Yann Moix : « La réalité était mon seul scénariste »

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Plus que quelques jours pour soutenir la campagne KissKissBankBank de Korea, le documentaire sur la Corée réalisé par Yann Moix et produit par Guillaume Rappeneau : une belle initiative – poétique et cinématographique – qui gagne à être connue. L’occasion pour nous de rencontrer l’équipe de production qui nous en a dit un peu plus sur ce futur projet.

On connaissait déjà le cinéma de Yann. Après un Podium réussi et un flop monumental pour Cineman, l’écrivain se lance cette fois-ci dans la réalisation d’un documentaire sur la Corée : une Corée au pluriel réunifiant Nord et Sud. Plus que de simples images, Korea vient d’un projet personnel cher à Yann Moix. Suite à une rupture, il décide de partir en Corée, caméra en main (une simple Panasonic HD) et commence à filmer. Des enfants dans la rue, des rencontres au Musée de la Défense, un mariage, des réfugiés, des professeurs, des homosexuels, en bref tout ce qui l’inspire. Il se retrouve alors avec des images étonnantes et des rencontres stupéfiantes, filmées sans le moindre fil conducteur. « La réalité était mon seul scénariste et la mise en scène fut, quant à elle, le fruit de tout les hasards » nous explique-t-il.

Yann choisit d’ailleurs de traiter la Corée d’une manière passionnée, en y introduisant une approche par le couple – l’avancement du futur documentaire étant semblable au début d’une relation amoureuse où chaque personnage serait l’homme ou la femme. La voix-off quant à elle, n’est pas là juste pour appuyer l’image ou donner des informations : c’est la plume de Moix, qui crée elle-même une histoire. L’homme serait tombé amoureux de la Corée, comme on tomberait amoureux d’une femme…

Seul problème de ces 80 heures (!) de rush ? La production, le montage et la distribution. Sa rencontre avec Guillaume Rappeneau, le producteur, est presque anecdotique. Guillaume, qui travaillait à l’époque sur un documentaire pour Canal +, Ecrire ou filmer ? (ndlr : sur ces écrivains qui veulent devenir cinéastes) tombe sur Yann parmi les intervenants, qui considère – avec beaucoup d’autodérision – que ces expériences de cinéma n’en sont pas, et que si c’était à refaire, la réponse serait « sûrement pas ». Guillaume voit que quelque chose se trame, appelle Moix, et de là démarre une collaboration. Mais pour sortir au cinéma un documentaire « hors-du-commun », à partir de toutes ces images, l’équipe a besoin de moyens. D’où le crowfunding. Il reste seulement une quinzaine de jours pour récolter plus de la moitié de la somme nécessaire pour le montage, alors on vous laisse le teaser, et le lien de la campagne : le projet est entre vos mains !




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