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MARIE KLOCK : LE NOUVEAU COBAYE DE VICE !

MARIE KLOCK

Soyons honnêtes, on est toujours prompts à éviter le petit commerce mal noté sur internet. Mais a-t-on bien raison? Pour VICE TV, la journaliste Marie Klock a donné de sa personne et est allée tester ces professionnels notés une étoile – ou moins. Entre deux épisodes, elle répond à nos questions.

Il parait que les coiffeurs et toi, c’est une histoire compliquée. C’était pas trop difficile d’être allé tester un salon mal noté ?
Marie Klock :
J’ai accepté de faire le cobaye pour voir si la réalité correspondait à la réputation en ligne des commerces… J’ai signé pour ça. Et puis, ce n’était pas si terrible même si ça ne ressemblait absolument pas à ce que j’ai demandé.

Tu peux nous donner plus de détails sur ce nouveau programme de VICE TV, À la Bonne étoile ?
On va rendre visite à des commerçants, des gens qui proposent différents types de services et on se base sur les plateformes de notation en ligne, Google, Tripadvisor, Yelp… On va voir ceux qui ont des commentaires un peu salés et on teste nous-mêmes.

Qu’est ce qui t’as plu dans ce projet proposé par VICE TV ?
La déconne (rires) ! Qui plus est, j’ai souvent été confrontée, comme tout le monde, à la notation. C’est un réflexe basique : lorsqu’on cherche un resto, on regarde ce qu’il y a dans son quartier et on choisit celui qui a la meilleure note.

Aurais-tu une anecdote de tournage à nous raconter ?
Pour un épisode, je suis allée voir un comportementaliste canin qui, très ouvertement, assumait tout ce qui se disait dans les commentaires : « Oui, j’ai dit un jour à cette femme qu’elle sentait mauvais, eh bien oui, elle  sentait mauvais… Qu’est-ce que vous voulez que jevousdise!»

Et c’était quoi la pire expérience ? J’ai l’impression que l’épilation c’était pas facile, non ?
C’est l’expérience que je redoutais le plus. Je ne pratique pas ça et… je ne le repratiquerai probablement pas ! Mais je n’ai pas eu de très mauvaise expérience encore. Je ne me suis pas fait rudoyer ou passer à tabac…

Est-ce qu’il y a d’autres professionnels que tu aimerais rencontrer pour de futurs épisodes (s’il y a une saison 2) ?
Dans l’absolu, j’aimerais sortir un peu plus de Paris. J’ai consulté une voyante numérologue à Lille et c’était chouette de sortir de la région parisienne, parce que la France est un beau pays ! Sinon, j’ai le voeu secret de tenter un parc d’attraction un peu décrépit, ou bien un petit musée local avec des reconstitutions et des mannequins miteux.

Comment les commerçants que tu as interrogés ont réagi lorsque tu leur parlais de leurs critiques ?
Globalement, il y a souvent un petit moment de crispation à ce moment-là de l’émission. Mais pour l’instant personne n’a refusé d’en parler. Ils sont au courant qu’on s’intéresse à la réputation en ligne des commerces. Ce sont souvent des gens qui ont des personnalités particulières ou qui ne sont pas doués pour s’occuper de leurs réseaux sociaux. Mais qui sont de bons artisans ! Enfin, plus ou moins…

Tu as testé de nombreux services (coiffeur, cours de rock, restaurateur…) et rencontré différents profils. À quel point le système de notation les touche ?
Tout dépend… Il y a des cas de figure. Certains sont grandes gueules, ils se confrontent aux commentaires sans honte. Mais d’autres sont apparement attaqués par des sortes de ligues, des gens de la même profession qui laissent, avec des comptes anonymes, des commentaires désobligeants. C’est assez varié.

Tu as pu te rendre compte des effets de la notation sur les humains derrière les noms des commerces et services. C’est un peu comme passer de l’autre côté du miroir finalement…
Complètement. C’est vrai qu’il y a toujours un gros facteur d’incertitude quand tu vas là-bas : qu’est-ce qui est leur vraie prestation et qu’est-ce qu’ils ont amélioré pour le tournage. Une hypnothérapeute, lorsque nous sommes arrivés, était en talons aiguilles, robe rouge hyper moulante, sexy et surmaquillée ! Certains vont faire des efforts particuliers : c’est aussi l’occasion pour eux de montrer ce qu’ils savent vraiment faire.

Tu avais l’habitude de noter les services avant ? (Uber, hôtels, restaurants, services de livraison, etc.) Et maintenant ?
Jamais non. C’est quelque chose que je trouve malsain et atroce. Le seul commentaire que j’ai laissé sur Google c’est lorsque je me suis fait maltraiter dans un bar à San Francisco parce que j’étais la seule touriste. Mais ça ne me viendrait jamais à l’idée d’aller saquer un coiffeur juste parce que ma coupe est ratée, je pleure dans mon coin et ça me conforte dans ma détestation des coiffeurs.

Après cette émission, es-tu plus ou moins encline à faire confiance aux avis que l’on peut trouver sur internet ?
Plutôt moins que plus. Concrètement, ça vérifie ce qu’on suppose déjà : quand les gens ont eu une vraie bonne expérience, il ne vont pas le dire. Mais il faut prendre un peu le risque d’aller voir par soi-même aussi. Et si tu n’as pas bien mangé, tu ne vas pas en mourir !

Et sinon est-ce que tu travailles sur d’autres projets dont tu peux nous parler ?
J’ai toujours fait mille choses en même temps. Depuis le mois de mars j’écris pour Libé. Mais sinon, je fais beaucoup de musique, j’ai sorti un disque en mai. Des liens se dessinent doucement entre ma musique et mes autres activités. Sur mon disque, je montre mon cul, dans cette émission pour VICE TV aussi… il y a une forme de cohérence.

À la Bonne étoile, du jeudi 29 octobre au 26 novembre 2020 à 22h30 sur VICE TV.
Disponible en replay sur MyCanal.


Par Violaine Epitalon