Mardi 13 mars 2007

Je n’arrive pas à terminer ce journal.

« Wendy » c’est fini, je n’ai plus qu’à caler la musique que j’enregistre la semaine prochaine. Avec un nouveau musicien, quelqu’un qui m’a branché sur le net. Un vrai compositeur de musique de films, je suis enchanté de ce qu’il m’a fait écouter.

« Wendy » est terminé et je n’ai pas tenu de journal. J’en ai marre de raconter ma vie (enfin, un aspect de ma vie). Marre de cogiter, de me battre, d’étaler mes états d’âme. Mon avenir n’est guère rose. J’en ai assez de travailler avec les mêmes filles, celles de V.Com. Je ne parle pas de Mahé et Cecilia, qui ont été formidables. Mais l’écurie V.Com, j’en ai fait le tour. Sachez qu’Ana Martin nous a planté quelques heures avant le tournage de sa scène, remplacée au pied levé par Emy. Lady Margaux a décliné son rôle à quelques jours du tournage, ça faisait dix jours que je lui avais envoyé le scénario. Sidjey Collins l’a remplacée. Je devais partir faire du gonzo à Prague avec des Tchèques (enfin !), mais Max a finalement renoncé au projet (alors qu’il l’avait plannifié depuis longtemps). Je me demande s’il n’est pas en train, doucement mais sûrement, de mettre un terme à notre collaboration. Je voulais rebondir sur un projet avec Nomi, mais Max ne veut pas entendre parler d’elle – ça fait deux ans que je veux travailler avec elle, à chaque film je tanne Max pour qu’il accepte que je lui confie un rôle. Max me parle pourtant du gros film que je dois faire pour lui, « Deep », mais vu que Tiffany arrête sa carrière, je me retrouve sans actrice principale. Et le reste du casting est censé être tenu par des actrices V.Com. Au secours ! Je fais ce métier pour diriger de belles filles, je n’ai pas l’intention de ruiner mon scénario en engageant des nanas pas terribles. Et puis j’en ai marre que mon boulot ne soit pas plus reconnu que ça. Henri n’a toujours pas vu « le démon » et ça me fout les boules. Les Espagnols l’ont acheté du bout des lèvres, un prix minable. J’envisage sérieusement de partir tenter ma chance aux Etats-Unis. Là-bas au moins les hardeuses sont belles, désirables, sulfureuses. Mais ça, vous le savez aussi bien que moi.