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PIO MARMAÏ, RIDER PRIMÉ : « LES MOTEURS ? UNE HISTOIRE D’AMOUR. »

Ce n’est un secret pour personne : Pio Marmaï, star des projets les plus excitants du moment, est un fou du volant. Motard de cœur, fan de beaux bolides et garagiste à temps partiel, le « nouveau Bébel » a testé pour nous l’Alpine A110. Drive on !

On a rendez-vous à Aubervilliers, midi pile, avec Pio Marmaï, le monsieur dynamite du ciné français nouvelle génération : après avoir montré ses talents d’acteur comique dans En Attente de Pierre Salvadori, il reviendra en avril 21 avec l’ambitieuse prod’ Warner, Comment je suis devenu super-héros. Le périphérique prend des allures de starting-blocks. Passionné de mécanique, Pio Marmaï débarque sur sa Honda GL1800, 400 kilogrammes au compteur. La Technikart team arrive à bord de sa vieille Jaguar XJ40, millésime 1992, et d’une rutilante Alpine A110 d’un jaune fait pour capter la lumière. Et c’est parti pour une virée sauvage sur les routes de l’Oise. Technikart tassé dans sa Jag youngtimer, Pio à l’aise dans le joujou 2020 de l’écurie Renault. En route, joyeuse troupe ! 

Tu as ouvert un garage pour motards, tu es venu ici sur ta superbe Goldwing. Tu es très moto ? 
Pio Marmaï : Exact ! Celle-ci, je l’ai achetée il n’y a pas si longtemps. J’arrive, un monsieur costaud, tatoué de la tête aux pieds, LE motard par excellence ! On parle quelques heures, il avait des anecdotes folles, puis quand je monte sur la bécane, il commence à pleurer. Hyper émouvant. 

J’imagine qu’il y a un rapport intime avec ces engins. Ton premier souvenir remonte à quand ? 
À loin ! Ma mère était motarde. Elle a conduit, une 250, enceinte jusqu’à six mois. Certains bébés grandissent avec du classique, perso, j’ai grandi avec un moteur. Il y a aussi les retours de restaurants à l’arrière de la voiture, vers cinq ans, bercé par les bruits des discussion… 

Tu as grandi à Strasbourg, et ta grande passion à l’adolescence, c’est la mobylette. 
La mobylette, dans ces coins, c’est la liberté. J’ai eu un Solex très jeune, et après ça a été fixation Harley Davidson. Une fascination ! J’ai passé mon permis moto à 18 ans juste pour en conduire une. 

Pourquoi la Harley ? 
La Bike culture, Easy Rider… Rouler en Harley, c’est un fantasme de mec en deux-roues qui traverse le pays sans attaches. Quand t’es gamin, ça rend fou ! Il y a quelque chose d’insolent, de révolté ! 

« TOUT CE QUE JE GAGNAIS EN FILM, JE LE METTAIS EN MOTO. »


Tu as voulu faire la même chose ?
À fond. J’ai eu cette fibre pour le voyage très jeune. L’idée de partir avec ma bécane sur les routes, c’était mon rêve. Je voulais tracer avec mon shopper, mes potes, et voyager !  

Et aujourd’hui, qu’est-ce que tu aimes dans la moto ? 
Pouvoir t’arrêter où tu veux. Boire des bières au garage. Découvrir des lieux. Dans la moto, il y a la liberté qui t’accompagne. Conduire une deux-roues avec comme seul but de kiffer, c’est le bonheur. Tant de bonheur que, finalement, j’ouvre un garage à Bondy ! 

Pio marmail Alpine Technikart
À VOTRE SERVICE_
Si vous empruntez la D316 (95 440, à la sortie d’Écouen), faites votre plein à la station service la plus stylée de France. Et saluez Pascal de notre part !


Une révélation ?
Carrément. Au début, on bidouille des moteurs avec des potes, on expérimente pour apprendre à souder des mobylettes ! On démonte plus que l’on ne monte en tous cas… La mécanique, c’est comme un puzzle. Chaque pièce s’enclave dans l’autre, presque comme un jeu de logique. Pour nous, c’était un langage à décrypter 

Tu es nostalgique de cette période ? 
Chopper life ? La meilleure de ma vie ! Insouciance totale. Je me nourrissais de barbecue, tout ce que je gagnais en film, je le mettais en moto. En vrai, c’est la plus belle excuse pour passer du temps entre amis. On n’en vivait pas, on bossait la nuit mais il n’y avait pas beaucoup plus d’ambition. Très vite, j’ai bougé de Bondy pour Aubervilliers et là je vivais carrément dans mon garage. C’est là que j’ai commencé le custom de Harley. D’abord les guidons, puis t’évolues et tu te perfectionnes.

Et tu ouvres le garage de Monsieur Pickles. C’est qui Monsieur Pickles ? 
Un chat empaillé offert par ma mère. Enfin, plutôt une chimère déguisée. Ma mère était fan de taxidermie et aussi costumière à l’opéra, tu peux imaginer la décoration à la maison. Tous mes potes avaient peur de lui quand ils arrivaient, il a créé pas mal de traumas. Du coup c’est un hommage. On a commencé à se lancer, on avait des employés, ça marchait très bien.

Pio marmail Alpine Technikart
EN LIBERTÉ_
Notre rider troque sa bécane contre la nouvelle Alpine A110 le temps d’une balade. À quand son propre « Fast French & Furious » ?


À Aubervilliers ? C’est pourtant pas le coin le plus biker de France, si ? 
Pas du tout (rires) ! Mais finalement, il y avait très peu de garages alentour donc les motards savaient qu’on était bons. Et puis la custom de Harley, c’est rare donc on a bien explosé. Tellement que Michelin a fait appel à nous pour customiser une moto, sans limite de budget, un gros kiff. Sinon, il y a quand même une réglementation énorme en moto, tu dois respecter des mesures précises, les roues, les chappes… L’inverse du tuning de voiture à base de néons, de sonos, etc.

Et la comédie ? 
Ma passion ! En parallèle du garage, j’ai toujours joué. L’avenir, je le voyais surtout par les films. Au moment où ma carrière a décollé, j’ai dû choisir. Mon travail d’acteur a pris le dessus sur les motos, j’ai levé le pied et j’ai quitté le garage. 

La voiture dans tout ça ?
C’est venu il y a peu de temps. À la base, quand j’étais en voiture, j’avais toujours l’impression que j’allais tomber dans les pommes, m’endormir et mourir. Être enfermé, un peu comme dans un cercueil. La moto, tu as le vent, avec la voiture c’est une nouvelle approche. Peu à peu, tu te laisses séduire par le confort… D’abord, Ford m’a approché pour devenir ambassadeur donc je conduisais une Mustang, puis quelques japonaises, mais finalement, je préfère les voitures confortables.

« PUTAIN MAIS QUI N’A JAMAIS RÊVÉ DE CONDUIRE UN TANK ?!»

Pendant ta période de découverte, as-tu aimé la sensation de vitesse ?
Ah oui. Complètement. J’ai testé des pointes de vitesse, faut pas déconner. Aujourd’hui, les caisses de sport, ça ne me parle plus. Devenir père, ça change ta perspective. Et ouais, boring hein ! Mais la vitesse gratuite, le pur kiff, j’ai déjà bien expérimenté déjà, surtout en moto !

C’est-à-dire ? 
Il y a toujours un moment où tu as besoin de tester tes limites. Tu te laisses enivrer par un sentiment d’extase, deux ou trois fois. La vitesse c’est aussi l’interdit, il y a une poussée d’adrénaline folle qui te dépasse. Mais très vite, j’ai compris que ce n’était pas mon truc. Maintenant, le plaisir je le trouve autre part que dans ces prises de dangers presque morbides. Faut y aller mollo. 

C’est l’âge qui assagit ? 
Non, l’expérience. La vie est belle, je prends du plaisir à vivre donc tout perdre pour un délire adulescent, non merci. 

Tu ressens quoi sur la route ? 
Il y a, comme dans un train, cette sensation de transit, un entre-deux mondes suspendu. On va vers quelque chose, mais on n’y est pas encore. Le temps est autre ! La sensation est fascinante. Surtout quand il y a d’autres passagers. J’adore être à plusieurs dans une voiture, de m’arrêter dans une vieille station service, manger un sandwich triangle et repartir ! Le pied.

Et dans tes rôles, tu conduis tes voitures ?
Bon, faut savoir qu’en tant qu’acteur, on a des grosses assurances sur nous donc… pas le droit de conduire. Le comble. Donc, non je n’ai jamais fait de cascades, malheureusement. Ou pas ! Je ne suis pas du genre à forcer le truc en mode caprice, « c’est moi qui fait la cascade », et me payer une humiliation publique ! Mais dans En liberté, j’ai pu conduire une belle Ferrari, un rêve d’enfant. 

Pio marmail Alpine Technikart


Ton modèle de rêve ? 
La Ford GT 40 qui a gagné le Mans contre les Ferraris ! Parce qu’attention, la vitesse sur les routes non, mais en circuit, à FOND ! C’est prévu pour, aucun risque. Mais mon vrai rêve, que je suis sur le point de réaliser, c’est de conduire un tank ! 

Un tank ? 
J’écris un long métrage de vengeance, tirer et piloter un tank, fantasme absolu ! Depuis que je suis môme, j’en rêve. Et là c’est acté… Putain mais qui n’a jamais rêvé de conduire un tank ?!

C’est vrai… Et si tu devais incarner un personnage célèbre du monde automobile ? 
Fangio, plus grand champion de tous les temps ! Le mec a même son expression, « Arrête de faire ton Fangio », si ça c’est pas la classe ! À l’époque, les mecs c’était des chevaliers ! Sinon en pilote de moto, Gay Martins, qui fait l’une des courses les plus mythiques du monde, 60 kilomètres à 300 kilomètres-heure en ville… Sauvage quoi ! 

La voiture du futur ? 
Le truc chiant, électrique, autonome… Un truc qui déshumanise la conduite et t’infantilise. Après, l’humain a toujours la capacité de se révolter donc on aura encore la liberté de conduire par soi-même sans un tableau de bord.   

Tu es jeune père : ta fille pourra conduire une moto plus tard ?
La question qui tue ! Adieu !  

Pio Marmaï sera à l’affiche de la série En Thérapie sur Arte en février et du film Comment je suis devenu super-héros, en salles en février. 


Par Camille Laurens
Photos : Anaël Boulay


À l’occasion de sa réédition, impulsée par la maison-mère Renault, l’acteur est parti explorer les routes de l’Oise au volant de la A110. Verdict ? 
Pio Marmaï :
« C’est la première fois que je roule avec un moteur à l’arrière : il y a la sensation du son à l’intérieur de l’habitacle, c’est assez incroyable. Hasard des choses, j’ai une maison à côté de Dieppe, la ville où sont fabriquées les Alpine. C’est une voiture simple à conduire. Elle n’est pas bourrée d’accessoires inutiles, et pas prétentieuse… Extrêmement simple et en même temps « généreuse ». On sent que c’est un véhicule instinctif, la prise en main est vraiment pas mal. Déjà enfant, le bleu Alpine m’avait marqué. La marque sortait des véhicules performants, fabriqués en France. Ça prouve qu’on est capables de faire des trucs hyper-pointus dans ce pays, avec élégance. Je crois que le moteur est un quatre-cylindres, sa consommation n’est pas excessive… Le look ? Hyper félin. J’aime bien le fait qu’elle soit petite. Bon, le jaune n’est pas la couleur la plus discrète. On peut la tester en bleu la prochaine fois ? » 

www.alpinecars.com