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Faut-il démarrer sa journée de winner à 3h45 du mat’ ?

se lever tôt

 TRAVAILLER MIEUX… POUR GAGNER PAREIL 

Êtes-vous plutôt du matin ou du bout de la nuit ? Vous rêvez de démarrer votre journée de winner à 3 heures ? Quitte à tomber épuisé de fatigue à 18 heures… Notre cobaye a testé.

« Les gens se lèvent, ils sont brimés. C’est l’heure où je vais me coucher. Il est cinq heures, Paris se lève. Il est 5 heures, Paris s’éveille… Il est 5 heures, je n’ai pas sommeil… ». Il y a dix ans, j’aurais tenté de vous convaincre que Jacques Dutronc devrait lancer son magazine lifestyle alliant élégance et attitude, autour d’un cocktail chez Castel ou au Baron. Je ne jurais que par la nuit, ses créatures interlopes, ses rencontres aléatoires et ses réveils à la Christophe.

Puis, comme des millions d’êtres vivants en quête d’un miracle, j’ai délaissé David Guetta pour un gourou moins chevelu, Hal Elrod. Hal ? Il est le phare dans la nuit que beaucoup ont suivi dès la sortie du best-seller mondial de 2012, Miracle Morning : Tout se joue avant huit heures. Avant huit heures ? Je vous entends déjà vous plaindre : « Mais huit heures, c’est l’heure de mon réveil ! » Personne ne veut d’une vie de moine, personne ne veut se coucher avec les poules, personne ne veut d’un travail où sa présence est requise à 8 heures au bureau.À moins de vouloir réaliser un rêve…

 Vous voici lancé sur la route du succès !

En 2018, Hal Elrod sort son quatrième ouvrage, sa méthode ultime, Miracle Millionnaire. Pourquoi tout tient-il du miracle chez lui ? Probablement parce que le néo-gourou revient de loin.

En 1999, à 20 ans, il est heurté par un camion qui roulait à plus de 100 à l’heure. Les secours n’arrivent pas à sortir Hal, alors vendeur de couteaux, de sa voiture. Ce n’est qu’au bout d’une heure que les pompiers réussiront à l’extraire de la carcasse : il est déclaré mort pendant six minutes.

« La pression de l’épave me maintenait en vie. Dès qu’ils l’ont retirée, j’ai perdu tellement de sang que je suis mort », témoigne-t-il. S’ensuivent six jours de coma, un diagnostic qui l’annonce paraplégique à vie… et un best-seller pour prendre la vie du bon côté, en 2006. Défiant les pronostics des médecins, l’homme remarche et court même des ultra-marathons. C’est la règle des 5 minutes qui le maintient en vie et concentré sur ses objectifs : « Je m’autorise à me plaindre et à m’apitoyer sur mon sort pendant 5 minutes maximum, puis je reprends la bataille ».

Mais malgré sa volonté de fer, sa nouvelle activité de coach en développement personnel marque un temps d’arrêt, comme l’ensemble de l’économie mondiale en 2008. Surendetté, l’auteur californien fait son comeback en développant la « méthode Miracle Morning ».

Pour sortir de la crise (économique ou existentielle – en fonction de votre compte en banque), l’auteur propose une méthode structurée qui nous permettrait de réussir notre journée dès les premières heures, avant même le lever du soleil.

Elrod recommande six habitudes à mettre en place dès le réveil, plutôt vers 5 ou 6 heures du matin. Bien packagées, ces habitudes matinales ou « morning routines » s’intitulent les « life S.A.V.E.R.S » : S pour Silence (la méditation), A pour Affirmations (dire à voix haute ce que vous voulez être et vos valeurs), V pour Visualisation (concentrer votre pensée sur votre objectif comme Jim Carrey ou Oprah Winfrey), E pour Exercice physique, R pour Read, la lecture, et enfin S pour Scribing, l’écriture – ou le « journaling » comme on dit chez Elle. Consacrez 10 minutes de votre première heure à chaque activité, et vous voici lancé sur la route du succès… 

Je me suis bien amusé à lire les témoignages des francophones sur la page Facebook du Miracle Morning. Les gens sont motivés, ils écrivent des livres, se remettent au sport, en profitent pour découvrir les bienfaits de la méditation matinale. Beaucoup confessent en privé des addictions, et le Miracle Morning est une thérapie de choc comme une autre pour eux. Certains sont des « survivants », la terminologie utilisée pour parler des patients qui ont vaincu un cancer. Comme au crossfit, la puissance et les encouragements du collectif donnent envie de s’accrocher. Mais dans le miroir, mes cernes sont réelles. Ma mauvaise humeur à partir de midi, palpable. Ma vie sociale nocturne : inexistante. Et j’entends des grognements dans le lit quand le réveil sonne aux aurores.

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J’aurais pu vous raconter comment mettre en place progressivement les S.A.V.E.R.S dans votre quotidien, et vous présenter les réserves émises par le corps médical sur cette méthode révolutionnaire, mais il est 22h30 heures et je dois me coucher car demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, le réveil ne me fera aucun cadeau…

Sélim Niederhoffer