ALOÏSE SAUVAGE, FORCE TRANQUILLE, EN CONCERT AU BON MARCHÉ RIVE GAUCHE

ALOÏSE SAUVAGE

L’audacieuse chanteuse Aloïse Sauvage sera sur la scène du Bon Marché Rive Gauche le mardi 3 mai. Interview en avant-première. 

À l’occasion des 30 ans des Vieilles Charrues et des 170 ans du Bon Marché Rive Gauche, le grand magasin organise une série de concerts gratuits avec un warm-up inédit – l’exposition « Un Air d’Été, invité d’honneur Les Vieilles Charrues » est à retrouver en magasin, jusqu’au 19 juin.

Vous serez sur la scène du Bon Marché Rive Gauche le 3 mai. Que cela vous inspire-t-il ?
Aloïse Sauvage : J’ai tellement hâte de revenir sur scène après deux ans d’absence ! C’est en concert que la rencontre avec son public – et son futur public, lorsqu’il s’agit de festivals – est possible. Je crée des chansons pour pouvoir les interpréter sur scène, pour pouvoir partager ce qui me touche et espérer que cela fasse écho à toutes celles et ceux qui viendront m’écouter au Bon Marché Rive Gauche. 

Comment avez-vous évolué depuis vos premiers concerts ?
Disons que j’ai mûri et que je me suis affranchie de certaines peurs que je pouvais avoir au début. Je me sens donc encore plus libre. Ensuite, au niveau de la performance et de mon envie d’apporter sur scène certaines petites choses de mon passé d’acrobate, plus les salles seront grandes, plus mes visions artistiques pourront se concrétiser ; patience, donc !

Vous êtes passée par le Conservatoire et l’Académie des arts du cirque Fratellini. Que retenez-vous de ces formations dans vos métiers d’actrice et de chanteuse ?
Cela m’a apporté une vraie connaissance de mon corps avant tout… Disons que mon corps sait se mouvoir dans l’espace, sait jouer, sait lâcher prise, se contrôler. Tout cela me permet de voir les concerts comme des espaces de jeu aux multiples possibles.


Et quelle est la recette d’un bon concert ?
Des bonnes chansons, déjà ! Je pense ensuite, évidemment, à la connexion artiste-public, ces moments particuliers où tu ressens une symbiose très forte et une adhésion entière à ce que tu es en train de proposer : tout le monde se sent alors libre, plein de vie, d’émotions… 

Qu’essayez-vous de donner à vos fans lors d’une performance ? 
Dans l’énergie, j’espère apporter de la joie, l’envie de se battre, de s’assumer, de s’accepter, d’aller de l’avant. Je suis au service de mes chansons qui, je crois, racontent tout ça.






Vous allez jouer au Bon Marché Rive Gauche pour la première fois. Que représente ce lieu pour vous ?
À mes yeux, il symbolise une sorte de carrefour des marques tendances et des meilleurs « produits » de Paris.

Vous y préparez-vous différemment que pour un concert plus classique ?
Je me prépare à chaque fois de la même manière : proposer un concert unique à 100 % de mes capacités du jour, tout en m’adaptant aux paramètres techniques de l’espace qui m’est proposé. 

Et avez-vous prévu quelque chose de particulier pour ce concert à part ?
Pour ce retour sur scène, après deux années covidées, j’ai voulu quelque chose de simple et d’intimiste pour me (re)présenter aux personnes qui viendront me voir : pour ce faire, j’ai souhaité être accompagnée uniquement de mon batteur. Je veux être proche des gens, et physiquement, et musicalement. 

Que vous inspire le fait de sortir des endroits traditionnels pour un live ? 
En fait, j’ai toujours aimé investir des lieux qui ne sont pas destinés au premier abord aux concerts. Je trouve ça très amusant de jouer au Bon Marché Rive Gauche une fois le rideau baissé… J’ai l’impression de jouer dans un film !

Vous serez aux Vieilles Charrues le 15 juillet. Que vous inspire d’être tête d’affiche pour les 30 ans du festival ?
Une immense fierté et une réelle joie ! Je suis très contente aussi, car mon père habite depuis quelques années en Bretagne et c’est l’occasion pour moi de venir sur ses terres… 

Découvrez l’exposition « Un Air d’Été, invité d’honneur Les Vieilles Charrues » en magasin et sur le site internet, jusqu’au 19 juin


Entretien 
Margot Ruyter
Photo Alexandre Lasnier