Phoenix, les french lovers de la pop

Phoenix_06-Sepia © Photo Emma Le Doyen Art direction studio mitsu_press

Depuis vingt ans, un irréductible groupe français résiste encore et toujours à ces envahisseurs, conciliant pop raffinée et succès mondial. Focus sur son excellent sixième album Ti Amo.

C’est devenu une manie chez Phoenix : ouvrir chaque album par un tube à fond les manettes. Après « Lisztomania » pour Wolfgang Amadeus Phoenix et « Entertainment » pour Bankrupt!, c’est « J-Boy » qui lance en fanfare Ti Amo. On grimpe aux rideaux dès le troisième titre, un « Tuttifrutti » qui enquille plus de cinq fruits et spaghettis, oscillant entre Prince et New Order, voire… George Michael. On n’a pas froid aux yeux, par ici. « Fior di Latte » maintient le cap (pêche et mélancolie) avant que « Lovelife » ne boucle la face A sur un air de vacances romaines.
De l’Italie, il y en aura aussi sur la face B. Après « Goodbye Soleil », qui peut rappeler leurs amis Daft Punk et Tellier, il faut filer tout en bas de la botte du disque, aux deux dernières chansons. « Via Veneto » rend fou, Nino Rota reprenant du service pour une fantaisie de Fellini. Quant à « Telefono », c’est une conversation secrète entre les Strokes et Lucio Battisti. Rome, ville ouverte ? Ti Amo, album à ne pas refermer.

LOUIS-HENRI DE LA ROCHEFOUCAULD

Technikart #213 juin 2017




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