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BEN ET BERTIE : UN TONIC POUR LES CONFINÉ(E)S

Ben & Bertie Show

Grande nouvelle : le Ben & Bertie Show de messieurs Burgalat et Forgeard revient chaque samedi soir sur YouTube. Retrouvez-les en direct à 21 heures pour une diffusion (avec « chat ») garantie de rendre votre confinement plus bath.

« Le coronavirus doit apprendre qu’à chaque confinement, il nous trouvera au travers de sa route. »


Votre 
Ben & Bertie Show est de nouveau visible chaque samedi soir à 20 heures. Comment le décrire à celles et ceux trop jeunes pour avoir connu sa première diffusion sur Paris Première en 2013 ?
Bertrand Burgalat : C’est ce que Benoît [Forgeard] appelle une fiction musicale : un mélange de comédie (faussement absurde mais qui parle en réalité de la société dans laquelle nous vivons) et de musique, jouée et filmée en direct. 

Quelles sont les émissions de la BBC ou de lORTF à avoir servi d’inspiration à la vôtre ? 
BB : Pour les Influences anglaises, les émissions de Peter Cook et Dudley Moore ainsi que les films de la série Carry On… où la même équipe d’acteurs apparaissait, à chaque épisode, dans un univers différent : antiquité, hôpital compagnie de taxis… Et pour l’ORTF, cela va de Jean-Christophe Averty à Cocoricocoboy en passant par les émissions spéciales de Michel Drucker sur le pont du porte-avions Clémenceau.

Vous mettez le show sur Youtube à raison dun épisode par semaine. Est-ce bien raisonnable de rediffuser ce programme alors que dautres artistes – M, Goldman, Chris Martin… – font leffort d’offrir des « live » inédits en direct de leur canapé 
BB : J’ai trop de respect pour le public pour lui infliger une performance inédite alors qu’il ne connait pas mes performances non-inédites.

Le show rassemblait des personnalités aussi différentes que Dick Rivers, le Klub des Loosers, AS Dragon, Marc Lavoine, Jean-Pierre Kalfon, Tony Allen, Elie Semoun… Qu’ont-elles en commun ?
BB : Nous cherchions à rebattre les cartes de la musique à la télévision, à sortir de la promo et de la fausse esthétique rock, bref nous voulions faire une émission de service public idéalisée, qui associe des artistes de générations, de styles et de notoriété différents. Il est paradoxal que ce soit une chaine privée, Paris Première, qui nous ait fait confiance.

Benoit Forgeard : Je me souviens que lorsque j’étais enfant, je passais des heures devant la télé. Je regardais défiler les thèmes et les gens les plus variés, de Télé Foot au Grand Echiquier. A l’époque, aimer à la fois Michel Sardou et Haroun Tazieff, Fabrice et Apostrophes, ne me posait aucun souci. C’est peut-être ça, le bonheur. N’accepter aucune niche.

Quel a été le « rider » le plus fou exigé par un des participants ?
BB : Tous les artistes qui sont venus ont été formidables alors que les contraintes matérielles et techniques étaient grandes : le fait de tourner en plans fixes, avec une ou deux caméras, obligeait parfois à rejouer le morceau alors que la prise était parfaite. Personne n’a fait de chichis. 

Ce « retour en 2013 » vous a-t-il donné des idées pour la suite ? Peut-on s’attendre à une nouvelle saison du show ? 
BB : Nous aimerions beaucoup mais c’était un travail colossal, effectué avec des moyens financiers ténus, et nous n’avions même pas le plaisir de pouvoir le montrer, puisque Paris Première n’a jamais réussi à être en clair sur la TNT. Reprendre Le Ben & Bertie Show ou faire une nouvelle émission de musique à la télévision dépend moins de nous que de nos interlocuteurs dans les chaines.

BF : Le coronavirus doit apprendre qu’à chaque confinement, il nous trouvera au travers de sa route.

https://m.youtube.com/user/TricatelVision


Entretien Violaine Epitalon & Laurence Rémila