XAVIER GANDON (responsable de la programmation chez Série Club): «Il y a encore cinq ans, des séries comme “Oz“ atterrissaient sur le câble. Aujourd'hui, c'est devenu un tel enjeu stratégique que les chaînes hertziennes ont passé des deals avec les majors et achètent toute la production. Les programmes HBO, qui passaient sur Jimmy, sont aujourd'hui raflés par Canal. Les prix grimpent en flèche et ça devient de plus en plus difficile pour les petits.»

SYLVIE DE LA ROCHEFOUCAULD (directrice de Jimmy): «On appartient au groupe Canal, on profite donc de leur puissance d’achat et on est tout à fait complémentaires. Jimmy peut débourser entre 13 000 et 25 000 €par épisode, ce qui est très peu par rapport à ce que les chaînes hertziennes dépensent. Mais comme Jimmy a toujours été une dénicheuse de séries, on ne participe donc pas à la bagarre des gros poissons. Ça me va très bien comme ça.»

JACQUES EXPERT (directeur des programmes de Paris Première): « Si nous ne faisions pas partie du groupe M6, il n’aurait pas été possible d’avoir “Nip/Tuck“. Mais on réussit quand même à trouver des séries plus spéciales et destinées au câble, comme “Scrubs“, que les grosses chaînes ne se risquent pas à programmer. Et puis les hertziennes testent parfois leurs séries sur leurs chaînes câblées avant de les lancer pour le grand public.»