LE RENDEZ-VOUS DE L’ÉTÉ : ACTION, ARMES ET AMITIÉ… 

the terminal list

C’est la série événement de cet été, présentée par le géant du streaming, Prime Video : The Terminal List nous offre une plongée dans une conspiration terriblement actuelle. Le comédien Taylor Kitsch, le réal’ Antoine Fuqua et le showrunner David DiGilio, nous dévoilent les rouages de cette fiction à part. 

« Supprimer tout ce qui faisait Hollywood. » Transformer le classique militaire américain en un héros plus complexe et loin du cliché, tel était le projet de l’acteur et producteur Chris Pratt, à l’origine de l’adaptation du roman de Jack Carr, The Terminal List, en série (au passage propulsé numéro un des ventes sur Amazon à la sortie du show). « Il y a une vraie tendance à faire des Navy SEALS des superhéros au cinéma. C’était important pour moi de faire l’inverse avec ce personnage. » Si le thème de cette nouvelle création Prime Video, dont les huit épisodes sont disponibles depuis le 1er juillet, n’est pas nouveau sur nos écrans (souvenez-nous d’American Sniper de Clint Eastwood, apogée du tireur le plus létal des États-Unis, héros au pays de l’Oncle Sam, mais aussi Zero Dark Thirty de Kathryn Bigelow dans lequel Pratt incarnait déjà un Navy SEAL), son traitement narratif fait la différence. Le secret de la réussite du trio gagnant à la tête de la série, Chris Pratt, Antoine Fuqua (le réal’ du premier épisode) et David DiGilio (showrunner star) ? La « cinévision » – contraction de « cinéma » et « télévision » – ou l’art d’emprunter les codes du cinéma et de les appliquer à la télévision, comme le résume Chris Pratt. « On a gardé le programme d’une série télévisée, mais couplé à une ambition cinématographique. » Pour l’accompagner, l’acteur a constitué un cast d’environ 80 % d’anciens Navy SEALS, mais surtout le comédien canadien Taylor Kitsch. Parfait dans son rôle de Ben Edwards, meilleur ami du personnage de Chris Pratt et ex-soldat rebelle, Kitsch réaffirme son statut d’acteur chouchou des plateformes de streaming après un retour déjà très remarqué dans True Detective, en 2015. En bref, si The Terminal List se consomme sans modération, la série est de celles qui se regardent en deux temps. Un temps pour profiter d’une séance de huit épisodes hyper testostéronés (armée d’action men, explosions et armes à gogo sont évidemment au rendez-vous) et un temps pour comprendre la profondeur de personnages que Chris Pratt résume encore le mieux, « immoraux, normaux et terriblement authentiques. » 


Par
Margot Ruyter