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LIBERTÉ CHÉRIE !

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Enfin l’heure du grand plongeon ! Nous allons pouvoir, chacune d’entre nous, dévoiler nos formes aux torpeurs estivales. Notre nouvel horizon ? Le sable mouillé, les coups de soleil et l’eau, surtout…

C’était une année étrange – on l’a assez dit. Et puis l’été est arrivé. Les saisons comme une ombre et nous voilà prêts à partir. Les soleils sont coincés dans nos mémoires, mais c’était l’année dernière déjà et nos peaux ne s’en souviennent plus. Elles ont eu froid, elles se sont couvertes inlassablement, cachées derrière les pulls, les manteaux et les jours. Elles se sont desséchées au gel hydroalcoolique, elles ont respecté les gestes barrière. Elles veulent sentir autre chose – le soleil du matin, le vent du soir et la lumière beige, les serviettes douces, le sable humide et l’eau surtout, tout autour.
Les libertés se retrouvent. On part. Un avion, un cargo, une voiture ou une moto. Une langue ou une autre, des décalages horaires pourquoi pas, une piscine, l’eau salée, les chaises des paillottes ou les rochers des criques, qu’importe tant qu’au bout il y la nage et les cheveux mouillés. Les corps se languissent. Enfin, ils se montrent. Un léger morceau de tissu bien choisi et le reste, eh bien, n’a plus d’importance.
Les filles en maillot de bain se promènent, s’étendent ou plongent dans la mer, la tête la première. Des couleurs les suivent, vert, rouge, bleu ou jaune. Les ventres, les jambes et les épaules s’offrent aux rayons singuliers. On pense à des rires bien entendu et à des livres, grains de sable coincés entre les pages. Ça crisse un peu, le papier se froisse, il gondole, on ne peut pas se protéger des gouttes d’eau des mains mouillées. On dira que c’était le livre de l’été – c’était surtout un compagnon silencieux, un peu plus discret que les autres, posé, encore ouvert sur les ventres nus. Il ne faisait pas de bruit, lui, laissant les vents souffler en paix. Il ne demandait rien.


CORPS FIERS

Ursula Andress en deux-pièces blanc, couteau à la main, Bardot en bikini, partout à Saint Tropez, Romy Schneider bien sûr, au bord de la piscine, on saute d’une image à l’autre, comme Ned Merill, le héros de The swimmer, interprété par Burt Lancaster, et qui décide sur un coup de folie douce, de rentrer chez lui de piscine en piscine. Cette rivière qu’il invente, ce pourrait être tous nos souvenirs de plongeons, le choc si doux, si net, du moment où nos corps se retrouvent, l’air chaud puis l’eau fraiche en un fragment de seconde.
Tout cela sèchera bien vite au soleil. Le sel s’étire sur les peaux, les doigts courent sur les cuisses. C’est l’été enfin, les libertés dont on parlait. Peut-être que des bateaux passent au loin. On ne saura jamais où ils vont avec leurs voiles gonflées. En attendant, il y a ces corps fiers, un maillot et puis rien d’autre. L’âge est bien peu de chose quand on est libre, quand on offre à son corps les puissances sereines, vivifiantes de l’été. Les lumières, l’eau, les vents. Quoi d’autre? Rien justement, rien d’autre qu’un élégant bout de tissu, enfin.


Par Oscar Coop-Phane

 

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TRIKINI « MÉDAILLE » COLORIS GREEN ERES BRACELETS CHANEL, BAGUES, COLLIERS GOOSSENS

 

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BRASSIÈRE « AZUR » ET CULOTTE HAUTE « PATINE » EN COLORIS DANCEFLOOR ERES BRACELETS CHANEL, COLLIER GOOSSENS

 

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TRIANGLE « MOUNA » ET CULOTTE « MALOU » EN COLORIS PEPS ERES BOUCLES D’OREILLES ET COLLIER CHANEL

 

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BUSTIER « CASSIOPÉE » COLORIS DRESS ET JUPE « MANON » EN COLORIS RÉGLISSE ERES COLLIER CHANEL, MANCHETTE GOOSSENS

 

PHOTO
ANAËL BOULAY

DIRECTION ARTISTIQUE
ALEXANDRE LASNIER

STYLISME
AMANDINE DE LA RICHARDIÈRE

MAKE UP
ANTOINE L’HEBRELLEC

COIFFURE
PAULINE BRUNEL

SCÉNOGRAPHIE
YULIYA KASHYNA

MODELS
ZANNA DASKOVA@metropolitan paris, CHRISTA VANGO, AMALIA VAIRELLI@agence silver, MARA LAFONTAN, JUNNY BREEZE