DIVINE DEVA

deva cassel

Bienvenue dans l’univers interstellaire « Rubra », imaginé par le photographe venitien-montreuillois Francesco Scaramella et incarné par la plus glamissime des comédiennes de la nouvelle garde, Deva Cassel. Embarquement immédiat.

Tu es de tous les défilés de la Paris Fashion Week, tu es égérie Dior, Dior Beauty et Cartier, tu es en cover du nouveau Vanity Fair France… Quel est ton premier souvenir de la mode ?
Deva Cassel : Observer mes parents, bien sûr. Toute petite, je les regardais se préparer avant de sortir et choisir leurs vêtements. Tout était pensé pour le moment qu’ils allaient vivre, avec des tenues spécifiques pour chaque évènement. J’observais aussi comment leurs styles évoluaient au fil du temps : comment un détail, une silhouette ou une couleur pouvait transformer un moment fugace en quelque chose d’unique. Cet univers m’a fasciné et transmis tôt la conviction que le vêtement influence la manière dont on se tient, dont on se sent et dont on se présente au monde.

Et quelle a été ta première pièce de mode ?
C’était une sublime robe Dior Haute Couture appartenant à ma mère. J’étais très jeune, je me souviens l’avoir essayée en cachette dans son dressing. Elle était évidemment beaucoup trop grande pour moi, mais je me rappelle très précisément de l’instant où je me suis regardée dans le miroir après m’y être glissé. Il y avait quelque chose de très particulier, presque intime, comme si, le temps d’un instant, j’empruntais un peu de sa féminité. Avec le recul, je crois que c’est là que j’ai compris qu’un vêtement pouvait porter une mémoire, et transmettre un peu de soi à quelqu’un d’autre. C’est pour cela qu’aujourd’hui, j’aime voir mon style évoluer, se nourrir de certaines influences, voir comment certaines pièces réapparaissent dans mon armoire et trouvent une nouvelle place à différentes périodes de ma vie pour raconter de nouvelles histoires.

Cette série « Rubra » est un hommage à la couleur rouge. Que représente-t-elle à tes yeux ?
Le rouge et son intensité sont profondément connectés à l’émotion. C’est une couleur de passion et de courage, mais aussi de présence. Quand on porte du rouge, on ne passe jamais inaperçu !

Que t’inspire la science-fiction, grande inspiration du photographe Francesco sur cette série ?
C’est un univers qui m’inspire grandement parce qu’il ouvre des portes vers l’infini. C’est un terrain où tout est possible, où l’imagination n’a pas de limite, et où l’on peut explorer des mondes et des idées qui dépassent notre réalité quotidienne. Tout cela permet des réflexions sur la nature humaine, nos choix, nos peurs et nos rêves

Quels sont tes projets pour l’année à venir ?
Le Fantôme de l’Opéra (le blockbuster signé Alexandre Castagnetti, ndlr), prévu pour septembre prochain, est un projet très spécial pour moi. Globalement, je pense être dans une période charnière, marquée par des rencontres fortes et des choix majeurs, qui m’ont poussée à sortir de ma zone de confort. Les prochains mois vont beaucoup révéler de cette évolution…

 

Entretien Max Malnuit
Photos & DA Francesco Scamarella
Hair John Nollet
Makeup Claudia Berrios
Stylisme Camille Clair
Set design Maxime Graff
Studio Forty-One Studio
Production @brumes.s
Costume Eugenia Alonso