ALMINE RECH (GALERIE ALMINE RECH)
«J’AI TOUT VENDU AVANT LE VERNISSAGE»
«La force de l’artiste compte bien plus que l’adresse. Et nous ne sommes
quand même pas dans un quartier éloigné de tout ! Toutes les oeuvres de Mark Handforth, que j’ai présentées pour la rentrée, ont été vendues avant le vernissage. Et ce n’est pas la première fois que les pièces sont réservées depuis le départ d’Emmanuel Perrotin. La fréquentation des collectionneurs n’a pas diminué. Le seul problème, c’est la taille des espaces, mais la situation reste très positive.»
127 RUE DU CHEVALERET.
BRUNO DELAVALLADE (GALERIE PRAZ-DELAVALLADE)
«LA DYNAMIQUE EST TOUJOURS LÀ»
«L’important, c’est d’avoir de bons programmes. Vous en connaissez beaucoup des endroits où on peut voir en même temps Mark Handforth, Sam Durant, Clarisse Hahn, Robert Breer ou Roman Signer ? La dynamique est toujours là et pour l’avenir, rien à craindre. Emmanuel n’était pas le moteur du quartier, il en faisait simplement partie et n’a pas déménagé par insatisfaction. Cela dit, si on me proposait un grand espace dans le Marais pour 1 500 € par mois, j’hésiterais sûrement.»
28 RUE LOUISE-WEISS.
PHILIPPE JOUSSE (JOUSSE ENTREPRISE)
«SI PINAULT AVAIT OUVERT SA FONDATION À BOULOGNE…»
«Je regrette le départ de Perrotin, mais celui qui venait acheter des Maurizio Cattelan ici n’était pas forcément intéressé par mes artistes. Chaque galerie reste peut-être un peu plus dans sa bulle mais les collectionneurs sont au rendez-vous, Jean-Jacques Aillagon vient de passer… Si Pinault avait ouvert sa fondation à Boulogne, nous nous serions peut-être regroupés là-bas. Pour ma part, je vais ouvrir une antenne design moderne à Saint-Germain-des-Prés.»
24 & 34 RUE LOUISE-WEISS.
OLIVIER ANTOINE (ART: CONCEPT)
«IL NOUS FAUDRAIT PLUS D’ESPACE»
«Nous sommes entourés par le MK2, des théâtres, la Grande Bibliothèque: c’est un quartier culturel animé mais fragile, qui peut disparaître comme la Bastille. Pour l’instant, nous travaillons entre amis, et les collectionneurs répondent présents. Cela dit, la clientèle et les artistes sont ambitieux et, pour passer à la vitesse supérieure, il nous faudrait plus d’espace. Mais ce n’est apparemment pas la priorité de la mairie du XIIIe, surtout après les incendies des squats.»
16 RUE DUCHEFDELAVILLE.
Archives magazine
La rue Louise-Weiss est-elle toujours au top ?
Paru dans Technikart n° 96
EN JANVIER, EMMANUEL PERROTIN, LE GALERISTE DES STARS, QUITTAIT LA TRÈS BRANCHÉE RUE DU XIIIe ARRONDISSEMENT PARISIEN. ÇA A LAISSÉ UN VIDE ? RÉPONSES DE CEUX RESTÉS SUR PLACE.
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