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The Knife, groupe de la semaine

Voir ailleurs ? Se défoncer ? Passer les frontières ? Si votre appétit de l’interdit aura du mal à se rassasier de Spring Breakers, troquez les bikinis légers du film d’Harmony Korine pour vous mettre un vrai trip du grand Nord transcendantal. Le dernier The Knife, duo suédois composé de Karin Dreijer Anderson (aka Fever Ray) et Olof Dreijer, est une soucoupe volante déposée en pleine taïga sous le soleil de minuit. Et ce, après sept années sans sortir d’album.

Déjà, une voix plus belle. Celle de Karin qui lâche un peu le grave de Fever Ray pour gagner en puissance (voir l’incompréhensible clip de A Tooth For an Eye). Puis, une batterie d’effets beaucoup plus fous que l’époque Heartbeats (des samples volés aux aliens, aux Incas, à Spielberg).

The Knife a toujours eu le talent de voir l’avenir. Et pourtant, nous parlons ici d’un groupe d’étranges nerds qui ont pendant longtemps décliné toute date de concert à but promotionnel et qui, en 2003, refusaient d’aller chercher leur Grammy de meilleur groupe pop suédois. Des opinions tranchées, un album radical. Renversant.

(Rabid Records).

Bastien Truchot

Yann Moix: «Comment j’ai raté Cinéman»

Dans «Technikart», Yann Moix, le réalisateur de «Cinéman», revient sur les mésaventures qui l’ont amené à signer l’un des pires films de l’histoire du cinéma français. Extraits.

Tu expliques que tu aurais dû écouter Benoît Poelvoorde, qui a refusé de jouer dans ton film, dès le début…
Maintenant, je sais qu’il avait raison et que le script était mauvais mais, à l’époque, je me prenais pour un petit génie du cinéma parce que j’avais fait quatre millions d’entrées pour un premier long et ce, même si je pense aujourd’hui que Podium n’est pas plus réussi que Cinéman.

Poelvoorde refuse finalement de faire le film et, sur le tournage, rien ne va…
Oui, j’étais en enfer, tout prenait l’eau, la plupart des gens étaient gênés. Le problème, c’est que j’étais seul avec Franck Dubosc et le coscénariste Olivier Dazat. Et pour ne rien arranger, personne ne s’entendait, des vrais gamins qui rendaient l’ambiance désastreuse. A un moment, par exemple, Dubosc s’amuse à dire: «Moteur !» à ma place pour une scène. Là, Pef bondit et s’exclame: «S’il redit encore une fois : “Moteur !”, je ne tourne plus le film.»

Au moment de la sortie, tu as assumé ?
Pas du tout. Quand le film sort après dix-huit mois de montage, je suis en train de déjeuner tout seul à l’Etoile de Montmartre. Il y a là des étudiants de la Fémis, qui est juste à côté. Une dizaine d’entre eux s’approchent et se foutent de ma gueule, tous ensemble, et j’encaisse tout ça, à la manière d’un Patrick Bouchitey dans la Meilleure Façon de marcher. Ils font des sketchs à côté de moi du style: «Je suis Yann Moix, le plus grand cinéaste de l’univers» avec la voix haut perché. J’avais honte, physiquement honte, une impression d’être enveloppée de merde, je n’osais plus sortir de chez moi.
L’intégralité de la confession de Yann Moix dans Technikart #171 (avril 2013) en kiosques.
Entretien Raphaël Turcat

Soirée cinéma Technikart !

Tous les premiers vendredis du mois, venez regarder et débattre de films sélectionnés par Technikart.

A l’initiative des propriétaires du cinéma les Trois Luxembourg, la rubrique ciné de Technikart vous convie à mater des films ET à en causer ensemble, dans un esprit de partage et de convivialité, tous les premiers vendredis du mois. 

En avril, ça tombe le 5, c’est à 19h30 et on commence avec ambition par un double programme consacré à notre sous-genre favori, le film de sous-marins: l’imposant «Das Boot» de Wolfgang Petersen (1981), avec son équipage allemand soumis aux délires hitlériens, et le suprême «USS Alabama» de feu Tony Scott (1995), avec Denzel (in)soumis au délire de Cap’tain Hackman.
Si vous avez déjà vu ces films sur grand écran, vous savez qu’il faut y retourner. Dans le cas contraire, eh bien, c’est votre chance, les cocos.
Vendredi 5 avril à 19h30. Les Trois Luxembourg: 67 rue Monsieur-le-Prince, 75006 Paris.
http://www.lestroisluxembourg.com/

14 € la nuit avec une boisson offerte.

Technikart rencontre Julian Assange

Technikart-171Un gourou à la dérive ? Un homme d’affaires âpre au gain ? Un cyber-terroriste ? Qui est vraiment Julian Assange, le charismatique leader de Wikileaks sous le coup d’un mandat d’arrêt Interpol depuis 28 mois ? Nous sommes allés lui rendre visite dans sa tanière londonienne. Enquête sur une icône radical-chic.

 

«Samsara», le film de l’hallu

Tour de force muet, «Samsara» sort mercredi prochain. Ron Fricke, son réalisateur, n’est pas le genre de cinéaste auquel on tire facilement les vers du nez. On a essayé. On a un peu échoué.

Cherchez bien, partout, sur le Net ou ailleurs, impossible de connaître la date de naissance de Ron Fricke. Cet homme n’a pas d’âge. Pas une coquetterie ou un gimmick pour poser sa légende, plutôt un signe de sa conception floutée du temps, très raccord avec une œuvre ciné dont le motif clé seraient ses fameux plans «time-lapse», des images distordant le temps avec un sens tuant de l’harmonie.

Poni Hoax: let’s dance sous les bombes

Moins hip mais plus fantastique: Poni Hoax déclare la guerre au surplace avec l’album «A State of War».

Vous arborez une petite moustache ou une barbe et portez des baskets chères ? Vous aimez vous livrer au petit jeu du «qui est hip, qui est out» ? Et vous pensez que le moment est venu de lâcher Poni Hoax. A leurs débuts, vous ne juriez pourtant que par eux. Ils avaient signé sur un label dans le vent (Tigersushi), se retrouvaient cooptés sur la compilation «International Fashion Show», ils étaient de la fresheur. C’était en 2006, vous étiez baba devant le blog «Hedi Slimane Diary», sirotiez des vodka-pomme dans ce nouveau club, le Paris Paris, vous veniez d’acheter la première compilation Kitsuné, et donc les deux singles de cet étrange quintet parisien, Poni Hoax.

Judd Apatow, c'est le divorce !

40 Ans: mode d’emploi

Comme vous, sans doute, on a été déçus par «40 Ans: mode d’emploi». Et si, malgré tout l’amour qu’on lui porte, Judd Apatow et nous, c’était... fini ?

On aurait pu lui écrire une lettre ouverte qu’il n’aurait jamais lue. Ou le faire par téléphone, mais ça paraissait trop cruel. Au lieu de ça, on a profité de sa présence à Paris en janvier dernier pour confronter Judd Apatow face à face, dans sa junket room du Bristol. Lui dire nos quatre vérités, et lui tendre en main propre les papiers du divorce. Judd, pourquoi on ne s’aime plus, toi et nous ? Quand as-tu arrêté de faire des efforts ? A quel moment a-t-on cessé de s’intéresser ? Comment en sommes-nous arrivés là, sérieux ?

 

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La rédaction Technikart

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