Paru dans Technikart n° 72
Top 10 des artistes nazes qui ont fait les plus beaux disques.
CHRIS BELL • « I AM THE COSMOS »
Son groupe (Big Star, avec Alex Chilton) aurait pu être les Beatles des 70’s et « I Am the Cosmos », son « Imagine ». Mais non : homo dépressif, catholique illuminé, héroïnomane suicidaire, la vie de Chris Bell fut un chemin de croix. « I am the Cosmos », sorti en 1992, sera sa rédemption… quatorze ans après sa mort.
GUY CLARK • « OLD #1 »
Quand on s’habille en jean, avec santiags et stetson, qu’on grattouille une guitare en pleurnichant des ballades de cow-boy, on ne cartonne pas autant que Janet Jackson. Guy Clark (comme Townes Van Zandt, Phil Ochs, Gram Parsons, Tim Hardin…) le prouve pourtant : quand ça sent le purin, c’est bien.
NITS • « HITS »
Ils ont des tronches à bosser chez Axa Assurances et logent dans un pays (les Pays-Bas) plus réputé pour son herbe que pour sa musique. Dommage : plus subtils que XTC, ce sont eux les Beatles du tournant 80’s-90’s.
THE BAND • « THE BAND »
Un groupe canadien sans nom (« le groupe »), sans chanteur (ils chantent tous), sans image (si ce n’est celle de chasseurs de castors). Et pourtant : des chansons magnifiques et des membres désignés comme apôtres par Jésus (Dylan) lui-même.
STEELY DAN • « GAUCHO »
Donald Fagen et Walter Becker, cloîtrés dans leur studio, voulaient élever le rock’n’roll dégénéré au rang d’art majeur. Des moines obsédés de texture sonore et de compos alambiquées : pas sexy mais bien génies.
MAZZY STAR • « SO TONIGHT THAT I MIGHT SEE »
C’était bien parti : chansons entêtantes, voix mystérieuse, chanteuse bonasse, influence Velvet… Mais Hope Sandoval et David Roback cultivaient un autisme contagieux, changeant progressivement l’auditeur en légume.
MATCHING MOLE • « MATCHING MOLE »
Après Soft Machine, Robert Wyatt, grosse barbe et pas encore en chaise roulante, joua dans un combo passé à la trappe : Matching Mole. Pop d’esthète jamais spectaculaire mais toujours lunaire.
THE ZOMBIES • « ODESSEY & ORACLE »
Dans la luxuriance pop des 60’s, mention aux Zombies. Trop aventureux pour les charts, trop raffiné pour les rockers, « Odessey and Oracle » fit un flop. De toute façon, le groupe s’était déjà séparé quand l’album est sorti (1968).
MARGO GURYAN • « TAKE A PICTURE »
Ses incroyables ballades ont eu plus de succès quand elles ont été reprises par Claudine Longet ou Marie Laforêt. Du coup, l’histoire a oublié la timide Margo, pas aussi sulfureuse que Nico ou Marianne Faithfull.
BILLY NICHOLLS • « WOULD YOU BELIEVE »
Un chef-d’œuvre oublié dans les placards 60’s. Billy avait pourtant tout pour réussir : pote des Small Faces, à peine majeur, déjà brillant. Mais « Would You Believe », fini en 1968, verra le jour en… 1999.
Son groupe (Big Star, avec Alex Chilton) aurait pu être les Beatles des 70’s et « I Am the Cosmos », son « Imagine ». Mais non : homo dépressif, catholique illuminé, héroïnomane suicidaire, la vie de Chris Bell fut un chemin de croix. « I am the Cosmos », sorti en 1992, sera sa rédemption… quatorze ans après sa mort.
GUY CLARK • « OLD #1 »
Quand on s’habille en jean, avec santiags et stetson, qu’on grattouille une guitare en pleurnichant des ballades de cow-boy, on ne cartonne pas autant que Janet Jackson. Guy Clark (comme Townes Van Zandt, Phil Ochs, Gram Parsons, Tim Hardin…) le prouve pourtant : quand ça sent le purin, c’est bien.
NITS • « HITS »
Ils ont des tronches à bosser chez Axa Assurances et logent dans un pays (les Pays-Bas) plus réputé pour son herbe que pour sa musique. Dommage : plus subtils que XTC, ce sont eux les Beatles du tournant 80’s-90’s.
THE BAND • « THE BAND »
Un groupe canadien sans nom (« le groupe »), sans chanteur (ils chantent tous), sans image (si ce n’est celle de chasseurs de castors). Et pourtant : des chansons magnifiques et des membres désignés comme apôtres par Jésus (Dylan) lui-même.
STEELY DAN • « GAUCHO »
Donald Fagen et Walter Becker, cloîtrés dans leur studio, voulaient élever le rock’n’roll dégénéré au rang d’art majeur. Des moines obsédés de texture sonore et de compos alambiquées : pas sexy mais bien génies.
MAZZY STAR • « SO TONIGHT THAT I MIGHT SEE »
C’était bien parti : chansons entêtantes, voix mystérieuse, chanteuse bonasse, influence Velvet… Mais Hope Sandoval et David Roback cultivaient un autisme contagieux, changeant progressivement l’auditeur en légume.
MATCHING MOLE • « MATCHING MOLE »
Après Soft Machine, Robert Wyatt, grosse barbe et pas encore en chaise roulante, joua dans un combo passé à la trappe : Matching Mole. Pop d’esthète jamais spectaculaire mais toujours lunaire.
THE ZOMBIES • « ODESSEY & ORACLE »
Dans la luxuriance pop des 60’s, mention aux Zombies. Trop aventureux pour les charts, trop raffiné pour les rockers, « Odessey and Oracle » fit un flop. De toute façon, le groupe s’était déjà séparé quand l’album est sorti (1968).
MARGO GURYAN • « TAKE A PICTURE »
Ses incroyables ballades ont eu plus de succès quand elles ont été reprises par Claudine Longet ou Marie Laforêt. Du coup, l’histoire a oublié la timide Margo, pas aussi sulfureuse que Nico ou Marianne Faithfull.
BILLY NICHOLLS • « WOULD YOU BELIEVE »
Un chef-d’œuvre oublié dans les placards 60’s. Billy avait pourtant tout pour réussir : pote des Small Faces, à peine majeur, déjà brillant. Mais « Would You Believe », fini en 1968, verra le jour en… 1999.

