OUI, IL Y EN A ENCORE POUR TOUTES LES BOURSES A la FIAC, on pourra acquérir un dessin du duo Mrzyk & Moriceau (150 € chez Air de Paris), une sérigraphie de Bruno Peinado (150 € à la galerie Multiples), une photo de Pierre Ardouvin (entre 400 et 800 € chez Valentin) ou de Julien Berthier (700 € à la galerie Valois) et des peintures abstraites d’Anthony Freestone (750 € à la Blanchisserie).

OUI, LE MARCHÉ PÈTE LA FORME Christie’s et Sotheby’s, les maisons de vente leaders du marché, ont doublé leur chiffre d'affaires depuis l'an dernier. Jeff Koons, Jean-Michel Basquiat ou Damien Hirst se sont taillés la part du lion avec vingt-deux enchères dépassant le million de dollars. Le Britannique Grayson Perry (l'homme ci-contre qui n'hésite pas à s'habiller en petite fille) a vendu, lui, une de ses célèbres poteries pour 79 000€. Mais le pompon revient au «Jim Beam J.B. Turner Train» (1986) de Koons, adjugé 3,9 M € chez Christie’s.

OUI, SI ON A LE NEZ CREUX Au début des années 90, des installations et des photos d'artistes inconnus, comme Liam Gillick ou Vanessa Beecroft, s'échangeaient entre 2 000 et 4 500 €. Dix ans plus tard, les oeuvres de ces superstars de l'art s'arrachent entre 35 000 et 60 000 €. Vous n'arriviez pas à prendre au sérieux les pièces gag de l’Italien Maurizio Cattelan, exposées et vendues à la galerie Emmanuel Perrotin en 1992 pour la modique somme de 400 € ? Dommage. L'an dernier, «La Nona Ora», sa fameuse sculpture d’un Jean Paul II écrasé par une météorite, a été adjugée 2,1 M€ chez Phillips.

PEUT-ÊTRE, EN PARIANT SUR UNE NOUVELLE TENDANCE Andy Warhol fut le premier à le faire passer de l’épicerie au musée et Keith Haring, de la rue à la galerie. A la fois créatif et bon marché, le graphisme pointe à nouveau le bout de son nez: des «artposters » des M/M aux peintures baroques et florales du New- Yorkais Ryan McGinness (galerie du Jour), il dépasse ses propres frontières. L'occasion de devenir un néo-collectionneur ?

FIAC: DU 6 AU10 OCTOBRE. PARIS EXPO. PORTE DE VERSAILLES. 75015 PARIS.