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ZOÉ LENTHAL : « PLUS SÉRIEUX QUE LES PARENTS ! »

zoe lenthal technikart

L’égérie rétro-chic Zoé, nous partage sa vision du futur…

Profession : iGirl
Âge : 17 ans

Tu as 17 ans et tu fais donc partie de ce qu’on appelle, ici à Technikart, la génération iZi. Qu’est-ce qui vous différencie des millennials ?
Zoé Lenthal : J’ai trois frères, deux de 25 ans et un de 23 ans, qui eux ont vécu cette génération millennials, mais j’ai du mal à faire la différence entre ma génération et la leur parce que je ne traîne pas forcément beaucoup avec eux.

Et avec celle de tes parents (Victoire de Castellane et Thomas Lenthal) ?
Je les trouve… pas toujours très sérieux ! (Rires) 

On a découvert ton compte Instagram, @elpainperdu, grâce à un article du Elle listant les inspirations de la créatrice franco-argentine Vanessa Seward. Quel est ton rapport avec ce réseau ?
Je postais énormément au début, mais je me suis rendue compte que plus on postait, plus ça énervait les gens ! Aujourd’hui, je publie une à deux fois par semaine, ça dépend des périodes. C’est un vrai travail et je fais très attention au feed. Par exemple, je ne vais jamais mettre deux photos de moi à la suite, j’essaye de varier… 

Ce compte, c’est une fenêtre sur ta vie ?
J’aime partager des choses de mon univers et de mon enfance. J’étais retombée sur une vidéo de la Panthère Rose et ça m’a touchée, donc j’en ai posté un extrait. Je fais des petits montages de détails que je trouve beau dans des films que j’aime pour avoir dix secondes d’une scène et je le publie.

Tes amis ont aussi cette approche-là ?
Tout va dépendre des centres d’intérêts de chacun. On a chacune des passions différentes mais je trouve qu’on arrive plutôt bien à les unir.

Tes musiques de prédilection ?
J’adore écouter les musiques de films comme « I Won’t Hurt You » de The West Coast Pop Art Experimental Band (Isle of Dogs de Wes Anderson). J’écoute aussi beaucoup avec mon copain les musiques des années 60-70. Après, notre génération c’est vraiment le rap français, mais moi je me suis toujours dit « ce n est pas mon truc ». Mais je respecte !

On a l’impression que tu fais partie d’une génération extrêmement consciente de son image publique dès 14 ans. Tu confirmes ?
On fait très attention et on a conscience de cette dimension-là rapidement. Je n’ai connu que le numérique, on est une génération qui directement a eu des téléphones. J’ai eu le mien à 12 ans et j’ai créé mon premier compte Instagram vers 14 ans.

S’il fallait résumer le fait d’avoir 17 ans en 2020 en un seul mot ?
(Elle cherche.) Maturité ? Sagesse ? On commence à se dire que dans pas longtemps, on sera de jeunes adultes.

Et l’arrivée de l’âge adulte ?
Personnellement, je suis assez pessimiste. Au-delà de ça, on est une génération engagée qui réfléchit beaucoup, on se parle de politique, on voit ce qu’on peut faire de concret, chacun à son niveau… 

Trouves-tu que la génération iZi est trop sérieuse ?
On est très sérieux, très premier degré, c’est vrai. J’ai l’impression que c’était plus détendu à l’époque de mes parents. Mais maintenant, tout passe par le numérique, il y a moins de nuance possible.

Et en dehors des réseaux, quelle est ta vie ?
On se réunit, on discute de tout et on aime bien varier les cafés et les quartiers. On est génération café, en fait !


Par Adèle Chaumette