Giscard serait-il un génie de l’art conceptuel ?

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ImpressionDerrière l’homme d’état qui vient de souffler ses 90 bougies se cache l’auteur d’une œuvre conceptuelle majeure. C’est la proposition fantaisiste avancée par Catherine Aira et Yves Lepestipon dans leur docu, « Giscard le Grand Art ». Interview.

Giscard,​ artiste conceptuel ? Vous pouvez nous dire comment vous est venue cette idée ?
Catherine Aira et Yves Lepestipon : ​ Avec Giscard, on est en face d’un homme qui cherche à exprimer sa sensibilité et qui ne sait pas trop comment faire. Son oeuvre littéraire est tournée vers l’absurde et le ridicule. Il accède au sublime en modelant le réel et en provoquant le rire, les émotions ou simplement la stupéfaction. En ce sens, il nous propose une oeuvre d’avant garde propre à l’artiste contemporain. Lorsque l’on découvre son musée personnel dont il a lui même réalisé la scénographie, on est encore dans la démarche de l’artiste conceptuel. Il expose ses tee-shirt de sa campagne de 74,  » Giscard à la barre « , une tête de cerf signée VGE ou encore ses partitions d’accordéon ce qui dénonce nettement une ambition artistique.
Pensez vous que sans la politique, il serait devenu cet artiste ? 
Sans doute. Giscard avait en lui cette dimension souveraine qu’il l’a fait accéder au pouvoir, après ses études et une ascension dans les sphères politiques rapide. Même si ce n’était pas son rêve initial, ayant des intentions créatives inhérentes à sa sensibilité et sa fantaisie, il a pris la fonction. Ce qui est notable, c’est qu’il l’a modernisé et a donné à l’exercice du pouvoir une dimension de performances. Comment ne pas penser à la chaise vide de ses adieux de 81 qui s’inscrit dans la plus pure tradition du ready made.
Il est aussi ​derrière la création​ de Vulcania, un parc d’attractions​ !
Il a consacré une énergie considérable à la création de ce faux volcan dont il revendique la paternité. C’est une provocation du réel qui amène le public  à se poser des questions. Il a donc inventé un land art à grande échelle comme peu ont su et pu le faire.
Vous l’avez contacté pour lui parler de votreprojet
Nous lui avons écrit plusieurs courriers et il a fini par nous faire un retour assez étonnant par l’intermédiaire de sa secrétaire. Il ne désapprouve pas du tout notre démarche et il est même curieux du résultat, ce qui valide la cohérence de notre propos. On attend désormais de pouvoir lui montrer, avec impatience.
Entretien PIERRE ARDILLY
Le film sera présenté au festival F.A.M.E qui se tient à la Gaité Lyrique du 10 au 13 mars.



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