« MOUNTAINS OF MADNESS » DE MAESTRO (TIGERSUSHI)

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Tout commence comme un mauvais rêve, avec une voix d’outre-tombe et quelques notes grondantes : Thriller Killer pose une ambiance, un ton. Le noir semble de rigueur, et les 5 minutes et 30 secondes de «Devils» confirment. Le duo franco-écossais (les grands Mark Kerr et Frédéric Soulard, géniaux en live) aime jouer avec ses machines, et avec nos limites, mais sans jamais s’en imposer. Pour preuve, War Zone, bande son d’une folie macabre, est un ovni saccadé qui donne le tournis, une charge fatale, avec un surprenant pont flirtant du côté de Fool’s Gold. Hein ? Oui, c’est le bordel. On ne s’était rendu compte de rien, mais Tigersushi a 15 ans. Quinze années de magnifique indépendance, menées par une volonté de faire la nique aux codes et aux modes, et ce premier album de maestro est à l’image de la maison. On passe d’une déviation punk crétine, I Love U, à un Darlin’ Celsa singeant Elli & Jacno sans aucune gêne. Le tout est un chouïa boursoufflé et indigeste par endroits, penseront les esprits chagrins ? N’étant pas de ceux-là, on s’en goinfrera sans se cacher.

Nico Prat




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