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[ARCHIVE TECHNIKART] : L’INTERVIEW FASHION D’ISABELLE BALKANY

isabelle balkany technikart

On a connu Bonnie cherchant Clyde aux portes du pénitencier, Winnie attendant Nelson à sa sortie de Robben Island… Et aujourd’hui, la plus stylée de toutes : Isabelle Balkany attendant Patoche devant le 42 rue de la Santé. Témoignage looké. 

Mercredi 12 février 2020, Paris 14ème. Ayant appris que son mari Patrick allait être remis en liberté (l’ex-maire de Levallois-Perret, condamné pour fraude fiscale, est relâché pour raison de santé), Isabelle Balkany débarque à la prison de la Santé sur les chapeaux de roues. Accompagnée du fiston Alexandre et de l’avocat Romain Dieudonné, tous deux restés dans l’auto, Isa se pose sur le capot de sa Clubman Mini. Son mari, au bout du fil, la regarde en direct à la télévision. « Mamisa » (surnom donné par ses petits enfants) tiendra devant une foule de journalistes séduits un direct sans filtre de plusieurs heures – dont ce cliché d’anthologie (déjà encadré au bureau avec la mention « C’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule »), pris par le journaliste Boris Kharlamoff, est le point de départ… 
Tout y est, la posture pleine d’assurance, la tête haute coiffée de lunettes à verre semi-fumés, une colorimétrie idéale, et surtout cette coupe d’enfer à la Rod Stewart. « C’est une de nos conseillères municipales qui m’a coupé les cheveux » dévoile-t-elle à Technikart. Isabelle sait se parer d’un look de winner pour pas grand-chose ou presque.

Bonjour madame le maire. Il paraît que vous vous habillez uniquement en Uniqlo ?
Isabellle Balkany : Pas exactement ! J’ai deux fournisseurs à So Ouest (le grand centre commercial de Levallois-Perret, ndlr), où je m’habille entièrement : Uniqlo et H&M. Un petit cocktail des deux, mais surtout Uniqlo. Je suis très très frileuse, je suis une fille du sud, d’au-delà de la méditerranée, et depuis que je suis toute petite je suis très sensible au froid, et ça s’est aggravé quand on m’a enlevé la thyroide, c’est formidable parce que chez Uniqlo, ils ont créé un concept, Heat-Tech, c’est du Damar revu et corrigé, avec un autre look et des prix très intéressant, donc j’accumule des couches de tee-shirts, de pulls à col-roulé et de leggings dans cette collection pour frileux. Et les doudounes finissent la pelure de l’oignon ! 

Vous avez des doudounes de toutes les couleurs ?
Ils font un truc formidable chez Uniqlo : tous les 15 jours, il y a des vêtements qui sont soldés, ça me permet effectivement d’en acheter de plusieurs couleurs, et je ne peux plus m’en passer.

Vos bottes aussi ?
Non, ça c’est la Halle aux chaussures, elles étaient en promo’. 

Vous n’êtes pas adepte de marques de luxe, madame Balkany ?
Ce n’est pas du tout mon style, et c’est d’ailleurs rigolo, un de mes petits-fils avait besoin de baskets, et c’est lui qui a vu ces bottes, et qui m’a dit « regarde, elles sont formidable, elles sont à 10 euros ». Il y avait des bleus et des marrons et donc nous sommes ressortis avec une paire de baskets pour lui et deux paires de bottes.

Et pour avoir cette coupe à la Rod Stewart, vous allez chez qui ?
C’est une de nos conseillères municipales qui m’a gentiment coupé les cheveux – avant, ils allaient dans tous les sens.

Cette photo de vous devant la Santé aurait pu faire une pochette de Johnny, non ?
Je ne me compare pas à Johnny, qui a été mon frère, mon ami, pendant 50 ans, que j’aime tendrement. Quand je l’ai connu, j’avais 18 ans.

Vous l’avez connu alors que vous bossiez à Europe 1. 
Oui, je me suis d’ailleurs trimbalée pendant des années avec un Nagra (un enregistreur, ndlr). On a du me poser une prothèse dans l’épaule gauche, ils étaient si lourds ! Maintenant ils pèsent 200 grammes.

Et vous fumez quoi, comme marque de clopes ?
Je fume ce que mon mari déclare être du foin, des Philip Morris White Star, on les trouve dans les bureaux de tabac en France mais nulle part ailleurs.

Et vos lunettes ?
Elles viennent de chez Michael Levy à Levallois (Win Optic, ndlr)

Vous achetez tout local…  
Tout ! Je suis une vrai « locavore ! » 

La Cour d’appel de Paris rendra son verdict sur le volet « blanchiment » du dossier Balkany le 22 avril.



Par Jean-Baptiste Chiara dans Technikart N°239 paru en Mars 2020

Photo : Boris Kharlamoff

Technikart 239 Sebastien tellier