Dimanche 8 octobre 2006

Jour J-8. Dans une semaine je serai à la veille de tourner. De tourner « le démon », ce film que je veux réaliser depuis cinq ans. C’est le premier scénario de film X que j’ai écrit et également celui dont j’ai été le plus satisfait. Je vais vous avouer un truc : c’est même le scénario dont je suis le plus fier de tous ceux que j’ai écrit, tous genres confondus – un comble. Autant vous dire que c’est quelque chose d’important pour moi, que j’engage ma vie là-dedans. Malheureusement, et c’est ce qui me pousse à reprendre mon travail introspectif avant même le commencement du tournage, ce qui au départ devait aboutir à un grand film, aujourd’hui je ne sais pas ce que ça va donner. Pourtant tout allait bien. Je veux dire, je devrais être content.

« Le démon » est un projet ambitieux. Un film auquel je tiens beaucoup et qui aurait pu ne jamais voir le jour sans le souhait de Max de me confier un nouveau projet. Ça remonte à juin dernier, quand Colmax m’a laissé tomber après m’avoir mené en bâteau pendant trois mois - le temps de faire deux gonzos dont le premier sort ce mois-ci sous le titre complètement idiot de « Week-end à Ibiza ». J’ai refilé le bébé à Max, en le réécrivant un peu. J’ai rajouté du cul, parce que Max en exige toujours plus. Ça lui a plu, à condition qu’Oksana interprète le rôle principal. Pas de problème en ce qui me concerne, même si le rôle de Val eut mieux convenu à Tiffany (à une époque, je voulais le proposer à Clara Morgane, mais Henri m’avait découragé). Pour le reste du casting, j’ai eu carte blanche, sauf que Max ne voulait pas entendre parler de Nomi et qu’Alyson Ray avait quitté le métier. J’ai pris Ramon Nomar, HPG avec lequel j’avais envie de bosser depuis un moment, Phil, Liza del Sierra, Michaël Cherrito (que j’ai dirigé dans « Ma nuit chez Eve »), Cynthia Lavigne et Mahé (que je ne connais pas mais qui m’avait été recommandée par John B.Root). Et pour m’épauler sur le tournage, j’ai fait appel à Holo, un copain assistant dans la merde, et dégoté Julius, un jeune ingé son Belge, vu que Mike me fait faux bond, préférant travailler pour la télévision française. Tout ça a commencé à s’organiser début septembre, en même temps que le montage de « Ma nuit chez Eve ». Il y a une semaine, j’étais en repérages techniques en Belgique. J’avais déjà visité le décor au début du mois d’août, dans la foulée du tournage de « Ma nuit chez Eve ».

Se faire défoncer toute la semaine

Cette fois-ci, le principe d’une lecture générale avec les comédiens était acquis. Nous avions calé la date depuis un moment ; tout le monde avait été prévenu ; les scénarios envoyés ; j’avais réservé une salle à la Maison des Auteurs ; bref, je voulais marquer le coup, que les gens se sentent réellement investis. Tu parles ! Evidemment, Tiffany ne pouvait pas être présente ; ensuite ce fut HPG. Tiffany est à Barcelone en ce moment, où a lieu un salon érotique. La manifestation se termine aujourd’hui, mais Tiffany reste une semaine de plus pour enchainer des scènes avec diverses compagnies – ils font ça chaque année, profitant de la présence sur place de nombreuses actrices, de l’Est notamment. Donc Tiffany va se faire défoncer toute la semaine, et rien ne garantit qu’elle arrivera à temps sur le tournage du « démon ». À l’origine, selon la première version du plan de travail, je devais commencer par une journée tranquille, avec seulement Phil et Oksana, de la comédie, ça m’aurait permis de souder leur couple et de démarrer à la coule, mais pour de stupides raisons (notamment la présence supposée de l’équipe du « Journal du Hard », qui finalement ne viendront pas), j’ai dû modifier le plan de travail. Du coup le premier jour (lundi 16) je me retrouve avec deux grosses scènes hard à faire, dont une avec Tiffany, la première de la journée qui plus est. Tiffany, qui sur « Eloge de la chair » était arrivée avec un jour de retard… Heureusement j’avais pu me retourner, mais ce ne sera pas le cas cette fois-ci. En outre, sur « Eloge », Tiffany n’avait qu’une seule scène hard sur cinq jours de tournage ; ce qui fait que la scène fut une franche réussite : Tiffany était gonflée à bloc (et la perspective de tourner avec Greg Centauro n’y fut pas pour rien). Ce n’est pas que mon avis : beaucoup de gens m’ont dit que c’était le sommet du film, avec ce qui se passe dans le salon entre Katy Caro, Tiffany Russo et Olivier Sanchez.

Un peu de naîveté et de tendresse

Au cas où ça vous aurait échappé, « Eloge » est passé hier soir sur Canal+, c’était la première diffusion. On l’a maté avec ma femme. Je vous avoue que ça m’a fait redescendre d’un cran - voire dégringoler de l’échelle toute entière. Hormis cette fameuse scène avec Tiffany, Greg et Phil, qui est réellement habitée, le reste du film est franchement moyen. Je considère finalement « Propriété privée » comme bien plus intéressant. « Eloge de la chair » ne raconte pas grand chose. Evidemment, les scènes de cul sont réussies, belles et fortes dans l’ensemble, et ni crades, ni gratuites. Parfois un peu mièvres cependant : j’ai l’impression que je cède de temps à autre à un romantisme béat un peu stupide. Impressionné sans doute par la beauté incandescente de certaines actrices et leur sexualité débridée. Je tâcherai de me corriger. Cela dit, quand on voit l’actu porno au « Journal du hard », comme hier soir, je ne suis pas mécontent d’apporter un peu de naïveté et de tendresse dans cet univers ravagé par l’outrance gonzo. Le gonzo tel qu’il existe aujourd’hui n’a selon moi aucun intérêt si ce n’est celui de témoigner d’un déréglement des fonctions cérébrales de pas mal de gens dans ce bizness – et par extension d’une partie du public. Tiffany ne partagerait pas forcément cette opinion, elle qui adore se faire démonter sur des tournages à trois balles. Cecilia non plus, qui il n’y a pas si longtemps a pleinement honoré toute une équipe de rugbymen dans un club libertin. Mais ça, ce n’était pas pour un film, c’était dans sa vie, ce qui n’a rien à voir. Dès lors que c’est pour les besoins d’un film, vous cessez d’être une femme, vous vous retrouvez dépossédée de tout libre-arbitre pour devenir un objet, un morceau de viande rémunéré. Cherchez le mec derrière (derrière quoi ? La fille, la caméra ou le carnet de chèques ?) et vous aurez l’explication. Avec Cecilia, il n’y a pas de mec derrière. C’est parce qu’elle en a envie qu’elle se livre aux niqueurs ; elle pourrait dire non ; les mecs qui font la queue pour la sauter, je suis sûr qu’ils n’en mènent pas large, impressionnés par sa furie, son ardeur sublime que j’ai eu le privilège de filmer ; bref, ils la respectent. Ce n’est pas le cas des hardeurs qui font du gonzo, qui eux sont obligés d’assurer, de faire la scène, et pour cela dépouillent leur partenaire féminine de toute identité : elle devient l’objet sexuel par excellence ; il ne reste plus qu’à lui juter dans la gueule après lui avoir comblé les orifices avec deux, trois, voire quatre membres turgescents. Mon rêve serait d’inverser les rôles : refiler des godes-ceinture aux filles, charger un mec au Viagra, et roule ma poule. Qu’ils connaissent eux aussi les affres de la défonce humiliatoire (merde, je crois bien que j’ai inventé un mot).

Il faut bien vivre

Donc la force d’ « Eloge », ce qui m’a valu des compliments, c’est la qualité des scènes de cul, et de fait leur intégration à une histoire, qu’elles résultent de relations intersubjectives, et soient soutenues par des sentiments : désir, jalousie, passion, provocation, etc. La direction d’acteurs n’est pas trop bâclée, la mise en scène est fluide et par moment inspirée même si en grande partie improvisée, mais l’image, nom de Dieu, ça reste quand même de la video pourrie à trois balles. Heureusement que je commence à cadrer pas trop mal et que j’arrive à saisir des instants de vie qui font que ça ressemble un peu à du cinéma. Et puis je suis malin, je mets de la musique par dessus et ça le fait. De la musique pas trop sotte. Que Canal compresse pour la diff, du coup mon mixage est totalement foireux, aucune pêche. Faudra que je fasse gaffe la prochaine fois. Alors quoi, je suis un putain de charlatan ? Il y a de ça, désolé. Je vous présente mes excuses. Il faut bien vivre, quoi. Bosser. Gagner sa croûte. Ecrire et réaliser, je ne sais rien faire d’autre.

Quant à mes relations avec les filles, cette soit-disant fascination que j’éprouverais à leur égard, j’en suis revenu. Apprendre un texte, jouer la comédie, s’intéresser au sens d’un film, elles s’en balancent. Quant à leur beauté, je le dis tout de suite, les Françaises c’est loin d’être le top. Peu de choix aujourd’hui, on se rabat sur les mêmes. Je sauve la face avec Suzie Diamond, une Slovaque absolument ravissante, qui sera au moins un élément de motivation lors de ce tournage. Holà, je vais encore me faire des ami(e)s. Mais c’est vrai que je suis las, vraiment très las. Je croyais mener un combat, en fait je suis une sorte de Don Quichotte ridicule. Je ne crois plus trop à cette histoire de faire du cinéma avec le porno. C’est tellement compliqué. J’en suis là à une semaine de tourner « le démon » qui est un vrai projet de cinéma. Comment vais-je m’en sortir ? Voilà un putain de suspense à trois balles, parce qu’à l’arrivée, il y aura toujours un film, un DVD, de la branlette à profusion.

Un cinglé citant Robespierre

Pour les mecs, en plus de Phil, HPG, Ramon et Michaël, je vais travailler avec Pierre, un pote à moi comédien, qui bosse régulièrement dans le théàtre, sur de vrais textes, de belles pièces, et que j’ai dirigé autrefois dans des court-métrages. Pierre relèvera le défi de jouer pour de vrai dans un porno, ce qui l’enchante. Pas de scène de sexe, bien sûr, mais un putain de texte. Pierre interprètera Victor Duchemin, un réalisateur cinglé, habité, une projection de moi en quelque sorte – enfin, y’a intérêt à ce qu’il soit plus marrant que moi. Coincé dans un fauteuil roulant, il dirigera son petit monde en vitupérant des conneries en permanence, citant Robespierre et gueulant « moteur » à tout bout de champ.

Si je ne merde pas trop la comédie, « le démon » sera un film complètement barré. Un film crépusculaire. Tout le monde est tué à la fin, par un meurtrier inconnu. Tout le monde, c’est l’équipe de tournage d’un film X, enfin, pas vraiment X, plutôt une sorte de série Z. Un genre de Jess Franco. Le film dans le film se passe en costumes, dans une époque indéterminée, mi-Lumières mi-Arsène Lupin, avec un dialogue très châtié. Comme accessoire rigolo, j’ai fait fabriquer par un copain sculpteur un phallus énorme, quarante centimètres de hauteur pour un diamètre de vingt-six, un vrai monstre, couleur bronze, légèrement incurvé, brillant, magnifique, que les filles caresseront nonchalamment.

L’histoire se déroule dans un château ; il y a la maîtresse de maison (jouée par Liza del Sierra) et ses deux filles (Tiffany et Suzie Diamond). Le père de Suzie Diamond (et donc mari de Liza), apprenti chaman, a été victime d’un sort qui l’a transformé en démon (j’ai fait fabriquer un masque, après moulage du visage de Phil, je ne sais pas encore ce que ça va donner). Depuis lors, il erre dans les environs en semant la terreur, à la recherche de jeunes filles vierges qu’il viole avec force grognements (à la suite de quoi les filles sont atteintes de démence) ; la clef de son salut c’est sa propre fille, Sybille (jouée par Lila qu’interprète Suzie Diamond), car seul l’amour d’une vierge pourra lui rendre son humanité, une vierge du même sang que le sien. J’ai choisi Suzie Diamond sur le site d’une agence de casting praguoise. À l’origine, je voulais travailler avec Claudia Rossi, que j’avais dirigée dans mon premier film, « Prague Experiment ». Cela aurait dû signer nos retrouvailles ; ça s’était très bien passé entre Claudia et moi ; mais Mlle Rossi a signé un contrat d’exclusivité juste au moment où je lui ai proposé le boulot. Pas de veine. Il faut dire que Claudia est une star maintenant, alors qu’il y a deux ans et demi, quand j’ai tourné « Prague », elle débutait ; toute fraîche, jolie comme un cœur, troublante à souhait. Je lui avais fait jouer une muette ; c’est une tactique que je réédite dans « le démon » : Suzie Diamond interprétera la sœur muette de Tiffany ; elle communiquera par télépathie avec elle et avec sa mère Samantha jouée par Liza del Sierra.

Une jeune vierge apeurée

Comme beaucoup de filles de l’Est, Suzie Diamond a un physique de mannequin : fine, gracieuse, élancée, cheveux noirs, yeux bleus, bref, ravissante. Et la réputation d’être sérieuse et professionnelle. Elle sera peut-être déçue par ce que je lui ferai faire au niveau du hard, mais bon, son personnage n’est pas le plus sexuel. Liza del Sierra au contraire jouera une parfaite bouffeuse de mecs, dont tous les hommes tombent amoureux, une insatiable qui aura droit à la seule DP du film. Je n’ai pas confié à Liza ce rôle pour la puissance de ses prestations sexuelles, mais parce que c’est une très bonne comédienne, qui m’a ravi dans « Ma nuit chez Eve ». Le problème, je m’en suis rendu compte en lisant le texte avec elle, c’est que si elle est douée en jeu « naturel », le langage châtié du film dans le film, ce sera une autre paire de manches. Le seul moyen d’obtenir quelque chose d’intéressant, et de poignant, c’est d’arriver à la faire jouer de façon théàtrâle, posée, solennelle, ce qui n’est pas gagné. Suzie Diamond jouera une jeune vierge apeurée qui ne connaît rien aux choses du sexe (sic), mais a très envie de les découvrir, ce que se propose de lui faire sa sœur Sonia interprétée par Tiffany, avant que ne survienne Dodo (Ramon Nomar, que j’ai dirigé dans mes gonzo à Ibiza et qui ne parle pas très bien français, mais qui est très content de venir, et très professionnel, voyez que je n’ai peur de rien). Dodo est l’ange blanc ; il est doté d’une puissance sexuelle hors-norme, bref, seule sa bite peut rendre leur santé mentale aux jeunes filles que le démon a possédé. Donc Dodo baisera tout le monde, mais sans éjaculer car il ne peut se permettre de dilapider son énergie.

Dans le film dans le film il est donc question d’inceste, de viol, d’initiation sexuelle. Et à la fin, a lieu une fête de fin de tournage. Deux filles du village d’à côté, qui ont épié le tournage, viennent pointer le bout de leur nez. Elles seront déniaisées par deux hardeurs tandis que Phil se tapera Liza, Tiffany et Oksana. Et à l’aube, massacre général : un inconnu tire sur tout le monde. C’est sans doute le père d’une des villageoises, sans que cela soit explicité. Oksana est la seule survivante. Oksana qui jouait Val, une jeune femme libre, héritière de fraiche date, qui débarque dans le château invitée par son propriétaire et producteur du film, en fait absent. Au fil des jours, Val/Oksana, d’abord surprise de tomber sur un tournage de cul, s’intègre à l’équipe, trouve tout le monde super sympa, tombe amoureuse de Phil et finit par devoir remplacer au pied levé Suzie Diamond, blessée par la chute d’un projecteur. Val va donc devoir s’improviser actrice et jouera une scène avec le démon, soit Phil, dont elle est un petit peu tombée amoureuse… Voyez le topo ? J’attends d’Oksana dans cette scène un mélange de honte, de peur et de désir. Coton, non ? J’ai travaillé le texte avec elle. Oksana est pleine de bonne volonté, elle n’est pas idiote, mais le challenge est difficile. Enfin, bon, tout ça c’est de l’ordre de l’intention, mais c’est sacrément relevé. Le tournage représentant à mes yeux, et aux yeux du personnage joué par Oksana de même qu’aux yeux des deux villageoises interprétées par Cynthia Lavigne et Mahé, une communauté libertaire soudée autour d’un projet créatif unique. Un des thèmes centraux du film est celui de l’utopie qui à mon sens n’est absolument pas un concept has-been. Le film aura des airs d’hymne à la liberté dans un contexte, incarné par le tueur de la fin, de plus en plus réactionnaire (songez à ce qui nous attend en 2007, entre ce petit Hitler de Sarkozy et Royal la catho-coincée). Bref, un film très à propos.

C’est en retouchant le scénario pour Max que j’ai eu l’idée des villageoises et du final macabre politiquement incorrect. Canal voulait aussi un peu d’exotisme, alors j’ai rajouté une ouverture en Guadeloupe, où s’est exilée Val/Oksana après la tuerie terminale. C’est là qu’on la découvre au début du film. Cette partie, je la tournerai en novembre. La partie dans le château se tournera du 16 au 22 octobre, dans un château à Mons (Belgique). Je suis très content du décor. Du casting aussi, finalement, même si je suis inquiet et que mes choix furent limités. Liza a imposé son petit ami sur le tournage. C’est comme si moi je venais avec femme et enfants. Ce que je pourrais me permettre, mais bon, je ne trouverais pas ça très sain pour l’efficacité du boulot. J’aime bien couper net. Déjà qu’aujourd’hui je suis à moitié parti, en tout cas dans ma tête, ce qui est parfois pénible pour ma femme – sans parler de ma libido à zéro. Mais c’est comme ça, et je crois qu’elle comprend, même si elle râle.

Ca vaudra son pesant de capotes

J’avais donc organisé une lecture, et elle s’est cassée la gueule. D’abord ce fut le forfait de Tiffany qui préfère se faire piner à la chaîne à Barcelone. Ensuite HPG, qui lui m’a prévenu de suite, il était désolé, il a une projection de son film en Suisse. Je pense que je vais très bien m’entendre avec lui. Il a l’air sérieux, intelligent, gentil. Je vais l’appeler demain et je tâcherai de le voir cette semaine (je vais sur Paris avant de filer sur Mons samedi). Et en dernier lieu ce fut Oksana, qui m’a appelé éplorée l’autre jour : c’est trop compliqué pour elle d’être à Paris le vendredi 13. Cette date, c’est Max qui me l’avait suggérée : le week-end, Oksana, Liza et Cecilia montaient en Belgique pour un salon à trente bornes du décor, donc c’était commode. J’ai obtempéré. Je le regrette maintenant, vu que c’est annulé. J’aurais dû faire cette lecture il y a trois semaines, si ça se trouve j’aurais réussi à réunir tout le monde. Mais bon, tant pis. C’est la vie, comme on dit. J’ai quand même vu séparément Liza, Oksana et Tiffany. Tiffany qui m’a fait un peu de musique pour « Ma nuit chez Eve », le petit film que j’ai tourné au mois d’août, avec Cecilia, et qui est réussi. Mis à part le son pourri. (Mais ça, c’est pas de ma faute). J’ai été agréablement surpris par ce que compose Tiffany, je m’attendais à de la soupe débile, et c’est pas mal (je le lui ai dit, ce qui l’a fait marrer). Par contre, elle ne m’a pas accordé grand chose sur « le démon », on a juste survolé deux séquences (un mec était présent chez elle et apparemment ça posait problème de lire le scénario en sa présence). Comme d’habitude, elle ne connaîtra pas son texte. Et en plus de ça, elle sera saturée de cul vu qu’elle aura bossé toute la semaine. Du coup, je ne sais pas trop ce qu’elle va donner (elle a quand même quatre scènes hard !). Niveau texte, je lui ai réservé quelques perles comme « les hommes ne manquent jamais d’excuses bidon pour profiter des femmes ». Ah ah ah. Ça dans la bouche de Tiffany Hopkins, ça vaudra son pesant de capotes.

Deux mots sur Oksana tout de même : gentille, bosseuse, pas chieuse. Jolie. Ça fait plus que deux, mais ça reste succinct. La suite nous en dira plus.

Jack Tyler