LES 3 COMMANDEMENTS DU NFT MUSICAL

Grande nouvelle ! Si vos enfants souhaitent se lancer dans la musique, ils ne finiront plus forcément sous les ponts. Merci la méta-industrie musicale.

Pour ceux qui ont un léger retard, un NFT, c’est un jeton qui représente tout et n’importe quoi dans le monde digital, tant qu’on peut en certifier l’authenticité. Naturellement, cette révolution est transforme brutalement le marché de l’art. Justement, il y a un secteur qui commençait à prendre un peu la poussière : la musique. Quels sont les avantages des NFTs pour nos musiciens adorés ? Et surtout, quels sont les commandements à suivre pour tirer son épingle du jeu ?

TU REDOUBLERAS DE CRÉATIVITÉ

Au-delà de redistribuer l’économie, les NFTz ouvrent aussi de nombreuses possibilités créatives. NFT et musique se sont rencontrés avant que des têtes d’affiche comme Gorillaz ou Booba s’y intéressent, particulièrement dans la musique électronique. En février 2021 Le DJ, producteur House et électro, 3Lau, est le premier à avoir vendu un projet musical en NFT avec son album Ultraviolet. Il a mis 33 exemplaires en vente, en ajoutant dans chaque exemplaire un titre personnalisé, un vinyle édition limitée et l’accès à des titres inédits. Un peu plus tard, en juin, le producteur électro Jacques avait choisi de découper chaque seconde du morceau, d’en garder deux pour lui et de vendre les 192 autres en NFTs.

snoop dogg technikart
SUPER SNOOP_
En relançant le label mythique de ses débuts, Death Row, Snoop Dogg mise tout sur le méta. Il a des NFTs, il a tout compris (ici au Super Bowl 2022).


Plus de contrôle des artistes sur leurs œuvres, une meilleure protection contre le plagiat, une vente plus simple et plus directe, le marché des NFTs a son lot d’avantages, mais restons nuancés. La blockchain n’est pas infaillible, il est toujours possible de créer des faux NFTs en y incluant des différences presque imperceptibles (changer un pixel dans une œuvre, par exemple), ou d’influencer la valeur d’une création en faisant du « washing », de faux échanges entre deux portefeuilles possédés par la même personne. En attendant, pour une fois et depuis longtemps, l’industrie musicale entrevoit la lumière et, à Technikart, ça nous fait vraiment plaisir de pouvoir y penser sous le beau soleil pixelisé du métavers, l’oncle Snoop dans les oreilles.






TA MUSIQUE SERA DE NOUVEAU RARE

La mécanique reste la même un peu partout : la rareté et la popularité d’une œuvre justifient son prix. Grâce aux NFTs, le lien entre les artistes et les fans est quasiment direct. Beaucoup d’intermédiaires disparaissent et les musiciens récupèrent une plus grande partie des bénéfices générés par leur musique. L’artiste a la main sur la quantité de NFTs liés à sa chanson ou son album, il crée de la rareté, fixe le prix qui convient à son œuvre et à sa démarche artistique. C’est d’ailleurs comme ça que l’industrie fonctionne dans la plupart des autres types d’arts. Le rappeur américain Mach-Hommy faisait déjà le choix de ne pas mettre tous ses albums sur les plateformes de streaming, mais vendait un nombre limité de fichiers MP3 de ces projets pour des prix allant de 111 à 3000 dollars. Le streaming est venu redistribuer les cartes de manières inégale, il garantit de la visibilité et de la popularité aux artistes mais fait perdre aux auditeurs l’habitude d’acheter la musique qu’ils écoutent et ajoute de nouveaux acteurs à rémunérer. Snoop Dogg, nouveau propriétaire de Death Row, annonçait en février dernier vouloir en faire la première Major du métavers. Résultat : les plus grands classiques du label (à l’exception de la discographie de 2Pac) ont disparu des plateformes de streaming.

ON L’ENTENDRA PARTOUT DANS LE MÉTAVERS 

Contrairement au streaming, ce système pousse les auditeurs à être propriétaires de la musique qu’ils écoutent, un peu comme à l’époque des CD, mais de manière dématérialisée. L’avènement du métavers dans l’équation donne un réel intérêt à cette notion de propriété. Un CD qu’on possède, c’est un CD qu’on peut emmener avec nous et surtout qu’on peut écouter partout où il y a un lecteur. La société Gala games, qui développe des jeux dédiés à la blockchain, est en train de lancer une branche, Gala Music. Le Doggfather, en bon pionnier NFT, a collaboré avec l’entreprise pour concevoir une boîte NFT qui contient un des 17 morceaux de son dernier album Bacc On Death Row. Les heureux propriétaires d’une de ces chansons pourront l’utiliser dans le métavers et dans tous les jeux Gala Games, il y aurait même des récompenses à gagner avec.



Par
Pierre-Alexandre Pestie
Illustration NFT de Snoop Dogg