Après une carrière italienne dans l’industrie du sexe, Cindy Lee nous est revenue dans l’Hexagone pour embrasser une destinée plus « arty », posant notamment pour des photos de charme mais oeuvrant également comme danseuse nue dans des établissements nocturnes. Contre toute attente, Cindy se lance en 2001 dans la politique en se présentant aux municipales à Paris où elle conduit une liste nommée « Paris Plaisir ». Ambitieuse, elle crée en 2002 le Parti du Plaisir et tente de s’engager dans la course à l’Elysée. N’obtenant pas ses signatures, elle ne désespère pas et continue son action, poitrine en avant. Nous l’avons interviewée à quelques jours du dépôt des candidatures pour la prochaine présidentielle.
Technikart : Cindy Lee, comment vous est venu l’envie de vous engager et de créer le Parti du Plaisir ?
Cindy Lee : Tout cela a commencé en 2001. Disons que c’est une idée qui a germé entre plusieurs amis. Cette initiative devait avoir une durée déterminée, c'est-à-dire la durée d’une campagne, en l’occurrence les municipales. Et comme beaucoup de personnes nous ont rejoint et ont soutenu notre action, on a décidé de continuer et de créer ce mouvement. Pour que ce ne soit pas qu’une liste présente juste pour une élection.
Technikart : Comment fonctionne le Parti du Plaisir ?
Cindy Lee : Pour l’instant, il existe surtout pendant des élections. Hors élection, l’activité est beaucoup restreinte. Mais j’ai l’intention de le restructurer avec d’autres personnes, de l’agrandir et d’essayer de le faire vivre aussi en dehors des périodes électorales. Pour le moment, cette vie militante à temps partiel me permet de continuer d’avoir une activité en dehors. (Cindy Lee est également stripteaseuse, NDLR)
Technikart : Combien de personnes ont adhéré à votre Parti ?
Cindy Lee : La priorité n’était pas aux adhésions. Bien sûr j’ai des adhérents, dont certains sont là depuis 2002. Je le répète, la priorité n’était pas de récolter de l’argent. Cela aurait peut-être pu nous aider à financer des campagnes locales mais je n’en suis même pas sûre.
Technikart : Votre action n'est-elle pas qu'un coup médiatique ?
Cindy Lee : C’est sûr, c’est un coup pour peut-être influencer le monde de la politique. Maintenant, c’est aussi dans l’objectif de proposer des idées et faire en sorte qu’elles puissent être instaurées, si ça ne peut pas être par nous, que ces idées soient reprises par les grands candidats des partis traditionnels.
Technikart : Concernant les élections présidentielles, où en êtes vous ?
Cindy Lee : Il me manque énormément de signatures. C’est très difficile, quand on est une candidate décalée, d’obtenir le parrainage des élus, qui sont influencés par certaines pressions et par les élections qui vont suivre. Je doute fort de les avoir d’ici le 16 mars.
Technikart : Vous aviez proposé aux élus de faire un strip-tease en échange de leur signature, vous avez eu des réponses positives ?
Cindy Lee : C’était bien sûr une plaisanterie, ce n’est pas que je n’en suis pas capable mais c’était lancé un peu comme cela, en l’air. Les signatures que l’on m’a proposé, je ne les ai pas obtenues contre quelque chose en échange.
Technikart : C’était aussi une manière de faire de la provocation ?
Cindy Lee : Oui, c’était un peu de la provocation mais c’était aussi pour dire que j’étais prête à faire cela pour les avoir aussi. Certains sont capables de les acheter, moi j’étais prête à faire un strip-tease.
Technikart : Désormais, quels sont vos objectifs électoraux ?
Cindy Lee : On verra aux prochaines élections législatives, puisque je serai candidate, combien de pourcentage j’aurais exactement puisque l’on progresse un petit peu à chaque fois. L’objectif est, un jour, d’atteindre pourquoi pas les 10%.
Technikart : Quelle est l’attitude des hommes politiques à votre égard ?
Cindy Lee : Ils réagissent normalement à ma présence, en dehors des caméras. Certains m’apportent presque leur aide, me donnent des conseils mais dans le champ de la caméra, je dirais qu’ils gardent plus leurs distances, peut-être qu’ils ont peur d’être mêlés à un scandale ou décrédibilisés. Ils gardent une certaine distance, voire une certaine froideur.
Technikart : L’une de vos propositions, hormis des cours d’éducation sexuelle pour adultes mais aussi dès le collège, est la création d’un SAMU Sentimental, vous pouvez nous l’expliquer ?
Cindy Lee : C’est à l’image du SAMU social, ça pourrait être instauré comme un numéro vert. Cela concerne les personnes dans un état de déprime très important. Lors de la canicule, on a vu qu’il y avait beaucoup de personnes à l’écart, mais là ça ne concerne pas que les personnes âgées, ça concerne toutes les catégories d’âges. Ca serait une équipe constituée de psychologues et comédiens qui viendraient à domicile dès qu’on appellerait le SAMU sentimental.
Entretien : Sébastien Tronche
www.parti-du-plaisir.com










Vos commentaires
1. minotauro à posté lundi 19 mars 2007
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