CANNES 2026 : « DES FILMS TRÈS INTELLIGENTS, D’UN TRÈS HAUT NIVEAU DE PENSÉE »

selection cannes 2026

Thierry Frémaux a annoncé ce matin la sélection officielle du 79e festival de Cannes. En route pour la Palme d’or… 

Depuis des jours, les rumeurs et les bruits de couloirs enflaient sur les réseaux et les boucles des journalistes-critiques. James Grey ne serait pas à Cannes, le Terrence Malik n’est pas prêt, le film sur Samuel Paty va être en compétition, c’est certain. Chacun a son  gars sûr, un tuyau en béton armé, tout le monde s’énerve, doute… Fin du suspense le 9 avril, avec l’annonce officielle de cette 79e édition du festival de Cannes. Cette fois, exit les Champs-Elysées, nous voici au Pathé Prestige, à côté de l’Opéra. 11h 02, Iris Knobloch, veste en cuir bleu pastel, accent à couper à couper à la tronçonneuse. « Les nouvelles qui nous arrivent du monde ne sont pas rassurantes. » Elle rappelle que le festival de Cannes est né « dans un moment de grande incertitude, en 1939. Quand le monde s’assombrit, montrer des films venus de tous les horizons n’est pas anodin. » Après neuf minutes (un record) d’un discours désincarné sur l’IA, Park Chan-wook, la liberté ou les salles obscures, c’est le festival Thierry Frémaux, veste noire et chemise bleue, qui prend la parole pour un one man show bien rôdé. Il annonce dès le départ qu’il ne révèlera seulement 95% de la sélection, des 2541 films, venus de 141 pays, soumis à la sélection. Et déclare que les gros studios américains ne sont pas au rendez-vous, mais qu’il a vu des « films très intelligents, d’un très haut niveau de pensée ». Ouf ! Et balance enfin les premiers titres : 

Un certain regard : Every Time, Les Amants, Quelques mots d’amour, I’ll be gone in June, Yesterday the Eye didn’t sleep, Ton animal maternel, Club Kid, Congo Boy, Le Corset. 

Parmi les séances spéciales : John Lennon : The Last Interview, un documentaire de Steven Soderbergh, Les Matins merveilleux, avec Eric Cantona, qui sera également le héros d’un doc, Les Survivants du Che, L’Affaire Marie-Claire, avec Charlotte Gainsbourg dans le rôle de Gisèle Halimi.

Cannes Première : le premier long-métrage réalisé par John Travolta, Le Bois de Clara de Volker Schlöndorff, Kokurojo de Kiyoshi Kurosawa, La Troisième Nuit de Daniel Auteuil… 

Séances de minuit : Gunship Colony, un film de zombies du réalisateur du Dernier Train pour Busan, le film d’animation Jim Queen, mais aussi Bertrand Mandico, Quentin Dupieux, avec Kristen Stewart et Woody Harrelson, le Nicolas Winding Refn, L’Abandon, sur Samuel Paty, Diamond d’Andy Garcia et la première partie du De Gaulle, L’Âge de fer


Compétition :

Minotaure d’Andreï Zviaguintsev
El Ser Querido, de Rodrigo Sorogoyen
The Man I love d’Ira Sachs
1949 de Pavel Pawlikowski
Moulin, de Laszlo Nemes, avec Gilles Lellouche
Histoire de la nuit de Léa Mysius
Fjord de Cristian Mungiu
Notre salut, du Belge Emmanuel Marre
Gentle Monster de Marie Kreutzer
Nagi Notes de Koji Fukuda
Hope du Corréen Na Hong-jin, réalisateur The Strangers)
Sheep in the Box, de Kore-Eda
Garance de Jeanne Herry
L’Inconnue d’Arthur Harari
L’Aventure rêvée de Valeska Grisebach
Coward de Lucas Dhont
La Bola Negrae de Los Javis
Soudain de Ryusuke Hamaguchi
La vie d’une femme de Charline Bourgeois-Tacquet
Histoires parallèles d’Asghar Faradi 
Amarga Navidad de Pedro Almodovar 
La suite à Cannes, dès le 12 mai

https://www.festival-cannes.com/


Par Marc Godin