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Poni Hoax: let’s dance sous les bombes

Moins hip mais plus fantastique: Poni Hoax déclare la guerre au surplace avec l’album «A State of War».

Vous arborez une petite moustache ou une barbe et portez des baskets chères ? Vous aimez vous livrer au petit jeu du «qui est hip, qui est out» ? Et vous pensez que le moment est venu de lâcher Poni Hoax. A leurs débuts, vous ne juriez pourtant que par eux. Ils avaient signé sur un label dans le vent (Tigersushi), se retrouvaient cooptés sur la compilation «International Fashion Show», ils étaient de la fresheur. C’était en 2006, vous étiez baba devant le blog «Hedi Slimane Diary», sirotiez des vodka-pomme dans ce nouveau club, le Paris Paris, vous veniez d’acheter la première compilation Kitsuné, et donc les deux singles de cet étrange quintet parisien, Poni Hoax.

Il y avait «Budapest», avec son gimmick de synthé à rendre maboule, et «She’s on the Radio», où le chanteur nouvellement embauché, l’incroyable Nicolas Ker, racontait l’histoire d’un des gars du groupe – plaqué par Feist, à chaque fois qu’il se pointait dans un endroit, épicier arabe ou bar à dames, il entendait «Mushaboom» à la radio. La disco filtrée était enterrée, place à «Poni Hoax», hybride entre Gary Numan, Gun Club et Lords of The New Church – impossible de ne pas rallier cette nouvelle église.

 

 

Fresh ou pas fresh ?
Comme tous les hipsters, vous attendiez le deuxième album avec intérêt. «Image of Sigrid» (2008), dans la filiation d’Echo & The Bunnymen, enfonçait le clou d’une new wave portée sur le déclamatoire et la paranoïa. Et puis, fin des années 00, le Paris Paris fermait, la cocaïne chopait un arrière-goût de javel, chez Colette l’eau devenait de plus en plus onéreuse, vous perdiez de vue Poni Hoax, passiez à The xx ou Beach House, Poni Hoax quittant Tigersushi pour atterrir chez Columbia. Le transfert a échoué, et le quintet a finalement signé chez PanEuropean.
Seule la win vous excitant, ce couac a changé votre regard sur Poni Hoax, que vous zyeutez désormais comme une bande de vieux crevards. Avant sa sortie, vous l’avez décidé: leur nouvel album, «A State of War», n’est pas fresh, pas hip, sexy, in, hot, n’est pas pour vous et votre petite moustache. Et tant pis si «A State of War» est leur sommet.

Faire groover le héros Bowie
Nicolas Ker: «Je n’ai jamais été dans la hype. La hype est composée d’individus qui font ce qu’ils peuvent, c’est dur pour tout le monde.» Partout, c’est la guerre, le thème de «A State Of War», mais pas sa forme. Musicalement, c’est l’album le plus pop de Poni Hoax, le plus subtil et festif. Il y a encore des restes de new wave – Tears For Fears pour «Summerfalls», Ultravox pour l’impérial «Cities of the Red Dust» –, mais les principales influences sont désormais à chercher chez Bowie, le Bowie qui groove.

«“Lodger” ? C’est mon album favori de la trilogie berlinoise, déclare Ker. Et la première face de “Let’s Dance” est Sublime.» Il y a aussi du swing à la Talking Heads («“Speaking in Tongues” est un chef d’œuvre»), Talk Talk revisitant «la Ritournelle» («The Word»), du Doors qui mute electropop... Poni Hoax a passé l’âge d’être dans le buzz. Tant mieux: cet album mérite bien plus qu’un engouement de saison, bien plus que le soutien des petites moustaches. Les Poni Hoax sont des héros, et pas que pour un jour.
Poni Hoax, «A State of War» (PanEuropean).

Benoît Sabatier

Commentaires   

 
0 #2 clarisse 16-04-2013 13:53
Tout à fait d'accord avec votre analyse de ce premier album : C'est de la pop en dentelle, une évolution vers plus de légèreté et un sens mélodique toujours au top. Bravo à la Nicolas Ker's Team.
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0 #1 clm 22-03-2013 16:27
moi j'ai la moustache ms jsuis pas hipster! arrêtez vos clichés débiles!
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