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Technikart mademoiselle: are you special?

mademoiselle"Moi je voudrais bien savoir comment es-tu so special ?" lance Karine à Soumaya après que cette dernière s'est offusquée des mots proférés par Natalie à son encontre.
Rappelez-vous : "Tu es spéciale, tu es magnifique Soumaya", avait-elle dit d'un ton étrange tout en plissant les yeux. Les trois femmes de l'émission les Vraies Housewives, diffusée il y a peu sur NT1, sont alors perdues. Elles ne se comprennent plus et vont passer les deux épisodes suivants à décortiquer ce mot, dans tous les contextes, voir ce qui se cache  l'intérieur pour finalement ne trouver aucune réponse et manquer s'entretuer dans la confusion.

Hormis le fait que je passe à la télé, de façon tout à fait impudique, pour partager le vide de ma vie (ce qui est, entre nous, tout à fait normal), que veut dire Natalie quand elle me traite de "spéciale" ?, se demande sans doute Soumaya.

Sors-tu du lot pour illuminer le monde, ou pour étaler ta médiocrité ? (Même en comité restreint...) Une chose est sûre, pour être spécial (+ ou -), il faut interagir avec son environnement (censé être normal), sinon, tout au plus, on est juste "particulier" et cela fait mauvais genre, surtout à la télé.

Adeline Grais-Cernea

 

Technikart Mademoiselle The Now is Forever issue

Mademoiselle_22_Couv_01Au sommaire :
Masscob, APC, Eastpak & Christopher Shannon, Persol, le Familistère de guise (Aisne), Just for Today par Benni Valsson , Teddy Smith par Christophe Kutner, Here and Now par Romain Bernardie James, The Last Days par Corinne Stoll, “The Now is Forever Play list” by The Brian Jonestown Massacre.

Les Américains sont mieux adaptés que nous au mood XXIe siècle : lorsqu’ils disent "nowhere", ils entendent "now here". Voilà pourquoi ils sont de si grands païens : ils s’entendent à jouir au jour le jour. Les kids européens aussi me direz vous traduisent "total pommé" par "ici et maintenant".

Vrai : ils sont nés dans un monde saturé des affects venus de l’empire américain — les slogans en anglais, le capitalisme sauvage et le touchant pragmatisme. Cool quoi. Mais heureux ?

Là-dessus l’écrivain G.K. Chesterton a déjà répondu : rien de plus monotone et mélancolique que la vie des sociétés païennes.

Pour preuve, pensez au gluant sentiment de vacuité après la fête. Écoutez Leonard Cohen chanter l’heure de la fin de party : "Looks like freedom but it feels like death / It’s something in between I guess / It’s closing time". Telle est la vie, now and forever, vissée au présent : something between la jubilation du carpe diem et la douce agonie de l’automne. Philippe Nassif

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