UPSILONE : « PLACE À LA FÊTE »

À quelques minutes de son concert au Garden Parvis, nous avons rencontré Upsilone, Dj Gen-Z compatible. Depuis une dizaine d’années, il produit de la House. 2026, son momentum ?

Quelles sont tes premières expériences marquantes en festival ? 
Je pense immédiatement à Versailles Electro. Jouer et avoir le Château de Versailles derrière mon dos était assez fou. J’ai eu la chance de visiter, seul, la Galerie des glaces, de mixer devant, d’être devant le jardin du Château avec 20 000 personnes en train de danser… C’est gravé dans ma mémoire. 

Autre espace, tu vas te produire au Garden Parvis, devant la Grande Arche de La Défense. C’est un festival gratuit, qui rassemble des publics différents. Comment te prépares-tu ce type de set ? 
Je vais essayer de tester un peu des nouvelles choses, parce que je pense que ça s’y prête bien. Je vais essayer de sentir aussi le public, parce que c’est un public que je n’ai pas forcément l’habitude d’avoir. Ça va être intéressant d’essayer de trouver comment les saisir, les amener dans mon délire. Comme c’est un festival gratuit, il y a une sorte d’éclectisme dans le public. Mais c’est ça qui est intéressant, et c’est ça qui va être challengeant d’arriver à essayer de les faire danser le plus tard possible. Je veux juste qu’à la fin tout le monde danse et que ça soit la fiesta. 

Que t’inspire le lieu ?
Je ne vais jamais à La Défense à part pour des gros événements comme celui-ci. Pourtant, c’est un lieu assez incroyable, qu’on n’exploite pas assez en tant que Parisien. Je pense que, effectivement, les jeunes, ils vont pas forcément tout de suite se diriger vers la Défense naturellement, parce que c’est un lieu qui a été un peu sous-exploité, ou c’était plutôt pour des bureaux ou des centres commerciaux. Je pense qu’il y a un potentiel, à mon avis, d’ici, allez, peut-être 2-3 ans, ça va commencer à être un peu un truc institutionnel à Paris, tu vois. 

Comment tu vois l’énième vague du retour de la house, toi qui en produis depuis une dizaine d’années ?
Je sais pas si on peut appeler ça un retour, mais en tout cas, il y a une envie de refaire de la house en ce moment chez pas mal d’artistes. Moi, la house, ça fait 15 ans, maintenant, que j’en écoute et que j’en produis. C’est dans mon ADN. J’écoutais ça aussi quand j’étais jeune. Je suis un peu tombé là-dedans naturellement. Tous les DJs que j’admirais, ils faisaient tous de la house. Dans les années 2000, il y avait une forte mouvance house, même dans la pop. Et là, effectivement, je vois bien que ça prend mieux. Je suis diffusé en radio, je trouve pas mal en France et en Europe. Je sens l’engouement de la part du public. 

Comment ton rapport au fait de digger a-t-il évolué ces dernières années ?
Aujourd’hui, ce qui est fou, c’est qu’avec TikTok ou Insta, on découvre plein, plein, plein de sons. Tu découvres, même un peu malgré toi, des pépites que t’aurais peut-être pas forcément découvertes si tu restais que sur Beatport, par exemple, ou d’autres sites. Oui, aujourd’hui, il y a une sorte de renouveau où on ne digge plus du tout de la même manière. Et je trouve ça assez cool comme évolution.

En quoi est-ce intéressant selon toi ?
Je trouve ça vraiment cool le fait que ça se démocratise à fond, que même les morceaux les plus niches, peuvent être hyper exposés sur les réseaux. Il n’y a plus trop de barrières entre musique underground et musique plus populaire. 

Des sonorités que tu suis attentivement en ce moment ?
J’aime bien toute cette nouvelle mouvance un peu Take House, même Mobi. Carl Cox a mixé au Château de Chantilly et c’était blindé. C’est groovy, hyper funky, très solaire. Ça ne tabasse pas, mais ça envoie toujours les gens. Ils sont comme des fous. Donc ça, ça m’excite assez.

Comment envisages-tu la suite ? 
Déjà, finir ma tournée d’été. J’ai en moyenne trois dates par semaine. J’ai aussi plein de morceaux que j’avais faits à Paris et à Los Angeles quand j’y suis allé pour faire de la production. Dès que la tournée se termine, je vais me poser en studio pour finir tout ça et sortir assez vite des nouveaux morceaux et des nouveaux remixes, voilà. J’aurais pu les tester cet été, pendant la tournée pour sentir la tendance de quels sont les tracks qui ont le mieux fonctionné auprès du public. 

@upsilone_paris
parisladefense.com


Par Alexis Lacourte