Technikart

Philippe Jaenada: «Cinq whisky, c'est ma dose»

A 48 ans, Philippe Jaenada ne se souvient pas avoir passé un jour sans boire depuis 28 ans, ce qui ne l'a pas empêché de publier sept romans. Les secrets de cette étonnante endurance littéraire et alcoolique, en complément de notre enquête «40 ans, toujours bourrés», actuellement en kiosques.

Alors Philippe, bourré un jour, bourré toujours ?

Je ne suis pas bourré tout le temps, ça non. En fait je bois tous les jours, mais à la même heure: je suis le fonctionnaire du bistrot. Je me lève le matin, j'écris toute la journée, puis je descends au bar en bas de chez moi de 19h00 à 20h30. Là, comme ça ne fait pas beaucoup de temps, j'enchaîne: cinq, six verres de whisky. Puis je remonte pour le dîner. C'est une forme d'alcoolisme apprivoisé.

D'où vient cette passion pour le bistrot ?
Le bistrot, c'est mon endroit préféré au monde depuis toujours. Tu me mets dans un bar et, d'un coup, je me sens normal. D'abord, parce qu'il y a de l'alcool. Ensuite, parce que je n'aime pas parler aux gens, mais dans les bars, si. On n'est pas obligé d'adopter une attitude particulière, on peut se mettre dans un coin et regarder son verre, ou rester dix minutes, personne ne te dira rien. Alors que dans un dîner, on ne peut pas se barrer, on est coincé. Là, je peux te dire que

Garorock: Marmande en ébullition

Garorock est le festival qui agite les eaux de la Garonne et des festivaliers depuis seize ans. Ludovic Larbodie, son directeur-fondateur, ouvre le livre-souvenir.

L'audience de Garorock a quasiment été multipliée par vingt en quinze ans. Comment évite-t-on une crise de croissance face à ce phénomène ?
Nous avons adapté les moyens au fur et à mesure des années puis, pour développer le festival, nous avons carrément changé de site et de date en 2012. Le plus important, c'est de garder notre ligne de conduite artistique sans tomber dans la facilité: rechercher l'exigence tout en mettant en avant des artistes découverte et régionaux de qualité, et une cohérence artistique sur les têtes d'affiches correspondant à notre couleur, c'est-à-dire pop, rock, électro et hip hop.

Quel est votre plus grand souvenir depuis 1997 et quel sera, pensez-vous, celui du Garorock de cette année ?
Le plus grand moment de Garorock est sans aucun doute la venue de Public Enemy et de Deftones en 2007. Pour cette année, mon plus beau souvenir sera la confirmation par les artistes et les festivaliers que la plaine de la Filhole est l'un des plus beaux sites de festivals en France. Artistiquement, j'ai hâte de voir Die Antwoord sur scène.

C'est quoi cet animal bizarre sur l'affiche ?
Nous souhaitions un personnage qui représente l'esprit de notre festival: sauvage, mystérieux, insaisissable mais aussi attachant.
Du 28 au 30 juin. Plaine de la Filhole. 47200 Marmande.
http://www.garorock.com

Fauve: en route pour (pas) la joie

Fauve est-il le nouveau Noir Désir ? C'est, sans déconner, la question que se posent certains à l'écoute du groupe parisien. Remettons les choses à l'endroit.

Si Fauve est l'héritier de Noir Désir, c'est bien fait pour Noir Désir. Je n'étais pas sensible au lyrisme de Cantat, son côté Bruce Springsteen chante Baudelaire, Joe Cocker joue au Che. Mais je voyais bien son charisme, j'entendais la puissance de certains morceaux. Fauve, c'est du flan.
Musicalement, c'est assez malin. Pas au niveau des textes. «Faut pas pleurer. Parce que ça va aller j'te le promets, ça va aller. Parce qu'on est de ceux qui guérissent, de ceux qui résistent, de ceux qui croient aux miracles.» Cantat en a écrit, des balourdises, mais jamais des niaiseries comme: «Il faut se dire des belles choses qu'on gardera pour plus tard, haut les cœurs, haut les cœurs.»
Les paroles de Fauve sont plus proches de celles de Saez (pour le côté «Je suis un révolté de la vie») ou Raphael (le romantisme fake) que de celles de Noir Désir. Au niveau de la musique, on est loin, dans un rayon pas éloigné (spoken word, post-rock, rap blanc) d'artistes vraiment scotchants comme

Technikart Juin en kiosques

technikart-173Le PSG, la saga Wildenstein, "The Bling Ring", des Ferrari à 89 €...

SUPER RICHES
(mais pour de faux !)

Comment survivre au dessus de ses moyens

- La fille qu’on aime: Adèle Exarchopoulos.
- L’apéro avec Elodie Frégé.
- Je travaille à Technikart, ça vous dérange ?
- Around midnight: toutes les fêtes où vous n’avez pas pu entrer.
- Kikekoi, l’agenda du mois dernier.
- Notre Festivalde SuperCannes.
- La nouvelle: «Artentat à Marseille !» par Cédric Fabre.

Ciné-club Technikart: les westerns modernes

Tous les premiers vendredis du mois, Technikart et les cinéma les Trois Luxembourg proposent deux films. Ce soir, c'est yeee-ah sur les westerns modernes.

Qui a dit que le western devait s'arrêter à la porte du XXe siècle ? Le «western moderne», avec chevaux, chapeaux mais aussi bagnoles 50's, jolies Texanes délurées et puits de pétrole dans le paysage, a inspiré plusieurs films géniaux, sur le clash mélo entre deux ways of life américains et deux idées du cinéma. Parmi eux, venez aux 3Lux (re)voir nos chouchous le Plus Sauvage d'entre tous et The Hi-lo Country, chefs-d'œuvre d'americana signés Martin Ritt et Stephen Frears. Une proposition qui ne se refuse pas.

LE 7 JUIN 2013  -  20h - CINEMA LES 3 LUXEMBOURG - 67, rue Monsieur Le Prince 75006 Paris.

14 € la nuit avec une boisson offerte.

Que reste-t-il de Cannes 2013 ?

Trente quatre ans plus tard, l’an 2047. Pour sa 40e édition, le quotidien «SuperCannes» poursuit son travail archéologique sur l’histoire du plus grand festival du monde, en soumettant le journaliste people Steven Schaller (fils de critique) à son impitoyable quizz mémoriel.

 

Steven, prêt ? On a choisi 2013, une année a priori pas trop difficile.
OK, let’s go, mais je n’étais pas né, hein. Je pense que je vais être super nul.

Panique sur le Kechiche !

«La Vie d’Adèle» de Kechiche, film d’avant-hier, d’hier et d’aujourd’hui. Ou comment un film voyage à Cannes, de la projo Lumière aux colonnes SuperCannes via un junket de la mort sur la terrasse Martini.

Bientôt la fin. Les victimes se comptent par dizaines, les clampins défilent dans le rétroviseur. On sent même que certains films tentent déjà de lutter contre l’oubli qui les charme de loin, comme dans notre hilarant Quizz cannois (à lire dans SuperCannes) sur les sélections plus ou moins pérennes de quand on n’était pas né.

A Cannes, il y a les films qui passent comme un pet sur une toile cirée, presque priés de s’en aller pour laisser la place au suivant. Et il y a ceux qui accrochent, collent aux rétines et restent coincés dans la bouche des festivaliers entre les copeaux de glaces Magnum