ANNIE LE BRUN : « L’ILLUSION D’UNE LIBERTÉ SANS LIMITES… »

Annie Le Brun

Intransigeante, iconoclaste et dotée de l’intelligence des grands artistes, l’essayiste Annie Le Brun fait figure à part dans les lettres françaises depuis ses débuts, aux côtés de Breton, dans les années 1960. Elle nous offre sa lecture de l’année 2022. Prenez garde !

« Je pense aux couleurs invisibles, aux cygnes noirs qu’on ne voit pas, à tout ce qui n’a pas de prix. À la loi du rêve capital, capitale des rêves, mon désir total » (« Rêve capital », paroles Blandine Rinkel).

Sur les Champs-Élysées, face au « Bouquet of tulips » de Jeff Koons (cf. Ceci n’est pas une tulipe : Art, luxe, et enlaidissement des villes, d’Yves Michaud), une dame demande son chemin. Elle se rend chez un célèbre maroquinier. J’allais dans cette direction, je l’accompagne. Parcourant « la plus belle avenue du monde » (qui ressemble désormais, comme le monde en question, à un vieux clip de Fashion TV), nous discutons. « Ma fille travaille dans le marketing. Pour son anniversaire, je lui ai proposé de lui offrir un bijou, ça reste, mais elle veut absolument un sac de cette marque. » Agent de propreté d’origine africaine, elle avait économisé longtemps pour ce cadeau. Devant le Fouquet’s, après avoir croisé un ours blanc en résine, cloné par Richard Orlinski sur les sculptures à facettes de Xavier Veilhan, elle rejoint la file d’attente. Je n’aurais jamais imaginé avoir le cœur serré en voyant entrer quelqu’un dans une boutique de luxe.

Peu avant, lors d’un jury de fin d’études à La Cambre, pourtant organisé par un peintre remarquable, des élèves apeurés subissaient les oukazes de curateurs, galeristes et collectionneurs, s’acharnant à sanctionner toute forme de technique autre que celle de l’accroche narrative. Figures imposées (genre, migrants, réchauffement, bouteilles en plastique), fausse subversion, grotesque, mépris du travail, de la poésie, de l’intuition : les nouveaux pompiers ont substitué les questions sociétales aux références à l’Antiquité des académiques du XIXème. On ne peut plus dire, comme Raymond Lœwy, que la laideur se vend mal. Pyramide de Ponzi artistique, nouvelle Curée financière, hypocrite et moralisatrice, la société d’aujourd’hui ne date pas d’hier, il y a longtemps qu’Annie Le Brun la voit, et la décrit. Avec Lâchez tout, en 1977, Du trop de réalité, en 2000, ou Ce qui n’a pas de prix, en 2018, elle n’a cessé de distinguer l’enfer derrière les meilleures intentions.

Proche de Breton (André, pas Thierry), elle a participé au mouvement surréaliste, publié Raymond Roussel, exposé Sade. La lire (merci Marie-Dominique Lelièvre), c’est se plonger dans un bain d’intelligence cinglante. Elle aime les « êtres splendides qui refusent le pli », apparait dans le nuage d’une étole plissée Isseye Miyake, elle parle d’une voix douce, elle est chic, féminine d’une féminité qui n’a rien de réifié, car il faudrait plutôt ranger cette inclassable entre Rachilde, Joyce Mansour et le petit garçon des Habits neufs de l’Empereur. Le Roi est nu, et Annie Le Brun est grande.

BERTRAND BURGALAT

 

« SOMMES-NOUS CONDAMNÉS À CE QUE VOUS NOMMEZ LA « BEAUTÉ D’AÉROPORT » ? » 

 

Qu’a engendré la rencontre du luxe avec l’art contemporain, les algorithmes et ce que vous appelez la dictature de la visibilité ?
Annie Le Brun : Que nous le voulions ou non, rien n’existe plus désormais que ce qui est visible. C’est Internet qui a réussi à instaurer cette « dictature de la visibilité », dans laquelle une image existe moins par son contenu que par le nombre de fois qu’elle a été vue. D’autant que l’immatérialité de l’image numérique nous permet de refouler ce genre de matraquage. C’est une des raisons pour lesquelles dans notre analyse de ce phénomène inédit Ceci tuera cela, Juri Armanda et moi parlons de « smart colonization » qui, à travers un constant déferlement d’images, donne l’illusion d’une liberté sans limites, alors que nous voilà pris au piège d’un système, où profit et surveillance se confondent pour aboutir à la marchandisation de tout. De ce point de vue, il est sûr que la collusion de l’art contemporain, des industries du luxe et des algoritmes, apparue dans les années 1990 avec la financiarisation de l’économie, a considérablement aidé à l’instauration de cette première dictature sans dictateur. En douterait-on quand, d’un pays à l’autre, les multinationales installent les mêmes franchises avec les mêmes produits, il en va pareillement d’un investissement culturel, multipliant dans le monde entier les mêmes expositions des mêmes artistes, pour amener chacun de nous à devenir le spectateur hébété de la violence de l’argent travaillant à liquider notre nuit sensible ? Mieux, à nous faire participer au grand spectacle de la transformation de l’art en marchandise et de la marchandise en art . À Paris, la plupart des expositions importantes sont liées à l’industrie du luxe, jusqu’aux thèmes abordés. Les grands magasins eux-mêmes deviennent des musées sans œuvres, telle l’ancienne boutique Colette, visitée le dimanche comme les terrasses d’Orly en 1960. Sommes-nous condamnés à ce que vous nommez la « beauté d’aéroport » ? Malheureusement, semble-t-il. Et c’est même la preuve que le capital, toujours en quête de nouveaux marchés, s’attaque de plus en plus à ce qui est censé n’avoir pas de prix. À commencer par la beauté, qui en est depuis toujours symbole et que les industries de la mode et du luxe n’en finissent plus de s’assujettir, à travers une « esthétisation du monde » devenue un des moteurs de sa marchandisation forcenée. Chaque aéroport, abritant le même conglomérat des marques les plus rentables, est un concentré exemplaire de cette entreprise de formatage esthétique. D’ailleurs, à la satisfaction de la plupart, bien loin de voir qu’il s’agit d’un système visant autant à faire oublier exactions et nuisances qu’à substituer à ce qui est définitivement détruit ou détérioré un nombre croissant de produits et services pour imposer le mensonge international d’une beauté de synthèse qui annihile toute trace de singularité. 

LÂCHEZ TOUT !_
« Pour moi, la question fondamentale est d’en finir avec les meutes hurlantes dont notre époque s’est montrée si féconde », disait l’auteure du pamphlet Lâchez tout (Sagittaire), à la télé… en 1978, ou en 2022 ?


Le luxe a longtemps visé les riches, il y avait une forme de redistribution. Désormais, il s’en prend aux pauvres, et plus seulement par les parfums et les cosmétiques. 
C’est que, pour continuer de détruire, dénaturer, éradiquer ce qui n’a pas de prix, il faut en passer par cette falsification à flux tendus touchant les êtres et les choses, les lieux et les individus. L’industrie du tourisme, comme la chirurgie esthétique, participent de cette même cosmétisation du monde, qui en redouble l’enlaidissement. Des lèvres botoxées à la gentrification des villes, rien n’existe plus qu’à être ce qu’il n’a jamais été, nous apprenant à vivre d’ersatz pour nous accoutumer à l’ersatz de vie d’un présent sans présence. Si « ruissellement » il y a, il est dans cet enlaidissement général qui traverse nos sociétés de haut en bas, on n’achète plus les produits mais la valeur frauduleuse qui leur est attribuée par l’image. À cet égard, la publicité L’Oréal : « Je le vaux bien » tient du génie, en ce qu’elle ne cesse de réitérer l’acceptation de ce à quoi vise le capital : l’intrusion de l’argent dans l’image de soi. Et l’escroquerie se répercute chez les plus pauvres, à travers le racket des influenceurs qui font fortune à vendre les images de faux marqueurs sociaux et béquilles identitaires. On pense, bien sûr, aux calamiteux sacs Vuitton, dont la laideur originale diffère à peine de celle un peu plus « cheap » de leurs innombrables copies, pareillement parties prenantes de la même pollution inédite indissociable de ce « luxe de masse ». La nouveauté est dans cet enlaidissement du monde à travers son esthétisation mensongère, à laquelle chacun est sommé d’obéir en fonction des différents lifestyle dont le capital ne cesse de nous harceler.



Avec le déploiement du Metavers, cher à Zuckerberg, nous allons passer encore davantage de nos vies « dans » nos écrans, à peaufiner nos déclinaisons digitales, à habiller nos « avatars »… L’horreur absolue pour vous ?
Pas l’horreur, mais certainement un plan cynique, à travers lequel notre espace actuel est désormais menacé par une inquiétante alternative technologique . Il s’agit, en effet, d’un degré jamais atteint par le capital dans sa dynamique d’exploitation, puisque le projet est de délocaliser l’espace de nos vies de leur environnement organique vers l’artificialité d’une image construite de A à Z. Ce n’est en rien une façon naïve de fuir la nature polluée afin d’y gagner l’espace « pur » de l’image. Ce n’est pas non plus l’idée d’une maison « de rêve » dans laquelle nous pourrions vivre une vie parallèle idéale, mais une proposition sérieuse, reposant sur l’alliance déjà bien établie du capital et de la technologie pour générer un nouvel espace socio-économique. C’est ainsi que, ces jours-ci, le rappeur américain Snoop Dogg, en collaboration avec la plateforme The Sandbox, a lancé son propre Metavers, et bien sûr, immédiatement après, quelqu’un a décidé d’acheter un terrain virtuel à côté de la maison virtuelle où vit la version virtuelle de Snoop Dogg. Le terrain a été vendu en NFTs pour 450 000 $ ! Malgré les apparences, on est loin du jeu du Monopoly ! C’est au contraire la preuve que la virtualité de Metavers a désormais son mode d’authentification, qui lui donne qualité et valeur économiques bien réelles : il faut payer très cher pour accéder à cet espace dans l’image. Mais n’est-il pas insensé de dépenser tant d’argent pour des parcelles de terrain qui n’existent pas ? Est-ce une nouvelle forme d’économie, cet investissement dans ce qui n’existe pas ? Il ne faut pas oublier que la première œuvre d’art numérique (dont l’original n’existe pas), a été récemment achetée aux enchères pour 70 millions d’euros en NFTs et s’est ainsi classée troisième entre les plus chères d’un artiste vivant. Quand tout peut devenir image, et même l’espace dans lequel nous tentons de vivre, nous voici définitivement entrés dans le processus dystopique d’un monde-écran. Il faut se souvenir du tracking pixel, cette image numérique vide, qui ne sert qu’à la surveillance. Car, à l’opposé de cette image miniature interdite d’imagination, il y a maintenant le metavers qui, en tant que réalité virtuelle augmentée, est la promesse technologique que nous pouvons déplacer nos existences dans l’image de l’espace. Ce n’est plus la vie dans l’espace mais la vie dans l’image de l’espace. Mais quels en sont les avantages ? Au-delà de la fausse assurance de posséder finalement « l’espace personnalisé » que le capital ne cesse pourtant de nous vendre, se pose une question : dans cette image de l’espace, que reste-t-il de l’air respirable qui, en raison de sa transparence, ne peut être soumis aux processus de la visualisation? Étrange asphyxie programmée en train de devenir l’idéal de vie qui s’achète à prix d’or.  
 

« NOUS VOICI ENTRÉS DANS LE PROCESSUS DYSTOPIQUE D’UN MONDE-ÉCRAN. »

 

Dans Ceci tuera cela, vous évoquez l’acharnement des vedettes de l’art contemporain à s’en prendre à l’idée même d’original. Elles n’en sont pas moins pointilleuses sur le droit d’auteur. Que pensez-vous des NFTs ? 
Le récent avènement de « l’art numérique », consacré par cette même vente aux enchères d’une œuvre se réduisant – il faut y insister – à l’assemblage de 5000 images interchangeables, est l’événement qui a établi la définitive équivalence de l’image et de l’argent. Son prix record pour un artiste vivant en dit long sur le sérieux de la chose, rendue possible grâce à la blockchain, nouvelle technologie d’authentification des cryptomonnaies et à l’origine des NFTs. C’est-à-dire ces « jetons non fongibles » qui sont, pour les objets numériques, l’équivalent de titres de propriété. Ce qui change tout. Car s’ensuit l’inverse de la thèse développée par Walter Benjamin en 1936, dans L’Œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique, selon laquelle la technologie détruit l’aura de l’œuvre d’art originale qu’elle reproduit. Aujourd’hui, c’est au contraire la technologie qui produit l’original, dans la mesure où, grâce à la transaction par NFTs, assurée par la blockchain, n’importe quelle image numérisée peut être convertie en original. Véritable retournement, au cours duquel l’aura de l’original devient l’aura de l’argent. À cet égard, on peut mesurer quel a été le rôle pédagogique de l’art dit contemporain, quand, depuis des années, ses vedettes (de Kapoor à Banksy en passant par Damien Hirst) ont systématiquement travaillé à anéantir autant l’original lui-même que la notion de matérialité qui en était l’essence. Tel est le sens de la simili-destruction de La Petite fille au ballon à laquelle Banksy, le 5 octobre 2018, sur le lieu même de sa mise en vente, fait assister le monde entier, après qu’un mécanisme déchiqueteur installé dans le cadre du tableau a été déclenché avec le début des enchères. Immédiatement la scène devient virale. Et si les représentants de Sotheby’s, comme les critiques d’art, déclarent aussitôt que, de ce fait, Banksy n’a pas détruit une œuvre mais en a créé une nouvelle, d’ailleurs acquise le double de l’estimation initiale, il est évident qu’il ne s’agit nullement de cela. Mais de la transformation d’une image d’avant la dictature de la visibilité en son fantôme désormais exclusivement défini par le nombre de ses visionnages. À commencer par ceux des trois millions de spectateurs qui se sont trouvés être les témoins-acteurs de ce dépeçage numérique de l’image, considéré comme le nec plus ultra de l’art contemporain. Il n’est en effet aucun des artistes en vue qui n’ait proposé sa dématérialisation de l’image, dont récemment celle de la banane de Cattelan, devenue aussitôt virale et vendue 120 000 euros avant même d’être dévorée, constitue un sommet. Je soulignerais enfin que chacun de ces « événements artistiques » est indissociable de ses conditions de vente, car celles-ci sont devenues à la fois le sujet et l’objet de cet « art des vainqueurs pour les vainqueurs » – comme l’a justement défini le critique d’art Wolfgang Ullrich. À ce point qu’il s’agirait même de sa seule et unique raison d’être, tel le rite célébrant l’asservissement de l’image à la toute-puissance de l’argent. 

Les textes de Guy Debord décrivaient bien les années 1980-1990. Les trouvez-vous pertinents pour 2021 ?
Sans doute son analyse de la deuxième moitié du XXème siècle est-elle des plus pertinentes. Mais il est évident que la progressive adéquation de la dynamique exponentielle du capital à celle de la technologie numérique a rendu sa critique en partie obsolète, compte tenu du nouveau statut de l’image, sur lequel Juri Armanda et moi avons justement insisté en parlant « d’image distributive ». À savoir qu’à partir du moment où la technologie numérique a permis de distribuer l’image aussitôt produite, comme ce fut le cas avec les smartphones, celle-ci est immédiatement devenue la chose des algorithmes qui en a fait la proie du nombre, en même temps que l’agent du capital. Changement radical : désormais, l’image ne montre plus, elle se montre, pour faire de chacun de ses regardeurs à la fois un objet de profit et un objet de surveillance. En résulte une nouvelle économie du regard, devenu une énergie infiniment plus précieuse que le pétrole parce que infiniment renouvelable. Tel le ver à l’intérieur du fruit, le nombre s’est installé au cœur de l’image, jusqu’à y anéantir toute trace d’imagination en même temps que toute négativité. Nous ne vivons plus dans le « spectacle » défini par Debord en 1967, pas plus que dans le « spectaculaire intégré » qu’en 1988 il voyait résulter de la convergence du « spectaculaire concentré » des régimes autoritaires et du « spectaculaire diffus » de la société de consommation. Il n’y a même plus de spectacle, aujourd’hui que nous sommes assiégés par des milliards d’images nous livrant au contrôle grandissant qui s’en nourrit, autant grâce au regard sans yeux du eye tracking, qu’à l’image invisible du tracking pixel. Nous sommes beaucoup plus près de la vision d’un Günter Anders qui, dès 1956, s’en prenant aux médias, annonçait que « le monde a disparu en tant que tel ». 

Que retenez-vous des écrits surréalistes et d’André Breton ?  
Même si Debord doit énormément au surréalisme, son désir de maîtrise l’aura tenu éloigné du pari fou qu’a été celui de Breton, comme de la plupart de ceux qu’il a su réunir, chacun d’eux poursuivant son rêve, jusqu’à y risquer corps et biens. Je suis persuadée qu’il n’y a pas de poésie en dehors de cette façon d’être, partant de la plus humaine des révoltes devant l’immensité des désirs que chacun porte en soi, et le peu que ce monde nous permet de vivre. Cette conscience tragique, chaque adolescent la perçoit au fond de lui, pour peu qu’il n’ait pas encore accepté de se conformer à l’ordre des choses. Mais c’est Rimbaud qui, le premier, en dit l’importance, en déclarant en 1871 que désormais « la poésie ne rythmera plus l’action, elle sera en avant ». Renversement de perspective : la poésie y est affirmée comme le plus haut degré de conscience de ce qui se joue entre le rien et l’infini, pour révéler qu’un mot, un regard, un geste… sont parfois à même de répondre, ne serait-ce qu’un instant, à cette « soif insatiable de l’infini » dont parle Lautréamont . Il revient à Breton, et au surréalisme, d’avoir tout mis en œuvre pour ne pas en démériter. Tout le reste est anecdote…

Vous préparez une rétrospective Toyen au Musée d’art moderne de Paris. Cette peintre surréaliste, par son refus de se conformer aux canons en vigueur, semble devancer l’époque actuelle et pourtant, elle en est l’antithèse. 
À commencer par le fait que Toyen a dit et répété qu’elle n’était pas peintre, et encore moins une femme peintre. Ne cédant jamais sur sa révolte ni sur ses rêves, elle ne s’est jamais laissé arrêter par rien de ce qui assigne à résidence genre, rôle, idéologie… On ne peut imaginer personne plus à l’opposé de toutes les caricatures de liberté dont nous gratifie l’actuelle marchandisation de l’éthique. Comme Rimbaud, elle est ailleurs. Singulière en tout, elle a fait de sa vie un voyage en haute mer, au cours duquel la peinture lui a été prétexte de s’aventurer dans les continuelles mouvances de la représentation, et plus particulièrement celles de la nuit amoureuse à travers ce qui lie le désir et l’invention de la liberté. Il est temps de découvrir son regard visionnaire.

Vous êtes toujours en quête du merveilleux ?
Si le propre du merveilleux est de se manifester où et quand on s’y attend le moins, c’est toujours au plus loin des lieux de pouvoir, comme de là où se presse le monde. De toute façon, il s’agit d’une forme inespérée de la liberté. C’est à chacun de vouloir ou non le découvrir.


Ceci tuera cela
, avec Juri Armanda, Stock, 306 pages, 20 €
Et un long entretien dans le 1er numéro de la revue Brasero (L’Échappée, 22 €)


Entretien Bertrand Burgalat