1 «Michael Jackson»
Pierric Bailly
On l’avait repéré avec «Polichinelle», le Jurassien à casquette. Mais on n’imaginait pas que, dès son deuxième roman, il deviendrait le leader de la jeune génération avec ce «Michael Jackson» d’une puissance inouïe. Au début, rien de neuf: une chronique estudiantine à Montpellier façon Ellis chez Loulou Nicollin. Puis le récit devient fou, comme l’amour. Les personnages changent d’identité (ou pas), les structures se superposent, Virenque et le Club Dial surgissent, et on passe dans la quatrième dimension et le porno. Juste génial. (P.O.L.).
2 David Grossman
«Une Femme fuyant l’annonce»
Partir pour mieux ne pas entendre la mauvaise nouvelle, celle de la mort d’un fils. Un chef d’œuvre intime et universel, signé du grand écrivain israélien. (Seuil).
3 Laura Kasishke
«Les Revenants»
Les histoires de morts-vivants ne se résument pas aux films de Romero. La preuve avec le roman goth-teen de l’Américaine et le «Repas de morts» de Dimitri Bortnikov. (Christian Bourgois).
4 Emmanuel Carrère
«Limonov»
Il fallait le talent de l’auteur de «l’Adversaire» pour nous passionner pour la vie de ce Ruskof, à la fois loser et génial, fascinant et «chelou». (P.O.L.).
5 Jonathan Franzen
«Freedom»
Surbuzzé, Franzen ? Certes, mais cette grande et passionnante épopée US contemporaine se lit comme on regarde les meilleures séries télé. (L’Olivier).
6 Leonardo Padura
«L’homme qui aimait les chiens»
Grande cuvée pour Métailié: si on a retenu cette fresque sur l’assassin de Trotski, on aurait pu aussi choisir les livres de Mia Couto ou John Burnside. (Métailié).
7 Alexis Jenni
«L’Art français de la guerre»
Avec cette évocation d’un demi-siècle de French touch guerrière, ce prof de SVT lyonnais récolte dès son premier roman le Goncourt. Mérité, en plus. (Gallimard).
8 Peter Handke
«La Nuit Morave»
Que serait le top 10 livres de «Technikart» sans le quota germanique ? Cette année, c’est l’Autrichien qui récolte les lauriers pour son style sublime. (Gallimard).
9 Don Winslow
«Savages»
Avec Big Don, polar rime avec pétards (comprenez marijuana et flingues), sous le soleil de Californie. Promis, cette littérature-là, c’est de la bonne. (Le Masque).
10 Céline Minard
«So Long, Luise»
La jeune littérature française assure, à l’image de ce roman d’amour fantasy – sans oublier «Un ange noir» de Beaune et «Brut» de Frioux. (Denoël).
Poubelloscope 2011
Christine Angot «Les Petits». Et si le plagiat de PPDA avait été lancé par Flammarion pour faire passer sous silence ce gros nanar ? (Flammarion).

