista Cinnamon roll, pour faire le latte de coffee shop chez soi, avec le délicieux goût de cannelle et une mousse généreuse.
Par Laurence Rémila




