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« SORTIR DES J.O : UNE CHANCE POUR PARIS ! » INTERVIEW RACHIDA DATI

Rachida Dati Technikart

Elle aime les marques de luxe, la business class et la castagne en milieu professionnel… Comment ne pas aimer Rachida Dati, fraîchement candidate à la Mairie de Paris ? Notre envoyé spécial à son QG du boulevard Sébastopol en est encore tout retourné…

Vendredi 31 janvier 2020, 9 boulevard Sébastopol, un ancien cybercafé low-cost. Pas de barrière, de sonnette, de chouf, il suffit de pousser la porte. À l’intérieur, quelques femmes souriantes qui ressemblent à Chimène Badi, deux bureaux, un décor d’agence d’intérim, et Rachida Dati. Rien n’évoque l’effervescence habituelle des QG de campagne, étudiants au téléphone ou colleurs d’affiches au ravitaillement. Une version d’aujourd’hui du Giscard de 74 filmé par Depardon, menant sa campagne comme une chasse à l’approche. Un tract en douze points format A5 à l’accueil. C’est tout. Quand on voit ça, on comprend que c’est jouable pour elle.

À quelques mètres, au 28 bis, le local d’Anne Hidalgo aligne les bons élèves, disposés en vitrine avec leurs écrans autours d’une de ces tables d’hôte à la convivialité surjouée. Pendant deux décennies, les promoteurs se sont bien régalés avec cette équipe, sans que l’opposition ne s’en émeuve, à l’exception d’un Serge Federbusch, candidat marginalisé par le soutien du RN. Benjamin Griveaux ? Il y a déjà eu beaucoup de dauphins échoués sur la Seine, de Michel d’Ornano à David Martinon. Cédric Villani est toujours à bloc, même si certaines interventions laissent parfois songeur. Personne ne voit venir Dati. Dans un essai réjouissant (Peut-on réussir sans effort ni aucun talent ? Le Passeur, 17,90€) Gilles Vervisch détricote le mythe de la méritocratie républicaine et l’hypocrisie d’une France aussi stratifiée que l’Angleterre d’Édouard VII. Si certains ici sont plus égaux que les autres, ce n’est pas toujours à leur avantage : par gros temps, les livreurs de sushis qui ont la niaque s’en sortent mieux que les enfants gâtés de l’École Alsacienne.

Rachida Dati n’a jamais ménagé ses efforts pour s’affranchir du fatum et du mépris de classe, ni son talent pour s’imposer. « Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître » (Sacha Guitry). Comme son co-découvreur Nicolas Sarkozy, façonné par d’autres écorchures, ce qu’on lui reproche est aussi ce qui la rend sympathique. « Arriviste » ? Il n’y a que ceux qui n’ont pas eu grand chose à faire pour être où ils sont qui manient cet adjectif. Mélange de détermination et de légèreté, la pétroleuse électrifie politiques et décideurs. Elle pourrait donner des cours de culot à Ségolène Royal, et de redistribution à Piketty, appliquant à sa manière le programme de La France Insoumise : faire payer les riches.

Un ancien voisin au Salon Murat, admiratif : « c’est un bandit de grand chemin, avec un sens politique inouï. Elle n’a peur de rien. Impulsive, elle terrorise tout le monde, même Sarkozy craignait ses coups de sang. L’autre aspect qu’on peut mettre à son actif, c’est qu’elle a un impact médiatique très fort. Elle magnétise son auditoire ». Ladies and gentlemen, après Séguin la tristesse, Panaf’ les rollers et NKM les moments de grâce, voici Dati la redoutable et son gang de techniciennes de surface. « Entre ici, Rachida, avec ton terrible cortège. » Entretien sous hypnose.

Bertrand Burgalat

 

Quand on arrive ici, on a l’impression que c’est une toute petite équipe, vous attaquez en commando ?
Rachida Dati : On n’est pas plus de dix ici. Pour l’essentiel des femmes avec des enfants en bas âge. Les enfants jouent au sous-sol avec des jouets et ds biscuits, et nous on travaille.

Vous avez encore les vieilles structures qui vous aident ? Ils sont où, les militants LR ?
La manière dont on fait campagne a évolué. Il y a encore des militants, qui ont l’expérience du boîtage, du tractage, du porte-à-porte, des permanences. Nous en avons besoin. Et il y a tous ceux qui n’ont jamais fait de politique : beaucoup de Parisiens qui s’intéressent à ma campagne, et bien sur la famille, les amies. J’ai exercé de nombreux métiers avant et mes amies de toutes ces époques, depuis ma période d’aide-soignante, me font remonter des propositions, commentent mon programme et m’aident dans ma campagne. Quand j’étais au Parlement européen, je prenais le Thalys pour aller à Bruxelles, j’ai sympathisé avec des contrôleurs, des agents de sécurité, certains viennent aussi donner un coup de main.

Ça veut dire qu’il n’y a pas de militants de droite à Paris.
Nous avons encore une force militante. Elle est très utile et il est vrai qu’elle est plus nombreuse dans l’Ouest de Paris que dans le Nord et l’Est. Mais ma campagne a suscité des adhésions très au-delà des militants.

Métro Villiers, j’ai vu une distribution pour Griveaux, c’était les mêmes qui auraient tracté Fillon.
Regardez les nôtres, vous allez être étonné, en plus on les adapte à la sociologie de l’arrondissement…

« LA GAUCHE “GÉNÉREUSE” A COMMUNAUTARISÉ ET ENGENDRÉ LA RADICALISATION. »

Rachida Dati Technikart
À L’ÉCOUTE
L’ancienne ministre de la justice boit les paroles de l’actuel président de Tricatel. Un tournant dans la campagne ?

Pourquoi ? Vous faites comme Schuller à Clichy ? Vous mettez du foulard Hermès dans les beaux quartiers et des Tacchini dans les autres ?
J’ai des amies qui travaillent dans une société de nettoyage à Villeurbanne. Elles viennent à douze parce que la SNCF propose un tarif groupe. La bande arrive, elles disent partout « Dati pour Paris » et quand des gens leur demandent « Est-ce que madame Dati va faire ça ? », elles répondent « Oui, oui, oui, oui, oui ! » ; « Ah bon, elle va faire ça ? Parce que nous on n’est pas d’accord ! » ; « Ah non, non, non, non, non ! ». C’est pour ça que je parle d’adaptation… La réalité, c’est que ça ne repose plus sur des structures.

Mais chez Hidalgo il y a les communistes, les écologistes, c’est un peu comme les courants au PS avant…
Ils font encore de la politique à l’ancienne. Un journaliste de France Info, pas vraiment acquis à ma cause, m’a suivie sur un déplacement, il a dit : « Vous me fascinez, c’est hyper rock’n roll avec vous, je ne retrouve pas ça chez Hidalgo ! » Nous croyons à notre victoire, comme quand Delanoë a gagné en 2001, personne ne s’y attendait.

On a l’impression qu’aucun candidat à la Mairie de Paris n’a vraiment travaillé son projet, que tout se prépare dans la hâte avec une grande désinvolture et quelques tirades clientélistes, comme si Paris n’était pas pris au sérieux par les appareils politiques…
D’abord, Paris n’est pas pris au sérieux par l’équipe sortante. Il n’y a aucun journaliste qui dit à madame Hidalgo « Est-ce que vous êtes contente de vos vingt ans à Paris ? Est- ce que vous êtes contente de ce qu’est devenu cette ville ? Est- ce que vous êtes contente que 12.000 habitants la quittent tous les ans ?» Je pense qu’ils ne voient pas les gens, si c’était le cas ils ne feraient pas certaines propositions. Paris, ce n’est pas New York ou Londres, où on se dit « Je vais y aller et y bosser quelques années », c’est une ville où on s’enracine.

Pourquoi ?
Parce que c’est une ville où les arrondissements ont des identités, des histoires. « Moi j’adore le XXème, je ne vivrais pas dans un autre arrondissement », ou « Je ne traverse pas le boulevard des Invalides, je suis au Gros-Caillou, là-bas ce n’est pas mon quartier ». Ils sont attachés à cette proximité. L’île Saint-Louis avait une âme, vous avez vu ce que c’est devenu ?

L’action municipale, notamment en matière de logement et de transports, a eu tendance à aboutir au résultat opposé à ce qu’elle souhaitait faire. Jamais il n’a été aussi difficile de vivre dans cette ville si on n’entre pas dans certaines catégories sociales privilégiées ou protégées. Qu’est-ce que vous proposez pour que ça change ?
Anne Hidalgo fait une politique pour un segment de vie : jeune et bien portant. Ça ne dure pas longtemps. Ça fait un an que je parcours tous les arrondissements. J’ai commencé par le Nord et l’Est, puisqu’on parle de mixité sociale et de cette gauche «généreuse » qui a communautarisé et engendré la radicalisation. Cette population modeste, qui a été le socle électoral de cette gauche, a été abimée, méprisée, humiliée par cette même gauche, maintenant elle ne vote plus et ça les arrange. Le projet de madame Hidalgo, c’est de rajouter du chaos au chaos en faisant fi de son bilan. Après 20 ans de mandature ça s’est dégradé, ça s’est paupérisé, c’est l’anarchie dans la mobilité, les logements, partout. On n’a jamais été autant en confrontation : le vélo contre la voiture, la trottinette contre le piéton. Le logement social, la sécurité, ça rassemble tout le monde, dans le VIIe ou dans le XVIIIe. La qualité de vie et la réappropriation de l’espace public aussi. Hidalgo va assister au démantèlement des camps de migrants dans le XIXe, ceux-là même qu’elle a appelé à venir puisqu’en 2015 elle avait dit : « Paris ville ouverte, tous les migrants peuvent venir ici. » La grande majorité de ces migrants n’est pas éligible au statut de réfugié, et on a trois mille migrants qui sont installés aux portes de Paris. Comme on n’a pas de moyens de les héberger ils dorment sur les paliers, dans les halls d’immeubles, dans les cages d’escalier, avec des mineurs errants. Le camp de migrants qu’ils ont démantelé, il faut bien le remettre quelque part. Paris n’a proposé aucune solution.

Rachida Dati Technikart
L’ÉQUILIBRISTE
La candidate à la Mairie de Paris aime porter une veste de créateur avec une paire de baskets Adidas. Un sans- faute ?

Qu’allez-vous faire pour ces trois mille personnes ?
Il faut que les Parisiens se réapproprient cet espace public qui leur appartient. Il faut faire la part entre ceux qui sont déjà réfugiés, ceux qui vont obtenir l’asile, ceux qui ne l’ont pas obtenu et qui ne l’obtiendront pas, qui doivent être reconduits dans leur pays d’origine.

Ils vont où, alors ?
A Paris, près de 20% de ceux qui sont sur les trottoirs ont déjà le statut de réfugiés. Il faut une politique d’accès au logement pour eux. Pour ceux qui sont déboutés, il faut les reconduire. Il existe une politique d’aide au retour volontaire. L’hébergement d’urgence est très souvent occupé par des migrants qui devraient être reconduits alors que nous avons des listes d’attente pour des femmes victimes de violences. Loin de moi d’opposer une tragédie à une autre mais notre responsabilité c’est de ne pas instrumentaliser la crise migratoire pour jouer contre l’Etat comme l’a fait Anne Hidalgo.

Et le crack ?
On avait fait baisser la toxicomanie et le trafic lorsque Nicolas Sarkozy était ministre de l’intérieur. Quand j’étais garde des Sceaux, on avait des politiques pénales très claires pour lutter contre le trafic de stupéfiants. J’ai aussi augmenté les moyens pour faire sortir les toxicomanes de leur addiction morbide. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Vous êtes tours ou pas tours ?
Ce n’est pas une question de hauteur ou de tour, c’est la question de la vision architecturale que l’on veut pour Paris. Une belle tour peut avoir plus de noblesse que certains lotissements sans charme qui ont été mal conçus dès la construction.

Et le logement social ?
Je suis une enfant du logement social, je sais ce que je lui dois. Anne Hidalgo a dévoyé le concept de mixité sociale qui a permis à tant de familles de vivre dans des conditions dignes en laissant se développer des dynamiques de ghettos. Et ce sont les classes populaires et les foyers modestes qui en sont victimes.

Et qu’est-ce que vous faites pour les transports ?
Anne Hidalgo n’a jamais géré l’architecture et la mobilité avec anticipation. La ville de 2030 se prépare maintenant. Aujourd’hui, on se prend les trottinettes électriques de manière anarchique. Ils font des pistes cyclables trois mètres par trois mètres, en se rendant compte ensuite qu’elles ne sont pas au bon endroit. Ils passent leur temps à faire et à défaire, d’autant plus que les maires d’arrondissement ne sont jamais consultés. Et surtout ils ne pensent jamais au report de la circulation. Ils n’ont pas non plus pensé la mobilité en fonction des flux, des gares, des lieux d’interconnexion. Je voudrais avoir un schéma de mobilité global, fluide, pour le Grand Paris, qui prenne en compte la Seine, qui est sous-utilisée, et évidemment l’enjeu environnemental. Parce que ce qui crée la pollution, pour l’essentiel, ce sont les embouteillages.

Les sondages qui placent Anne Hidalgo en tête montrent, en creux, un rejet très fort de l’équipe sortante. 25% d’intentions de vote, cela signifie que 3 électeurs sur 4 aimeraient autre chose. Pourtant elle n’a jamais été aussi proche de la réélection, et vous semblez bien partie pour l’affronter au deuxième tour…
La politique ce n’est pas de l’arithmétique, c’est une dynamique et une adhésion.

Est-ce que Griveaux n’avait pas raison de souligner il y a quelques semaines qu’il y avait une alliance objective entre Anne Hidalgo et vous ? Vous sembliez alors son adversaire rêvée, antinomique, clivante, à fond sur une ligne sécuritaire, dont tout le monde chez les Républicains a toujours estimé qu’elle était insortable à Paris. Mais de candidature de nuisance façon Taubira en 2002, vous êtes passée à rivale hyper crédible…
Griveaux a un problème : c’est toujours de la faute des autres. J’ai été frappée par ses voeux : « j’ai pris une résolution pour 2020, je vais essayer d’être sincère. ». C’est énorme !

« JE LE CONNAIS, GRIVEAUX : C’EST LE FILS DU NOTAIRE DE CHALON-SUR-SAÔNE. » 

Rachida Dati Technikart
PATCHWORK
Un mur du QG de la candidate (détail).

On a l’impression que vous avez placé des consultants chez lui, c’est étonnant tout ce qu’il sort, vous avez un cabinet noir qui lui a soufflé l’idée de la gare de l’Est ou c’est encore l’équipe de winners qui s’occupait de DSK et Cahuzac ?
Je le connais, c’est le fils du notaire de Chalon-sur-Saône. Je suis née là-bas, mais on n’était pas du même côté de la barrière. Il dit « j’ai vécu des épreuves », vous savez ce que c’est les épreuves ? C’est que sa campagne ne prend pas, c’est la seule tragédie qu’il ait connu. Et puis ce qui est ambigu, c’est que madame Hidalgo, elle fait oublier son bilan et lui, il fait oublier qu’il a été élu socialiste pendant sept ans à Chalon- sur-Saône. Il dit « Je suis tout neuf, je suis le nouveau monde », mais il n’est pas né hier !

Quelle que soit la couleur politique, lorsqu’il y a 20 ans de gestion d’une ville, il y a forcément des mauvaises habitudes. Il y a évidemment des opérations qui enrichissent certaines personnes. Quand la gauche est aux affaires, la droite n’exerce pas de contre- pouvoir. Des histoires comme le Forum des Halles ou la Tour Triangle, qui impliquent également Benjamin Griveaux, qui était alors le lobbyiste d’Unibail, ça n’intéresse pas…
Il n’a pas osé se prononcer pour dire qu’il était contre un centre commercial à la gare de l’Est ! Et la Philharmonie est encore en contentieux… C’est facile de faire un marché et de faire des avenants après…

En revanche, si vous êtes élue, les mêmes, qui pendant deux décennies auront fait des choses pas toujours irréprochables, vont être des opposants redoutables. Tout ce que vous allez faire va être scruté…
Vous doutez de moi ? On m’a tout fait, pour me déstabiliser, pour me faire renoncer, mais ils ne m’écoeureront pas !

Vous aimez vous habiller en marques de luxe, c’est un peu un problème ces derniers temps, depuis Fillon et ses costumes à 6000 euros, non ?
D’abord, Fillon, on ne lui a pas reproché le luxe, on lui a reproché de ne pas les acheter lui-même. Moi, j’ai toujours assumé, si j’ai envie d’une belle chose je travaille, je me l’achète, il n’y a pas de sujet. Une éditorialiste m’avait dit « Vous n’avez pas l’impression de trahir votre condition en étant bien habillée ? » Si je suis propre, je trahis peut-être mes origines aussi ? On est dans « Affreux, sales et méchants » ? Être bien habillé, je trouve que c’est respecter son interlocuteur. Mon père était ouvrier, on était douze enfants, on habitait dans un baraquement, on était toujours impeccables. Ma maman était toujours coiffée et maquillée. Donc sur ce sujet, je considère que le luxe français est de l’activité économique, mais c’est plus que ça, c’est le rayonnement de Paris.

Et les Jeux Olympiques ?
Si on faisait un référendum auprès des parisiens sur les JO 2024, la majorité dirait non. Vous connaissez le budget des JO ? Pour 2012 à Londres ils payent encore la facture. Moi je veux bien qu’on ait un événement sportif de cette ampleur, mais il faut prendre ses responsabilités. « Est-ce que c’est financé ? Qui sont les partenaires ? » Ils disent « On a Total mais on ne veut plus de Total ». « On prend Airbnb mais on est contre, donc on ne veut plus d’Airbnb ». Je ne sais plus qui sont les partenaires pour les JO 2024 et je ne sais pas non plus si le financement est bouclé.

Rachida Dati Technikart
CE JOB EST POUR MOI !
Monsieur Burgalat tente de rejoindre l’équipe Dati. Mais depuis cette rencontre, son Blackberry n’a toujours pas sonné…

Est-ce qu’on peut encore arrêter les JO ?
Si je suis maire de Paris demain, je commencerai par remettre tous les marchés publics à zéro. Quand j’ai été élue maire du 7ème, j’ai fait un audit de la caisse des écoles, qui était déficitaire, et je l’ai rendue excédentaire. Comme je gérais bien, la Mairie de Paris m’a enlevé la subvention pour la donner à ceux qui gèrent mal. Moi je contrôle tout, surtout sur les marchés publics. Est-ce que vous vous rendez compte que le budget de la Mairie de Paris correspond à celui du Ministère de la justice, avec beaucoup moins d’agents, pour une efficacité et une qualité proche de zéro ?

« Sortir des JO c’est possible » : merci pour ce message d’espoir contre-cool.

La confiscation du pouvoir, Plon (15€)


Entretien Bertrand Burgalat