Magazine Omnisonus, petit label devenu grand

Paru dans Technikart n° 9

Première française : une des cinq majors de l’industrie du disque choisit un label, jusqu’alors indépendant, pour devenir sa section musique électronique. Cette nouvelle pourrait, a priori, ne concerner que le landernau de l’industrie musicale.
Elle traduit cependant l’évolution rapide des mentalités face à une techno qualifiée il y a peu de « non-musique » par les professionnels de la profession. C’est le label Omnisonus que BMG a choisi : « Nous avons finalement plus de liberté en étant carrément intégré à une maison de disques qui a confiance en nous. Nous allons essayer de conserver le même état d’esprit en amenant les productions underground à un plus large public et en travaillant des choses plus accessibles mais qui demeurent défendables pour les spécialistes », affirme Cédric Azencoth, label manager. On jugera sur pièce.
Omnisonus, fondé en décembre 93, se voulait au départ un label capable de promouvoir une techno encore balbutiante. Deux de ses créateurs, Thierry Rueda et le sus-nommé Cédric Azencoth, avaient tâté des majors et savaient que s’il existait un marché pour la musique qu’ils aimaient, les circuits traditionnels n’étaient pas prêts à la prendre en charge. Très vite, ils se sont offerts des escapades dans les genres voisins, house (avec la création du label Apricot), transe, hardcore… Alors que la production s’étoffait et trouvait son ton – minimal, à mi-chemin entre Detroit et Chicago –, les signatures se multipliaient : côté américain, Optic Nerve (ex-Aux 88), Kenny Dixon Junior, Damon Wild ; coté français, Djul’z, Jérôme Pacman, Indus ou Philippe Anselm… Deux compilations sortent aujourd’hui regroupant le meilleur du label ainsi qu’une bonne moitié d’inédits symptomatiques de nombreux projets à venir.
« 3 years of techno explorations » (Omnisonus/BMG).
« 3 years of house explorations » (Apricot/BMG).



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