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Ciné-club Technikart: les westerns modernes

Tous les premiers vendredis du mois, Technikart et les cinéma les Trois Luxembourg proposent deux films. Ce soir, c'est yeee-ah sur les westerns modernes.

Qui a dit que le western devait s'arrêter à la porte du XXe siècle ? Le «western moderne», avec chevaux, chapeaux mais aussi bagnoles 50's, jolies Texanes délurées et puits de pétrole dans le paysage, a inspiré plusieurs films géniaux, sur le clash mélo entre deux ways of life américains et deux idées du cinéma. Parmi eux, venez aux 3Lux (re)voir nos chouchous le Plus Sauvage d'entre tous et The Hi-lo Country, chefs-d'œuvre d'americana signés Martin Ritt et Stephen Frears. Une proposition qui ne se refuse pas.

LE 7 JUIN 2013  -  20h - CINEMA LES 3 LUXEMBOURG - 67, rue Monsieur Le Prince 75006 Paris.

14 € la nuit avec une boisson offerte.

Que reste-t-il de Cannes 2013 ?

Trente quatre ans plus tard, l’an 2047. Pour sa 40e édition, le quotidien «SuperCannes» poursuit son travail archéologique sur l’histoire du plus grand festival du monde, en soumettant le journaliste people Steven Schaller (fils de critique) à son impitoyable quizz mémoriel.

 

Steven, prêt ? On a choisi 2013, une année a priori pas trop difficile.
OK, let’s go, mais je n’étais pas né, hein. Je pense que je vais être super nul.

Panique sur le Kechiche !

«La Vie d’Adèle» de Kechiche, film d’avant-hier, d’hier et d’aujourd’hui. Ou comment un film voyage à Cannes, de la projo Lumière aux colonnes SuperCannes via un junket de la mort sur la terrasse Martini.

Bientôt la fin. Les victimes se comptent par dizaines, les clampins défilent dans le rétroviseur. On sent même que certains films tentent déjà de lutter contre l’oubli qui les charme de loin, comme dans notre hilarant Quizz cannois (à lire dans SuperCannes) sur les sélections plus ou moins pérennes de quand on n’était pas né.

A Cannes, il y a les films qui passent comme un pet sur une toile cirée, presque priés de s’en aller pour laisser la place au suivant. Et il y a ceux qui accrochent, collent aux rétines et restent coincés dans la bouche des festivaliers entre les copeaux de glaces Magnum

L'imposture "Drive" révélée par "Only God Forgives"

Nicolas Winding Refn hué, le peuple cannois furibard, les tweets en surchauffe, Gosling refoulé à la frontière ! «Only God Forgives» a révélé l’imposture «Drive» de la plus éclatante des façons. On saura avoir le triomphe modeste.

Paradoxe cannois. Quand le public s’ennuie, il siffle. Mais quand le public siffle, on ne s’ennuie pas. Il aura fallu deux ans pour lever le malentendu Drive. Mais enfin ça y est, amis et ennemis lecteurs, tout est clair à présent. Refn est venu, le public a vu, Technikart a vaincu.

Rappel des faits. 2011, fin de Festival, il fait beau, il fait chaud, Sorrentino vient de se louper en (grande) beauté (This Must Be the Place) et c’est le polar clipounet de Nicolas Winding Refn qui emporte la mise (et la mise en scène) à sa place. Ryan Gosling

Sorrentino, la putain de classe

Derrière Sorrentino styliste surdoué, se cache Paolo, mélancolique aventureux et littéraire. «La Grande Bellezza» permet de raccrocher les deux sides d’un cinéaste impressionnant.

L'antéchrist est de retour. Le cinéaste furieux qui fait blémir les puristes et enrager les jansénistes a donc débarqué hier soir et relancé la guerre des tranchées. Rien que pour ça: merci Paolo. La Grande Bellezza s’est fait copieusement allumer dans un réflexe critique quasi pavlovien. Dans les Cahiers, on tirait dessus à boulet rouge avant de l’avoir vu, pendant que JML des Inrocks comparait le réal’ au «sparadrap du capitaine Haddock», le truc dont on se débarrasse jamais. Comme chaque fois, notre chouchou (et celui du chef Frémaux) se fait défoncer en tant que cinéaste de l’épate gratuite, de la virtuosité du vide. Un jongleur du néant qui ne fait qu’empiler ses effets pubs à des fins voyeuristes et vaines. C’est là qu’on s’insurge.

James Franco: «Voyager chez Faulkner, c’est comme aller à Disneyland»

Fini le poster boy. «As I Lay Dying» («Tandis que j'agonise»), adaptation arty et réussie de Faulkner, donne à James Franco un peu d'épaisseur. Enfin.

 

James, hier on parlait aux Coen de leur musical, «O'Brother». Et aujourd'hui, on retrouve dans «As I Lay Dying», Tim Blake Nelson, les forêts du Mississipi et la référence à Homère...
Mon film est quand même très différent du Coen, ne serait-ce que parce qu'il y a dans O'Brother beaucoup d'humour. As I Lay Dying, n'est pas une franche rigolade.

Il y a quand même ce plan final, limite farce. Et puis pour certains critiques, Faulkner, c'est marrant...
Je n'ai jamais compris ça. Je n'ai pas lu As I Lay Dying en me disant: «Putain, c'est hilarant.»

Guillaume Canet est-il un vrai gangster?

Film français invité en vedette «américaine» du Festival, le «Blood Ties» de Guillaume Canet ressemble à du Nicole Garcia shooté dans les décors du «Parrain 2». Beaucoup de paradoxes pour un seul film, non?

 

Quelque chose devait sérieusement chiffonner Guillaume Canet dans les Liens du sang, le polar de Jacques Maillot, pour qu’il décide d’en tourner un remake cinq ans à peine après avoir joué dedans. Quelque chose, mais quoi au juste ? Le script, la réal’, l’accent lyonnais, les moustaches ? Est-ce que cette histoire de frangins flics et voyous, liés par le sang mais séparés par la loi, ne fonctionnerait pas mieux, disons, à New York City ? Avec des stars (Clive Owen, Billy Crudup, Mila Kunis, Cotillard, Zoe Saldana, Matthias Schoenaerts) dans absolument TOUS les rôles ? Et puis, Blood Ties, comme titre, faut avouer que ça en jette un peu plus…

On rigole, mais il faut reconnaître qu’il y a une dimension agressivement nouveau riche dans la volonté du premier Canet

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