PAUL IN PARIS

Paul Forman 

Depuis qu’il a rejoint le casting de Emily in Paris, en y incarnant le richissime beau gosse Nicolas de Léon, on ne loupe plus un épisode. Charmeur, classe et lettré, le Franco-Britannique Paul Forman est passé nous voir pour nous offrir une masterclass de style.

Tu es devenu superstar du jour au lendemain en intégrant, en 2022, la saison 3 de Emily in Paris, série dans laquelle tu joues Nicolas de Léon, l’héritier d’une dynastie de milliardaires de la mode. Comment préserves-tu ton équilibre en faisant partie d’un show aussi suivi ?
Paul Forman : Tout d’abord, je vis mon rêve, et j’en suis conscient et reconnaissant. On appelle ça « jouer » pour une raison : sur Emily in Paris, j’ai vraiment l’impression de m’amuser tout en travaillant. Bien sûr, le rythme peut être intense, mais avec le temps, on trouve son équilibre. Quant à la notoriété, j’essaie de ne pas engager mon ego. Ce qui compte, ce sont les choses simples : mon café du coin, mes amis, le sport… Ces petits rituels me permettent de rester ancré et de ne pas me laisser définir par le regard extérieur.

Et comment as-tu rejoint Emily in Paris ?
Tout est allé très vite. J’ai envoyé mon audition un mardi. Le mercredi, j’avais un rendez-vous sur Zoom avec Darren Starr (créateur de la série, ndlr), le casting et l’équipe de Netflix. Le lundi suivant, j’étais à Paris ! Ma vie a changé en une semaine.

Comment décrire ce Nicolas ?
Je tenais à éviter toute forme de stéréotype. Il était décrit comme étant « milliardaire à la tête d’une marque », mais au-delà du statut, c’est un être humain, avec ses émotions et ses silences. J’ai travaillé sur ce qu’il ne dit pas, ce côté presque anti-héros au départ. Et surtout, le personnage évolue et se réinvente au fil des saisons, ce qui est rare.

À quel moment t’es-tu dit que comédien pouvait devenir ton métier ?
Je ne savais même pas que c’était une option, je n’avais aucune connexion avec ce milieu. Et puis, juste après l’université (des études de mathématiques à l’université d’Exeter, ndlr), j’ai eu la chance d’intégrer la Drama Studio London. C’est là que j’ai commencé à envisager la comédie comme un véritable métier.

Tu avais déjà fait du théâtre à Exeter ?
Oui, pour des raisons assez mauvaises au départ : j’avais un crush sur quelqu’un qui faisait partie de la troupe de l’université. Une fois inscrit, tout a changé. Je suis tombé amoureux du théâtre. D’un coup, tout s’est connecté dans ma vie !

Ta mère est française, ton père est anglais, et tu as grandi à Londres. Est-ce vrai qu’on a une personnalité différente selon la langue parlée ?
Oui, clairement ! Quand je joue au foot, je suis très français : beaucoup de jurons, beaucoup d’émotions. J’aime cette expressivité. En anglais, je suis plus réservé, plus composé, un peu « awkward ». C’est un mélange des deux qui me définit.

Tu parles souvent de ton envie de prendre des risques artistiques.
J’admire les réalisateurs qui prennent des risques, et je veux faire la même chose. C’est la raison pour laquelle j’écris (sa pièce de théâtre Raindrops, ndlr). J’ai envie de me surprendre, et de surprendre les autres.


Par
Max Malnuit & Lou Madamour
Photos Sacha Luisada