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« LE FLACON A ÉTÉ PENSÉ COMME UN OBJET D’ART. »

mon premier parfum lolita lempicka yagiza studio

LOLITA LEMPICKA, CRÉATRICE AU PARFUM.

La créatrice s’est lancée dans les fragrances avec Mon Premier Parfum, un succès international depuis son lancement en 1997. Elle revient sur son légendaire flacon pour Technikart…

Quelle est l’importance du flacon pour vous ?
Lolita Lempicka : Il tient une place très importante dans le développement d’un parfum. Le flacon de Mon Premier Parfum, par exemple, a été pensé comme un objet d’art. La signature d’un parfum passe donc également par la vue et le touché avant de séduire par sa fragrance. Chez Lolita Lempicka, le design du flacon reste donc tout aussi important que le parfum en lui-même.

Ce flacon Mon Premier Parfum existe depuis 1997, il s’est vendu à des millions d’exemplaires partout dans le monde, comment expliquez-vous ce succès longue-durée ?
Il est le premier parfum créé par la maison Lolita Lempicka en 1997. Déjà, à l’époque, il était à contre-courant des parfums du marché aussi bien par sa forme très significative et baroque, fidèle à l’ADN de la marque, que par son jus oriental et gourmand. Pourtant, son succès a été immédiat et immense. C’est le parfum de toute une génération et nos plus fidèles clientes y sont très attachées et perpétuent cet attachement en l’offrant à leurs filles comme premier parfum.

Il a été redesigné en 2017. Pourquoi, exactement ?
Pour célébrer les 20 ans du parfum, nous avons voulu lui offrir un nouvel écrin. La célèbre pomme d’Éden dévoile de nouvelles formes, plus modernes. Ce flacon pousse un peu plus loin les qualités de son mythique prédécesseur.

mon premier parfum lolita lempicka yagiza studio
Photos : yagiza-studio.com

Quels sont les flacons que vous admirez particulièrement ?
Dans l’histoire du parfum, j’ai toujours aimé les flacons de chez Lalique comme Dans la nuit pour Worth et Bouchon Cassis mais aussi l’incontournable Abeille Dorée de Guerlain.

Et comment intégrez-vous l’aspect « durable » dans les packagings ?
L’aspect durable dans les packagings ainsi que dans le développement de nos flacons et de nos jus fait partie de nos priorités. En effet, dans chacune de nos créations nous nous efforçons d’utiliser au maximum des matières premières durables, écologiques et recyclables. Aussi nous avons retravaillé la composition chimique de nos parfums afin de les rendre plus propres pour l’homme et l’environnement. Mon Premier Parfum répond à son engagement pour le respect et la protection de l’environnement et des animaux. Le parfum a d’ailleurs obtenu le label « One voice ».

Où puisez-vous votre inspiration ? Le jus lui-même est-il une source d’inspiration ?
L’un ne va pas sans l’autre, lorsque nous travaillons sur un parfum, nous le faisons dans sa globalité. Il n’y a pas d’ordre établi, nous travaillons toujours le flacon, le packaging ainsi que la communication, en parallèle avec les parfumeurs pour l’élaboration du jus. Nous travaillons main dans la main avec ces derniers en leur faisant découvrir au fil de nos idées, l’avancement du packaging et du design.

Et quelles sont les difficultés majeures dans la création d’un flacon ?
Aujourd’hui, plus que jamais, nos principales contraintes concernent les matières premières non-durables et non-propres. Chez Lolita Lempicka, nous nous interdisons d’avoir recours à des matériaux ou matières ne rentrant pas dans notre charte éthique aussi bien pour le flacon que le packaging et le jus. Ce sont d’énormes contraintes que nous nous imposons mais qui font partie de notre philosophie ainsi que de l’ADN de la maison.

Est-ce qu’il arrive que vous ayez des limitations techniques dans la création du flacon ?
Oui, en permanence et surtout pour celui-ci. Sa création, de par sa forme très complexe avec de multiples facettes, a nécessité beaucoup de temps avant d’obtenir le résultat escompté.


Par Yagiza
Photos : yagiza-studio.com