#Selector Top 10 Musical 2017

PERTURBATOR

On replonge dans les meilleurs albums de 2017, ici et maintenant 👉

1/ Tropical Suite, Poni Hoax (Pan Eureopean)
Cet album flippé digne des Talking Heads, le compositeur Laurent Bardainne nous en avait parlé ainsi : « Ce n’est pas du Gilbert Montagné, ou Philippe Lavil sur son bateau à taper sur des bambous… Le but, c’était de montrer le côté dark des tropiques, l’envers du décor des noix de coco et des palmiers. » Poni Hoax a fui Paris et son milieu musical bébête et démago pour enregistrer au Cap, à Sao Paulo et à Bangkok. L’aventure, c’est l’aventure ! Alors qu’on parle de séparation, espérons que ce disque ne sera pas le dernier des meilleurs rockeurs d’ici. C’est trop tôt pour le César d’honneur.

2/ Fantezi Müzik, Jakuzi (City Slang) 
Un duo turc ovni, mélodique et mordant, moite et mélancolique. Des DAF pop. Aurait fait une bande-son idéale si Fassbinder et sa troupe avaient tourné à Istanbul en 1980.

3/ I Can Feel the Night Around Me, Nightlands (Western Vinyl)
Un album intimiste et intemporel passé complètement sous les radars. Et pourtant : quelle splendeur. Pour ceux qui aiment les Beach Boys ténébreux du début des années 70.

4/ Every Valley, Public Service Broadcasting (PIAS)
Un album-concept sur la chute de l’industrie du charbon au Pays de Galles, enregistré par deux intellos cravatés ? Plus emballant que les pleurnicheries sur le Brexit.

5/ Enfants Terribles, Columbine (Initial)
Pas du rap gogol qui montre ses biscotos à tour de bras : des chroniqueurs caustiques et désespérés d’une certaine France périphérique. Des Christophe Guilluy hip-hop (sic !).

6/ Les Choses qu’On Ne Peut Dire à Personne, Bertrand Burgalat (Tricatel)
En voilà un qui vaut bien mieux que le cliché du dandy giscardien qui lui colle au sous-pull. Un chanteur fin, sophistiqué, drôle et émouvant, ici au sommet de sa forme.

7/ Screen Memories, John Maus (Ribbon Music)
Peut-être pas son meilleur album, mais quand même au-dessus du lot. La voix, le son, les harmonies : entre avant-garde et Moyen Âge, toujours aussi inclassable, le Maus.

8/ Just Give In / Never Going Home, Hazel English (Marathon Artists)
Le Pains of Being Pure at Heart vous a déçu ? Oubliez votre chagrin grâce à Hazel English, élégante chanteuse à frange et à spleen, reine de la pop des vacances de la Toussaint.

9/ New Model, Perturbator (Blood Music)
L’agité du bocal électro reprend le flambeau là où Crystal Castles l’avait laissé. Le côté obscur de la force, quelque part entre Kavinsky, Jarre et des égouts très sombres.

10/ Shock Machine, Shock Machine (Marathon Artists)
Qu’attendait-on de l’album solo d’un ancien des affreux Klaxons ? Rien. Et merde, le gars dégaine un album spatial qui mixe Todd Rundgren, ELO et OMD ! Décollez avec lui.

 

Paru dans Technikart #218, décembre 2017 / janvier 2018




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