« LA FEMME YSL BEAUTÉ ? AUDACIEUSE, LIBRE ET MODERNE ! »

femme ysl

Bonne nouvelle ! Yves Saint Laurent Beauté avec son projet documentaire Push The Boundaries, part à la rencontre de nos nouveaux talents. Avec l’agence La Chose, ils mettent en avant les mouvements créatifs incarnés par trois jeunes femmes qui n’ont de cesse de repousser leurs limites. Que ce soit BadGyal Cassie, danseuse chorégraphe professionnelle, Jasmine Asia gameuse ou Chloé Caillet DJ, elles ont toutes à cœur de représenter ce new age libéré de ses entraves. Technikart a suivi BadGyal Cassie qui nous raconte son parcours et son implication pour aider les jeunes femmes à prendre confiance en elles. Interview cadencée. 

Tu développes une masterclass pour 2022 qui cartonne en Europe et à l’international. Peux-tu nous en dire plus ? 
Cassie : Oui, c’est un nouveau format, une combinaison gagnante pour les jeunes et adultes où j’y associe les bienfaits de la danse africaine avec mes techniques de danseuse. On y trouvera des conférences talk sur la confiance en soi, et du développement personnel à travers la danse pour casser les barrières. Le but étant de donner confiance en ces personnes en leur permettant d’aller au bout de leur rêve. Et à la fin, nous mettons en pratique les cours avec une grande battle de danse. 

Que t’inspire le terme « Push The Boundaries » ? 
Je me sens personnellement impliquée parce que j’ai toujours dépassé les limites. Ça représente la femme que je suis et aussi la femme YSL Beauté, audacieuse, libre et moderne qui dictent ses propres rêves. Et je n’ai pas de limites, je n’ai que des rêves, je vis pleinement et ne me mets aucune barrière. C’est ce que j’ai envie d’inculquer aux nouvelles générations. Je pense que c’est pour ça qu’YSL et moi nous sommes rencontrés. 

C’est la raison pour laquelle YSL Beauté t’a contacté pour son projet ?
Absolument, j’ai créé ma propre communauté, en ne me mettant aucune limite, pour moi l’impossible n’existe pas. Je suis aujourd’hui danseuse professionnelle, j’en vis. Je suis arrivée en France très jeune, à 7 ans. Ça n’a pas toujours été facile, j’ai intégré une formation de trois ans dans le Hip Hop professionnel qui est reconnue dans le milieu de la danse urbaine. Après j’ai fait un ou deux castings uniquement mais je n’ai pas aimé leurs critères, en tant que femme noire ça a été compliqué pour moi. Je ne me reconnaissais pas dans leurs attentes d’où l’idée de voler de mes propres ailes. 

Comment es-tu devenue danseuse chorégraphe ?
On m’a toujours vu faire de la danse afro parce que c’est quelque chose qui a toujours été en moi. Et je me suis formée dans cette école parce qu’on m’a toujours reproché de ne pas avoir assez de technique. Et quand je voyais les hommes danser, ils avaient une technique que nous les femmes pensions ne pas avoir. C’était un challenge pour moi de changer cette vision là de la danse. Dans ce milieu, les gens adorent dire que telle chose n’est pas faisable ou trop compliquée pour les femmes. Je voulais donc casser les codes, et montrer que tout est possible en tant que femme. Mais en faisant cette formation je me suis perdue en tant que danseuse. Donc j’ai pris la décision de revenir chez moi en Centrafrique. Le fait de retrouver ma famille et mon pays m’a fait prendre conscience de ce que j’aimais vraiment. J’ai fait des vidéos de danses africaines sur place qui ont cartonné et m’ont rappelées que j’étais meilleure en étant moi-même. Mon but est de moderniser la danse africaine, de l’emmener à niveau autre que celui de la danse de mariage, de fête.

Comment a évolué la danse Hip Hop et afro (surtout pour les femmes) ? 
Les réseaux sociaux ont fait énormément évoluer la danse. On voit de plus en plus de femmes qui percent dans la danse. Et d’ailleurs nous sommes beaucoup de femmes dans le milieu afro. Le fait de voir autant de ces femmes cartonner et arriver jusqu’en Afrique c’est déjà énorme. Tout en sachant que là-bas leur rôle se cantonne à la maison et la garde des enfants. Donc ça redonne espoir à beaucoup de femmes et de danseuses qui n’ont pas les mêmes possibilités qu’en France. Et de mon côté je me suis toujours considérée comme une artiste et une danseuse, pas comme une femme. 

www.yslbeauty.fr  @badgyalCassie

 







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Par Margot Pannequin