La «melting-pop» de JAIN

Jain2(© Carcasse)

Elle a tout juste 23 ans, vient de sortir son premier EP ce 22 juin et a déjà fait les premières parties de Yodelice, GhostPoet ou encore Christine & The Queens. JAIN, jeune chanteuse de « melting-pop » sera sur la scène des Solidays ce samedi. Toute de noire et blanc vêtue, un sac du Congo à l’épaule « pour contraster avec le reste » et un petit tatouage au poignet qu’elle a dessiné avec ses sœurs, elle nous reçoit sur une péniche et nous en dit un peu plus sur son entrée dans le monde de la musique.

23 ans, déjà aux Solidays et un beau parcours derrière toi alors que tu viens de sortir ton premier EP. Comment as-tu commencé la musique : c’était quelque chose de prédestiné ou un joli hasard ?
Justement, ce qui est drôle, c’est que ce n’était pas quelque chose que je rêvais de faire quand j’étais petite. J’étais la seule de ma famille à ne pas faire de musique : mes deux grandes sœurs ont fait dix ans de chorale, mes parents écoutaient énormément de musique, allant des Beatles à Manu Chao, mais moi, je n’avais jamais commencé d’instrument. Quand j’ai eu 9 ans, on est parti vivre à Dubaï où j’ai commencé les percussions arabes. Je suis ensuite aller vivre au Congo et c’était un vrai contraste – surtout de passer d’un milieu riche et superficiel puis revenir à la musique de base. J’y ai fait énormément de découvertes comme la musique africaine, la culture soul et le blues et j’ai vraiment eu ce « coup de foudre » avec la musique si on veut !

C’est aussi ce qui t’as donné envie d’écrire ?
Oui, n’étant pas en France j’avais besoin de m’exprimer, de parler de mon ressenti, de gagner un peu plus confiance en moi. Je voulais écrire ce contraste, ce qui explique aussi ma tenue de scène noire et blanche. En fait, tout a été très vite : j’ai commencé à faire des chansons que j’ai posté sur Myspace. Ca a plutôt bien marché. Et puis d’une relation en commun, j’ai recontré Yodelice, qui est devenu mon producteur et grâce à lui j’ai pu faire mes premiers live. J’ai eu un tourneur par la suite qui a fait écouté à d’autres artistes, j’ai eu beaucoup de chance ! Et maintenant, j’enregistre mon premier album.

D’ailleurs pour revenir à ton EP, on a l’impression qu’il n’y a pas qu’un style. Plutôt deux types de chansons, comme Come un peu plus pop et assez légère, et d’autres avec beaucoup plus de rythmes. Tu définirais comment ta musique ?
M’enfermer dans un style musical, c’est justement ce que j’essaie d’éviter. J’ai donc essayé de mélanger un peu tout ce que j’aimais dans cet EP : ça reste de la pop, mais une « meling-pop ». Avec des influences plutôt hip-hop, soul, electro, blues, folk. Je veux pouvoir avoir le choix car dans chaque genre, il y a quelque chose de bien. (Ndlr : JAIN nous livre une playlist des musiques qui l’inspirent)

JAIN, ton pseudo, ça vient d’où ? Du jaïnisme ?
Non (rires), je suis loin d’être jainiste, ni même bouddhiste. En fait je suis très timide, et je n’avais pas dit à mes amis que je faisais de la musique car j’avais un peu peur de ce qu’ils allaient penser. Sous pseudo, c’était plus facile. Ca vient d’une phrase jainiste justement, « don’t be sorry if you loose and don’t be proud if you win », qui voulait bien dire que je n’avais rien à perdre : si ça ne plait pas tant pis et si ça plait tant mieux. Donc c’est devenu mon pseudo, et puis ça ressemble à mon vrai prénom, Jeanne.

Et pour la suite ? Des projets ? Des artistes avec qui tu rêverais de collaborer ?
Continuer à sortir des chansons. L’album est prêt là, il sortira en octobre. J’espère pouvoir avoir la chance d’en faire un deuxième. J’aimerais y mettre davantage de hip-hop, m’orienter un peu plus vers ce style, un peu plus urbain, ce qui constraste vraiment avec Come, qui était mon premier morceau, que j’ai écrit à 16 ans. Et puis, les artistes avec qui je rêverais de collaborer…. tous les grands rapeurs US par exemple, comme Joey Bada$$ !

                                                                                          Propos recueillis par Alice Froussard

HOPE, premier EP de JAIN sorti le 22 juin 2015

 

 




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