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Personal branding : 5 trucs pour se faire mousser à l’ère digitale

vous vous prenez pour un dieu

Faut-il en faire autant que Kanye West pour se faire repérer à l’ère digitale ? Quel est donc le secret des (soit-disant) milliers de cadres recrutés via Linkedin ? Bref : comment faire prospérer son personal branding ?

« Le personal branding est bien plus qu’une façon sexy pour parler d’e-réputation », revendique la coach Fadhila Brahimi. « C’est de l’inbound marketing appliqué à sa carrière ». Du quoi ?! Appelez ça « l’art de rendre son CV vivant », selon les mots de Peter Montoya, pionnier du personal branding avec son best-seller A brand called you (2003). 

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Pour autant, « l’idée n’est pas de se vendre… mais de se construire une bonne réputation », précise Fadhila Brahimi. Tiens, tiens, personal branding serait-il mal vu ? Effectivement : impossible d’obtenir des témoignages de cadres ou de DRH. En un mot : l’auto-branding, c’est comme le botox : ça saute aux yeux, mais personne n’en parle ».

New Deal

Le personal branding répond aux dernières évolutions des méthodes de recrutement : googlisation des candidats, balade sur leurs fils insta et twitter. Une réputation numérique est devenu incontournable. Il est même recommandé d’aller plus loin, car si vous êtes capable de créer des vidéos, des campagnes d’email sur LinkedIn, un beau site web ou un compte Snapchat « qui cartonne »… pour vous, vous pourrez le faire pour sa boîte.

Une marque pour se (dé)marquer

Que faire avant de se lancer dans la construction de sa « vitrine digitale » (blog, réseaux sociaux, youtube…) ?

D’abord se soumettre aux questions de bases que tout marketer doit se poser : quelle est ma valeur ajoutée (expertise, spécialité) ? Comment suis-vous perçu par mes collègues / concurrents ? Quels sont mes « SWOT » (le fameux tableau des forces, faiblesses, menaces et opportunités).

Ensuite, il ne vous reste plus qu’à désignez votre cible, à déterminer les influencers à atteindre, mais aussi à qui ressembler et qui copier ! Bref, le personal branding, c’est exactement comme si je vous vous présentiez aux élections !

Questions de méthode

Attention, pauvres naïfs, il ne s’agit pas de s’offrir un  relooking gadget façon Cristina Córdula (aka miss magnifyyyyque), mais de se construire une véritable vitrine digitale !

Première étape : un portrait photo professionnel pour ses images de profils en ligne. Eh oui, car, sur les réseaux, votre logo, c’est votre photo !

Deuxième étape indispensable : acheter un nom de domaine perso, associé à une adresse email, du genre prenom@nom.com. Quoiqu’un peu kitch, cette adresse mail personnalisée est au millenial ce que la carte de visite « Eggshell with Romalian type » était au Yuppy des années 90 !

Quant à votre site web, choisissez un thème de blog classe et surtout responsive (qui fonctionne sur smartphone).

Voici les 3 pilier d’un bon personal branding. Maintenant, il ne vous reste plus qu’à rédiger votre pitch et votre storytelling.

L’authenticité avant tout !

Mais pourquoi Geneviève de Fontenay porte-t-elle toujours ce même combo tailleur-chapeau noir et blanc ? Pourquoi Méluche a-t-il toujours la même cravate rouge nouée autour du cou ? Et pourquoi Mark Zuckerberg porte-t-il toujours le même T-shirt prizunic ? Parce que ces fringues sont le packaging de leur marque.

Dans son podcast I am selfcrafted – apprécié des millennial moms américaines – la coach Caz Gaddis définit votre dressing comme l’élément clé de votre com’ offline [comprendre : i.r.l ]. Son conseil : soyez dans la vie comme vous êtes sur instagram… et vice et versa. « C’est cela, l’image de marque ! », explique-t-elle.

Autrement dit, le personal branding exige de se choisir une ligne éditoriale, un style, un personnage à incarner. En s’assurant qu’il soit au plus près de votre personnalité… histoire de rester naturel et authentique.  Et voilà, le mot est lâché ! « Just be you ! », cette injonction punk née dans les 70’s est désormais le concept hype de la startup nation. La preuve : Chris Ducker, auteur de l’énorme best-seller Youpreneur (Ed. 4C Press, 2018), utilise la formule pour conclure ses conférences.

L’authenticité, c’est le mot clé de la génération Y. Jean-Laurent Cassely voit dans cette exigence d’authenticité, une idéologie potentiellement dominante dans les années à venir. 

Deux questions.

Avez-vous l’impression que Michel-Édouard Leclerc (Pdg des supermarchés éponymes) fait de la pub quand il passe au JT de TF1 pour présenter sa nouvelle stratégie pour rendre du pouvoir d’achat aux français ?

Avez-vous la désagréable sensation qu’Éric Fotorino (fondateur du 1 et de Zadig) fait son auto-promo quand il parle de l’avenir du papier sur France inter ? 

Non (enfin presque pas) ? Voilà la force de l’authenticité. 

Alors, oubliez la méthode Joachim Son-Forget, ex-député macroniste devenu célèbre en 48 heures grâce à des tweets délirants… à moins que vous ne soyez un crack en psychologie-cognitive : la science de la manipulation des foules. 

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Inspirez-vous plutôt de Steve Jobs, le seul PDG à être devenu une marque plus puissante que celle de son entreprise : fixez vous un objectif, choisissez-vous un col roulé, et persévérez !

Jacques Tiberi

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