Raoul Vignal est-il l’espoir du folk français ?

Tiens, un disque de musique douce. Peut-on raisonnablement, en 2017, se prénommer Raoul et jouer du folk ? Peut-on décemment se nommer Vignal et enregistrer un album à Berlin avec l’ingénieur du son Martin J. Fiedler (l’écorché vif Josh T. Pearson, Snake Fuzz Moan) ? Il semblerait qu’un Lyonnais ait décidé de répondre positivement à ces épineuses questions. Ceux qui comme moi ont tendance à penser que les albums de folk post-2000 font rimer pénibilité et extrême beauté plus que de raison devraient en être pour leurs frais. De « Hazy Days » à « Shadows » en passant par « One », l’ami Raoul aligne les chialades mélancoliques. Vignal, ou la pureté de l’épure.

RAOUL VIGNAL, THE SILVER VEIL, (TALITRES) ⭐️⭐️⭐️






ALBERT POTIRON