JÉRÔME TRÉHOREL, VIEILLES CHARRUES BOSS : « UNE AVENTURE LIVE DANS UN LIEU UNIQUE »

Jerome Trehorel_

Pour ses 30 ans, le festival breton s’offre Stromae, Izïa, Lujipeka et… une virée parisienne. Son directeur général raconte.

À l’occasion des 30 ans des Vieilles Charrues et des 170 ans du Bon Marché Rive Gauche, le grand magasin organise une série de concerts gratuits au travers d’un warm-up inédit – l’exposition « Un Air d’Été, invité d’honneur Les Vieilles Charrues » est à retrouver en magasin, jusqu’au 19 juin.

Vous fêtez cette année les 30 ans des Vieilles Charrues avec une série d’événements au Bon Marché Rive Gauche. C’est Carhaix à la conquête de Paris ? 
Jérôme Tréhorel : Ah ah ! Les Charrues, c’est un festival pas comme les autres. Dès le lancement du projet autour de nos trente ans, on voulait partager des émotions autour des valeurs de la musique en embarquant le maximum de personnes. Tout se faisait jusqu’ici en local, c’est là que s’est forgé l’esprit des Charrues : la solidarité, l’ancrage territorial. Nous sommes ravis de pouvoir partager cet esprit avec le public du Bon Marché Rive Gauche.

Ainsi que la projection, exclusivement sur place, d’un documentaire de Willy Papa.
Willy, un réal’ avec une vraie patte, ne connaissait pas le festival avant. Il pose donc un regard frais sur les Vieilles Charrues, regard qu’on a voulu transmettre au public. Le film est génial, atypique, il surprend.

Comme cette salve de concerts parisiens.
Absolument. C’est une manière de célébrer les trente ans des Vieilles Charrues de manière originale et d’organiser des concerts pour donner un avant-goût du festival de cet été dans un cadre atypique. C’est une aventure live dans un lieu unique !

Au fait, 30 ans, c’est l’âge de la maturité ?
Surtout pas ! Cet anniversaire, ça nous fait tout bizarre, on n’a pas vu les années passer. On a surtout l’impression de ne jamais refaire la même chose lorsqu’on crée cette ambiance si particulière associée au festival. 

Quelles sont les surprises prévues pour cet anniversaire ?
On va essayer d’en garder quelques-unes secrètes. Chaque année, on a une thématique, les festivaliers se déguisent aux couleurs du thème de l’édition. Pour l’anniversaire des Vieilles Charrues, on est parti sur une référence à la naissance du festival, dans les années 1990, un univers très graphique qu’on n’avait jamais fait aux Charrues. La surprise de cette année, c’est d’annoncer pour la première fois mi-décembre l’ensemble de la programmation en une seule fois, juste avant Noël.






Vous arrivez aux Vieilles Charrues pour la première fois en tant que bénévole en 1998. Comment avez-vous gravi les échelons ? 
J’étais passionné de musique et de rock anglais, notamment le groupe Blur. À l’époque, j’avais trouvé la programmation démente, avec Iggy Pop en tête d’affiche. J’habitais à une heure du festival, j’y suis arrivé, et je ne suis jamais reparti. En 2009, on m’a proposé de reprendre tout le volet sponsoring et mécénat. 

Vous devenez directeur général en 2012. Comment le festival a-t-il évolué depuis ?
Avec la crise du disque, le regard s’est porté sur le live, avec plus de festivals, plus de tournées… Aujourd’hui, c’est un business mondial, avec une concurrence accrue entre les acteurs du secteur. Un sacré challenge donc… Mais on aime les challenges !

Les Vieilles Charrues, Carhaix, du 14 au 17 juillet.

Découvrez l’exposition « Un Air d’Été, invité d’honneur Les Vieilles Charrues » en magasin et sur le site internet, jusqu’au 19 juin


Entretien 
Théo Lilin
Photo Vieilles Charrues – DR