15% DES «CAHIERS DU CINÉMA»
Dans «Peau de cochon», film expérimentalo-autobiographique, le chanteur refait le chemin de l’école à l’envers, caméra à l’épaule, ou commente longuement devant Thierry Jousse sa collection d’étrons, conservée dans des Tupperware. Seul élément intéressant de cette scène: la présence décorative de sa femme, Helena Noguerra, qui picore du raisin en arrière-plan.

+32% D’EDOUARD BAER
Avec son illustration super top décalée où l’auteur pose en slip vert et sous-pull mauve, le nouvel album de Philippe Katerine confirme l’opinion que l’on a de son auteur: ce mec est un dandy. Snob et pédant, il connaît la recette pour bénéficier d’une impunité médiatique totale: «Je suis une merde et je vous emmerde.» Mais avoir la classe donne-t-il vraiment tous les droits ?

+28% DE PIERRE BACHELET
Comme d’habitude, le meilleur morceau de l’album porte un titre chiffré: «78.2008». Mais il se révèle franchement inspiré par le célèbre «20 Ans» de Pierre Bachelet. Plus de chiffres pour plus de chiffre d’affaires ? Même chose concernant le morceau «100% VIP», qui renvoie directement à la variét’ populo-rigolote mais pas trop cérébrale de Patrick Juvet.

+25% DE BÉZU
En découvrant les chansons «Patati ! Patata !» ou «Après moi», le regretté Bézu, chanteur popu des années 80, doit être fier de son héritier. Mais lorsqu’il cède ainsi au comique pur et simple, Katerine perd tout son potentiel lyrique. Dommage, on préférait le poète loser à la Gainsbourg aux pouets-pouets façon Gotainer.

«ROBOTS APRÈS TOUT» (UNIVERSAL).