Fête Technikart Mademoiselle au Crazy Horse
En cette Journée de la Femme, Technikart Mademoiselle investit nuitamment le plus sexy des cabarets parisiens sous le signe du « straight » (c’est la couverture du magazine qui le dit. Après dans la « vraie vie », c’est pas toujours gagné…)

A l’entrée, l’intraitable Francis, un exemplaire en main et toujours impeccable dans la tenue, accueille courtoisement les invités, mais traque aussi les « incrusteurs ».

Il faut dire qu’il y a foule. Normal : qui dédaignerait un rinçage d’oeil mais aussi de gosier, le tout dans une bonne humeur débordante et contagieuse ? On rentre donc petit à petit, par groupe et sagement (pour l’instant).

Premier dans les rangs : de jeunes exubérants qui ne dédaignent pas de faner leur légendaire sex-appeal par une bonne vieille grimace.

Secondo les bad boys fashion sont dans la place. Voici la caution hip hop d’une soirée qui, si elle se veut réussie, se doit de mêler les genres et les humeurs ( Et c’est le cas !).

Les huiles de Tek ne tardent pas à arriver. Ici l’éditeur de Technikart Mademoiselle, Jean de Ribes, et sa rédactrice en chef, Nathalie Marchal.

Une intervieweuse guette les arrivants. En synchronicité, il semblerait qu’une brèche soit en train de s’ouvrir côté jardin vers la porte de sortie, oû s’engouffreraient pour faire leur nid quelques hirondelles bien connues des traiteurs parisiens...

Lionel de la Johnson que l’on ne présente plus : à coup de flair et de buzz, il a réussi à truster la plupart des spots valables de la nuit parisienne (Le Baron, le Paris Paris...)

Même Fantômas est venu. Tremblez humbles mortels ! En fait, il s’agit d’Emmanuel S qui vient de parachever récemment l’enregistrement de son second album par une bringue très arrosée au Saint.

Pierre Mathieu et son caméraman qui hantent sans relâche les nuits parisiennes pour « La Matinale » de Canal +.

Pascal Bories qui est LA caution-référence BCBG du magazine (son écharpe et son accompagnatrice le prouvent indéniablement)

Une journaliste multimédia de Libé et une amie qu’il ne faut pas déranger. En effet, en leur milieu, la pancarte stipule : « Accompagnied female guests must conduct themselves properly ». Compris ?

L’actrice Sarah Marshall, Alexis Pène et le styliste Jean Claude Jitrois. Ce dernier fut proche du fondateur du Crazy, Alain Bernardin, aujourd’hui disparu. Il créa pour l’annexe du cabaret à Las Vegas des vêtements en cuir stretch or et argent.

Titus, le vétéran des soirées parisiennes, toujours ultralooké dans l’inimaginable du dress code, fait ses salutations.

Emmanuel de Brantes va m’en vouloir longtemps pour ce cliché mais ce n’est pas grave : son rictus est so succesful...

Eric Dahan, le chroniqueur des « Nuits blanches » de Libé, a relaté la soirée dans son journal en concluant d’un sobre et solennel : « la France sera bientôt ingouvernable » !?!

« Chère amie, le troisième essai fut le bon, mais je me souviens toujours pas de votre prénom ! »

Avant le spectacle, les confrontations télévisuelles se perpétuent. Pour qui & quoi d’ailleurs ?

Les dessous chics de la précédente interlocutrice. Le mystère demeure.

Cette jeune fille était invitée par Francis et n’a d’ailleurs pas cessé de le dévorer de ses grands yeux.

Le voici : Francis en Monsieur Loyal annonce le show devant un public déjà passablement exalté. Les girls rentrent en scène quasi nues, affublées d’un bonnet à poil très « God save the queen ». Je brandis mon numérique quand une voix s’élève derrière moi : « Monsieur il est interdit de prendre des photos ». Tant pis : je me consolerai avec une triple vodka (mais pas vous).

Après le réconfort : l’effort. C’est au tour des pianistes d’entrer en scène. First but not fist : Bertrand Burgalat. Est-ce l’alcool ou les phéromones planant dans la salle suite à la contemplation de femmes fatales ? En tout cas, de joyeux huluberlus enreprennent de brailler à tort et à travers.

Le musicien s’adresse au public, disant que ce n’est pas grave, qu’il va s’en aller. En même tant, ça le fait bien marrer…

Ouhlala ça chauffe ! Mr Francis-Loyal remonte sur scène et enjoint aux jeunes galopins perturbateurs de baisser d’un ton.

Au tour de Sébastien Tellier. Lui a pris le pouls du public en arrivant en rampant sur scène. Quitte à en rajouter : t’en qu’à faire !

Le temps de stupéfaction passé, le chahut reprend malgré une prestation plutôt surréaliste de Tellier

Alors là : Francis n’est pas content du tout ! Il s’exclame : « Vous êtes nul, faites un peu de silence pour écouter les artistes, qu’ils s’expriment… ». Monsieur Loyal brandit son cigare phallique, tel une trique pour les méchants gosses qui foutent la pagaille.

Arrive Gonzales qui a patienté en coulisse avec JF Bizot à sucer des glacons. Attitude bravache : les cris et les sifflements redoublent…

Le maestro grimace : « Mais laissez moi un peu de pouvoir quand même ! ». Derrière moi une voix remarque : « Avant il ne le demandait pas, le pouvoir : il le prenait ». Quelques morceaux encore, et Gonzo quitte la scène, tiraillé entre énervement et satisfaction du scandale.

Les lumières se rallument. On découvre, assis au premier rang, Nicolas Rey et Frédéric Beigbeider.

Fred n’est pas au top de son look à son goût. Il entreprend de se recoiffer la tignasse.

Dieu gît dans le détail : il faut peaufiner encore toujours et sans cesse.

Portrait de l’écrivain Beig en bourracho ?

« Voilà : tu as mon portrait officiel… Bon.. Qu’est ce qui se passe maintenant… Il paraît qu’il y a un after au Baron ? » Work in progress…
Textes et photos Franck Chevalier










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