Vu dans La Petite Dernière (Hafsia Herzi), Les Sentinelles (Thierry Poiraud et Édouard Salier), et Le monde magique de Jérôme Commandeur (Canal +) Vincent Pasdermadjian jongle désormais entre le jeu, la réalisation et la musique.
Avant ta carrière d’acteur, tu as fait les Beaux-Arts de Marseille. Comment as-tu tracé une ligne entre ces deux disciplines ?
Vincent Pasdermadjian : Aux Beaux-Arts, je me mettais déjà en scène dans des performances vidéo. J’ai tourné dans un premier film, ça m’a plu et j’ai eu envie de continuer. J’y ai trouvé une plus grande liberté d’expression que quand j’étais avec mon pinceau face à ma toile. Avec le cinéma, on nous propose de raconter l’histoire des autres. Cette ouverture-là m’a plu.
Tu as participé à Une nuit d’été, un court-métrage pour Hermès. Avec une mère d’abord styliste-modéliste, quel rapport entretiens-tu avec la mode ?
J’ai grandi dans le vêtement. Ma mère avait toujours une machine à coudre et elle faisait plein de créations pour mon frère jumeau, ma grande sœur et moi. On se déguisait tout le temps tous les trois, on jouait des personnages et on se filmait avec nos vieux téléphones.
L’année dernière, tu as réalisé Kiss, un court-métrage de huit minutes. Pourquoi passer de l’autre côté de la caméra ?
J’aime raconter les histoires des autres, mais j’ai aussi besoin de raconter mes propres histoires. Pour ça, la réalisation, c’est le bon outil. Les références que j’ai engrangées aux Beaux-Arts reviennent beaucoup dans mes réalisations. Une image se compose de la même manière en peinture qu’en vidéo. Imaginer des scènes, ça rejoint le travail de recherches que je faisais pendant mes études. Je prépare mon prochain court-métrage, Au-delà des battements, sur un format de 20 minutes. On suit deux jumeaux de 15 ans dans leur quête identitaire à travers un drame familial.
À la suite de ton rôle dans La Petite Dernière, tu as foulé le tapis rouge du Festival de Cannes. Quels sont tes prochains projets ?
Je joue dans Loups-Garous 2 (Netflix), un long-métrage avec Jean Reno et Franck Dubosc. On tourne cet été. Ensuite, on reprend Les Sentinelles, en automne, pour la saison 2. Je joue toujours le personnage de Henri, l’adjoint de Marthe, interprétée par Pauline Étienne. Je développe aussi un EP de 5 chansons sur vinyle, Premières notes, prévu pour le début d’été. Je travaille avec Pierre Flanelle, qui a composé la musique de mon premier court-métrage. On va y mettre une sérigraphie réalisée par Aïtor Temporelli, dit « Postit ». Ce projet regroupe vraiment tous les médiums que j’utilise pour m’exprimer.
Par Klervia Lelong
Photo Margot Berard




