Fort d’une importante communauté de fans après un premier album aux accents pop-électro, Colt continue d’expérimenter et de soigner son image. Ils sont venus de Belgique nous parler de leur avenir.
Votre musique mêle pop et électro. Êtes-vous inspirés par des duos comme Ellie & Jacno, Mikado, Deux ou Ruth ?
Colt : Quand on pense à un duo, c’est plutôt Finneas et Billie Eilish. Nous nous sommes pas mal renseignés sur leur façon de travailler.
Qu’est-ce qui vous intéresse chez eux ?
Leur démarche artistique qui repose à chaque fois sur la recherche de nouvelles sonorités et manières d’aborder la musique. Il y a aussi ce côté DIY, chez eux, qui nous ressemble, en particulier la façon qu’ils ont de garder les premières prises, pour capturer l’instant d’authenticité.
Vous êtes allés en Islande pour le festival Iceland Airwaves. En avez-vous profité pour travailler de nouvelles maquettes ?
On a voulu rester une semaine pour ne pas faire l’aller-retour juste pour un concert. On y a enregistré la version acoustique de notre morceau «Voyage Interdit ». Avec notre côté musique contemplative, ces paysages sans personne autour nous vont bien.
En 2022, vous avez sorti le clip du morceau « AI Love Story », entièrement en animation. Avez-vous fait des études dans ce domaine ?
C’est une rencontre par hasard avec un professeur d’école de 3D, qui nous a proposé de faire un clip de Colt comme projet de fin d’année de sa classe. Le clip raconte une histoire d’amour entre un humain et une intelligence artificielle. Le faire en 3D était une bonne chose. On ne se donne pas de limites. On aime mélanger les arts.
Vous faites vos pochettes vous-mêmes comme vos costumes de scène. Pouvez-vous présenter votre dernier clip, « Cicatrice » ?
On a utilisé des effets spéciaux pour représenter le contenu de la chanson. Elle évoque un sujet dur, à propos de quelqu’un qui a subi une agression. On ne sait pas si elle a été commise par un proche ou par un inconnu. On a souvent l’impression que ça se passe avec des inconnus, mais les statistiques disent le contraire. Plus largement, « Cicatrice » traite de la confiance qu’on donne aux gens.
Vous êtes actifs sur les réseaux sociaux, en particulier sur Instagram. Comment abordez-vous la communication du groupe ?
On voit notre Instagram comme un laboratoire où l’on teste tout. C’est notre méthode pour ne pas se mettre trop la pression, pour aller toujours plus loin, faire découvrir nos chansons et remplir des salles, mais la finalité reste de faire de la bonne musique.
En juin dernier, vous avez sorti votre premier album, Saveur cœur abîmé. Êtes-vous en train d’enregistrer de nouveaux morceaux ?
On sort la réédition du disque, et en septembre nous sortirons également trois réinterprétations de morceaux de l’album, sur lesquels on a ajouté des cuivres afin de leur donner une dimension plus orchestrale.
Vous avez joué à La Cigale en 2025, au Trianon en début d’année, quelle est la suite pour vous ?
Après la réédition, on va prendre un moment pour composer notre prochain album. On est en pleine période d’expérimentation créative. Ce qui compte, c’est de partir de la musique et de voir où elle nous mène. On adore aussi travailler notre image. On s’est mis en scène dans cet album avec du feu et une imagerie forte, alors on réfléchit en ce moment au prochain imaginaire à créer.
Par Alexis Lacourte
Photos Margot Bérard




